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CHAPITRE VI. — CHAUFFAGE ET ASSAINISSEMENT DES HOPITAUX

iaiioD, on peut obtenir raccroissement d'une ventilation donnée, en supposant le cas où la machine exigerait d'être chauffée spécialement : dans ce cas assez rare, la dépense de combustible croîtrait sensiblement avec le travai), lequel augmente pour la ventilation mécanique comme le cube des volumes d'air insufflés dans les circonstances les plus défavorables : ainsi la dépense de combustible pour des ventilations par pulsion 2 fois, 3 fois plus grandes, serait 8 fois, 27 fois plus grande ; tandis que pour la ventilation par une cheminée d'appel, en supposant la température extérieure de 0"", la température intérieure de ^5'*, et celle de la cheminée d'appel de 30'', la hauteur de lu cheminée de 10 mètres, celle des pièces de S mètres, j'ai démontré (2388) que Ton ne pourrait augmenter Tappel que dans le rapport de 1 à 1 ,5S en portant la température de la cheminée à 273'', c'est-à-dire à celle qui produit le maximnm d'appel, et cela avec une dépense 14 fois plus grande. Les circonstances que j'ai supposées sont celles de l'hôpital Lariboisière^ pour la hauteur de la cheminée de M. Duvoir et pour l'élévation de la salle du second étage.

On voit que par l'appel, ou ne pourrait augmenter la ventilation que dans le rapport de 1 à 1 ,8S et cela avec une dépense presque double de celle qui permettrait de la doubler au moyen de la pulsion. On peut ajouter que l'empjoi de l'eau chaude ne permettrait en aucun cas d'obtenir la température de 273'' dans la cheminée, ce qui supposerait des pressions absolument inusitées en industrie et dont l'emploi constituerait un danger permanent et considérable.

2945. Expériences diverses sur le système de la pulsion à Lariboisière, — Des expériences comparatives ont été faites sur le système de la pulsion et celui de l'appel à Lariboisière ; nous avons déjà indiqué et discuté les résultats qui concernent ce dernier système ; nous allons exposer les résultats trouvés pour le premier.

2946. Il est juste de faire remarquer, avant tout, la différence de situation qui s'est produite, lors des expérimentations, entre les conditions de marche des deux installations : la maison Duvoir, après avoir monté son appareil à Lariboisière, était chargée, pour un prix déterminé par jour, de chauffer les trois pavillons de gauche pendant un assez grand nombre d'années ; d'après ce marché, elle n'avait pas à ventiler pendant l'été ; les agents et chauffeurs étaient tous employés de cette maison, soumis à ses ordres et à ses instructions.

La maison Farcot, au contraire, avait l'entreprise de la pulsion,

mais elle ne s'était chargée ni de la conduite ni de Tentretien des appareils, et les laissait, une fois terminés, à TAdministration de TAssistanee publique qui les faisait fonctionner par ses agents : un mécanicien-chauffeur et des aides. MM. Thomas et Laurens, n'étant entrepreneurs en aucune façon, n'avaient pas même été convoqués pourassister aux expériences d^ réception des travaux.

Ainsi du côté de l'appel les expériences ne pouvaient se faire à l'insu du constructeur qui, dans certains cas, était même prévenu de tout mettre en état. Il en était tout autrement du côté de la pulsion. Les auteurs du système ne furent présents à aucune des expériences, ils n'eurent pas à faire connaître les travaux complémentaires qu'ils désiraient, ni même à constater si on avait rempli les conditions normales dans lesquelles leurs appareils devaient être établis.

2947. 11 en résulte donc que les expériences relatives à l'appel ont été faites dans les conditions les plus favorables au système et qu'il n'en est pas de même pour la pulsion. C'est pourquoi on trouvera inutile de s'arrêter sur ce résultat d'expérience qui constate que le ventilateur ne prend au clocher qu'une quantité d'eau moindre que celle qu'il refoule ; on pourrait, en effet, faire cesser cet état de choses quand on le voudrait. Cette expérience devait simplement être faite une fois pour démontrer à l'Administration qu'il y avait lieu de clore la chambre des ventilateurs ; ce qui du reste a été fait plus tard.

2948. On a constaté aussi que les volumes d'air introduits ne sont pas les mêmes à tous les pavillons et à tous les poêles ; comme il y avait des valves pour régler les débits, il aurait fallu faire ces règlements qui auraient amené la répartition de l'air au degré désiré dans chaque salle avec une approximation impossible à atteindre par l'appel.

2949. On a signalé aussi des différences entre les volumes d'air refoulés et ceux que les poêles écoulent ; ces derniers ne sont pas cependant les seules voies par lesquelles l'air pénètre ; il y a en outre par salle trois autres ventouses dans le parquet ; en plus de ces voies d'accès réguUers, il y en a d'autres qu'une observation attentive aurait fait découvrir : ce sont les ouvertures accessoires; tels sont les joints longitudinaux et transversaux des plaques de fonte qui recouvrent les caniveaux dans toute la longueur des salles, les orifices ménagés dans ces plaques pour la manœuvre des robinets ; les soubassements des poêles qui ne sont pas reliés au plancher par un inutile joint hermétique ; enfin de toute la longueur des salles les

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