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CHAPITRE VI

Chauffage et assainissement des hospices et hôpitaux.

28S4. De tous les établissements publics, les hôpitaux sont ceux dans lesquels il est le plus important d'établir un bon système de chauffage et de ventilation ; ce n'est cependant que depuis un petit nombre d'années qu'on s'est occupé de celte question. Ordinairement les architectes se contentent de donner aux salles une grande hauteur, àTédifice une forme monumentale, de façon à donner aux salles une capacité de40à SO mètres cubes par lit, mais ne se préoccupent pas autrement des conditions sanitaires. La bonne tenue des hospices, la propreté qui y règne, signifient peu pour l'assainissement, et il suffit d'être entré le matin dans une salle non ventilée avant l'ouverture

2861. Les inconvénients de ce mode de chauffage et de la ventilation par les cendriers échappèrent à la commission chargée de recevoir les travaux de l'entrepreneur; mais on sait qu'en France, il arrive quelquefois que les commissions, ne pouvant consacrer assez de temps à Taccomplissement de leur mandat, se décident d'après l'examen ou l'opinion d'un seul de leurs membres.

Les résultats obtenus furent jugés suffisants par la commission chargée de la réception des appareils ; mais, d'un autre côté, une commission belge chargée, en 1845, d'examiner les différents systèmes de chauffage et de ventilation adoptés dans les édifices publics, en France, visita Charenton et donna, page 21 de son rapport, le résultat suivant de son examen :

« A Charenton, où ce système de ventilation est établi en grand « (l'appel par les cendriers des foyers), nous avons désiré consta- « ter sa puissance et ses bons effets, et nous avons pu nous con- « vaincre, par quelques expériences que nous avons faites avec la « flamme d'une bougie, que cette ventilation était complètement « irréguHère : sur cinq cellules dans lesquelles nous avons expéri- « mente, deux seulement faisaient appel, et les trois autres cellules « produisaient un effet contraire, c'est-à-dire que l'air des autres, « au lieu d'être aspiré par les orifices pratiqués dans les planchers, « arrivait avec assez de vitesse et formait ainsi des courants inverses c( de celui qui aurait dû-avoir lieu. »

2862. Les résultats trouvés par les délégués belges étaient faciles à prévoir. Comme nous l'avons déjà dit, l'idée de l'appej par les cendriers doit être rejetée partout, et particulièrement pour les hôpitaux, où l'abondance et la régularité dans la ventilation sont les premières conditions à remplir. Quant au chauffage à l'eau chaude, d'après des renseignements plus récents, il laisserait lui-même àCharenton beaucoup à désirer, et on n'obtiendrait même plus les résultats déjà évidemment insuffisants que constatait la Commission de 1845 dans son rapport si complètement défavorable.

Hôpital Beaujon.

Appareils de M. Du voir-Leblanc.

2863. Un pavillon de l'hôpital Beaujon a été aussi chauffé et ventilé par M. Duvoir-Leblanc. Les appareils sont disposés de la même manière que dans le projet présenté par le même entrepreneur pour la prison Mazas. projet qui a été rejeté, comm(» je l'ai déjà dit. Cette

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