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CHAPITRE V. — CHAUFFAGE ET ASSAINISSEMENT DES PRISONS

le robinet jusqu'au bas des tuyaux de chauffage ; ils sont libres dans le caniveau qui sert de prise d'air aux cellules sur les galeries ; ils ont une longueur de 4 mètres et se prêtent facilement à toutes les dilatations et toutes les contractions qui peuvent se produire, sans qu'il puisse en résulter aucune altération des joints.

Les tuyaux de chauffage sont en fonte, à joints de caoutchouc ; ils sont logés dans des gaines placées, une dans chaque cellule, à Tangle vertical opposé aux sièges d*aisances ; ces tuyaux ont toute la hauteur des trois étages de cellules et traversent le plancher du premier et du deuxième étage ; ils sont terminés à la partie supérieure par une calotte qui porte un robinet à air et, dans le bas, par une bride recevant une plaque pleine en fonte sur laquelle sont taraudés les tuyaux d'arrivée de vapeur et de retour d'eau.

2825. L'air est introduit d*abord dans les galeries et subit un premier échauffement à son entrée au moyen de poêles à vapeur disposés aux extrémités des galeries, puis il pénètre dans chaque cellule par un canal horizontal placé sous le*sol de la cellule, débouchant d'une part dans la galerie et se rendant d'autre part au bas de la gatne verticale qui contient le tuyau de chauffage; cet air sort échauffé à la partie supérieure de la gatne, traverse diagonalement la cellule et sort par le siège d'aisances pour se rendre à la galerie d'évacuation et de la cheminée ; l'appel dans cette cheminée est fait au moyen d'une hélice mise en mouvement par une machine Farcot de quatre chevaux; cette machine est placée dans la cave à côté de la cheminée, elle est à détente, sans condensation, la détente pouvant d'ailleurs être supprimée, de façon à ce que la vapeur agisse à pleine pression et puisse en hiver être employée au chauffage après qu'elle a traversé la machine ; en été, au contraire, lorsque le chauffage sera suspendu, on utilisera toute la détente de la machine.

PrisoB cellulaire de ProTins.

2826. Cette prison est disposée de la même manière que la prison Mazas, mais elle ne renferme qu'un seul bâtiment, et 'seulement trente-neuf cellules. Les appareils de chauffage et de ventilation ont été construits par M. Grouvelle ; ils sont organisés en tous points comme dans la prison Mazas ; seulement la chaudière chauffe directement l'eau chaude d'hiver ; celle d'été est effectuée par un foyer d'appel spécial.

La surface des murailles est de 1059 mètres carrés, leur épaisseur PtcLiT. ni. 27

moyenne est de 0'",60; la surlace des vitres est de 107",50; la cheminée du calorifère a 0",31 de diamètre et s'élève de 5 mètres dans la cheminée d'appel, quia \8 mètres de hauteur, 1",06 de diamètre à la base et O^^GO à la partie supérieure.

M. Gentilhomme, architecte, ingénieur civil attaché à Tadministration des hospices de Paris, a été chargé en 1849, par M. le préfet du département de Seine-et-Marne, d'examiner les appareils, d'en mesurer les effets, et de donner son avis sur leur réception ou leur rejet. C'est du rapport de M. Gentilhomme que nous avons extrait ce qui suit.

2827. Observations des températures. — Ces observations ont été faites dans quatre cellules de chaque étage : la plus éloignée du départ du tuyau de circulation, la plus rapprochée de ce départ, et deux du milieu de chaque côté, nord et sud. Elles ont eu lieu du 15 mars au 6 avril. Les températures ont été relevées le matin, à midi et le soir.

Le chauffage était toujours suspendu pendant la nuit, et pourtant l'abaissement de la température pendant l'interruption du chauffage n'a jamais dépassé 0'',431 à cause de la grande quantité de chaleur renfermée dans les murs et dans l'eau chaude.

La température extérieure moyenne du jour pendant les expériences a été de 6 degrés; mais comme les nuits ont été très-froides, la température moyenne du jour et de la nuit a été beaucoup plus basse. Les déclarations du concierge de la prison, du gardien et de tous les prévenus sur la température pendant les jours les plus froids de l'hiver, sont unanimes et très-satisfaisantes ; quelques détenus se sont plaints de la chaleur, aucun du froid.

M. Gentilhomme observe avec raison que si le froid devenait excessif, il serait facile d'y pourvoir en prolongeant le chauffage au delà de sa durée ordinaire.

2828. Ventiluiion. — Les expériences de ventilation ont eu lieu sur les tuyaux de descente des cellules et dans la cheminée d'appel. Voici les résultats obtenus :

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