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CHAPITRE YI. — CHAUFFAGE ET ASSAINISSEMENT DES HOPITAUX

Au second étage, les gatnes sud ont donné en moyenne 120"%66 avec une variation de 84 mètres cubes à 215"%20, et les gatnes nord ont fourni 138"%75, la variation allant de 76 mètres cubes à 201"%60.

Ces chiffres diffèrent, et parfois notablement, de ceux de M. Grassi. Les expériences de ce dernier ayant signalé de grandes inégalités d'un étage à Tautre et d'un point d'une salle à une autre, on a dû chercher à y remédier le plus possible par la manœuvre des registres. Il y avait donc de moins grandes inégalités, et déjà le volume total écoulé a diminué comme le faisait pressentir l'observation précédente. Pour le même côté des trois salles, il était chez M. Grassi de 4653 mètres cubes, et dans les expériences de MM. Trélat et H. Péligot,il se trouve déjà réduit à 3972 mètres cubes, quoiqu'on soit bien loin encore d'une répartition absolument régulière, laquelle est d'ailleurs impossible à obtenir au moyen de semblables gatnes.

En hiver, comme en été, l'air vicié sort toujours, du côté de l'appel, au niveau du plancher des salles.

2890. M. Grassi a cherché ensuite l'influence de l'ouverture des portes et des fenêtres sur la ventilation. Il a observé l'appel par le même orifice de la salle du rez-de-chaussée, quand la porte et les fenêtres étaient fermées et ensuite quand on ouvrait la porte d'entrée, ou les deux fenêtres adjacentes à l'orifice, les deux croisées en face, et les croisées du fond; il a trouvé pour les volumes d'air appelés dans ces différentes circonstances, 119 mètres; 134 ; 170 ; 169; 156. Ainsi l'ouverture des portes et des fenêtres modifie complètement la ventilation ; on en conçoit facilement la raison : l'air n'éprouve alors aucune résistance pour pénétrer dans la pièce.

2891. L'expérimentateur a constaté en outre que l'ouverture des croisées avait une grande influence sur le volume d'air neuf appelé par les orifices des poêles ; dans une série d'expériences faites sur les quatre poêles de la salle du rez-de-chaussée quand les portes et les fenêtres étaient fermées et quand deux croisées étaient ouvertes, le volume d'air appelé dans ce dernier cas était inférieur au premier de plus d'un sixième.

2892. Enfin M. Grassi a observé l'influence de l'ouverture des fenêtres d'une salle, sur la ventilation des autres salles, dont les portes et les fenêtres étaient fermées; et il a reconnu que cette influence était tout à fait insignifiante.

2893. Dans son ouvrage, le général Morin donne (pag. 459, 1. 1") les expériences qu'il a faites sur les poêles Duvoir, en 1861, pendant

le chauffage par conséquent, après, comme il le dit lui-même, avoir invité l'entrepreneur à mettre tout en état et à bien régler le chauffage et là ventilation. Les expériences ayant eu lieu sur les poêles dont on avait enlevé les couvercles grillagés ne représentent point rétat habituel des choses et il est impossible de supprimer ces grillages en service courant, les expériences ont porté sur le pavillon du milieu ; la température extérieure était de — o** et celle des salles de + iS\

Dans ces poêles, même débarrassés de leur couvercle, la quantité d'air fournie par ceux des extrémités de chaque salle est au rez-dechaussée les deux tiers environ de celle que donnent les poêles du milieu; au premier étage, un peu plus ; au second étage également, mais moins cependant qu'au premier.

. Cela tient au mode de prise d'air, la résistance est plus grande pour les poêles extrêmes qui prennent l'air dans la cave que pour ceux du milieu qui le prennent au mur de parement de leur étage.

Les températures étaient respectivement pour les. deux poêles placés l'un le plus près de la porte, l'autre le plus loin : au rez-dechaussée 2T et 34** ; au premier étage 25* et 32** et au second étage 26** et 33** ; ces différences, encore sensibles malgré les soins pris pour la circonstance, deviennent plus grandes habituellement les jours où Ton doit peu chauffer, le poêle du fond est très-chaud, tandis que celui de l'entrée est à peine tiède ; cela tient à ce que l'eau chaude qui vient des réservoirs placés dans la cheminée d'appel arrive plus directement aux poêles du fond; malgré les robinets de réglage, on n'a pas pu faire disparaître les différences de température entre les deux poêles extrêmes ; de sorte que la température est habituellement de 3** ou 4** plus élevée au fond des salles qu'à l'entrée.

Les volumes d'air fournis par chaque poêle présentent de grandes inégalités, comme cela a été constaté par les autres expérimentateurs ; on trouve par heure :

Au rez-de-chaussée 353™*^

Au !•' étage 278

Au 2« étage 313

La moyenne générale, donnée parle général Morin, est de 62 mètres cubes par lit et par heure. Ce nombre n'infirme en rien ceux trouvés par les autres expérimentateurs ; si on lui appliquait le coefficient de contraction relatif aux grilles supprimées, on trouverait un chiffre s'approchant de celui de M. Grassi.

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