CHAPITRE VI. •— COAUPFAGE BT ASSAINISSEMENT DES HOPITAUX
ô"" Chauffer à 15% pendant 12 heures, huit salles affectées aux bureaux dont la capacité est de 681
Total d5032 »'.
3004. Le chauffage établi par M. Grouvelle, était obtenu au moyen de deux chaudières à vapeur, Tune de 32 mètres, de surface de chauffe ; Tautre de 24 mètres, établies dans le sous-sol de Tescalier central, la petite chaudière servant au service d'été, et servant en hiver soit comme rechange, soit comme complément de la grande ; Feau de retour servait à Talimentation des chaudières ; le tuyau de fumée en tôle émaillée de O^'ySO de diamètre passe dans Taxe d'une cheminée ventilatoire qui a 3""'', 60 de section. La distribution de la vapeur était faite au moyen de tuyaux de cuivre ou de fer étamé ; les tuyaux de retour à pente régulière, marchant parallèlement à ceux de vapeur, ramenaient Teau condensée aux chaudières. Le chauffage se faisait au moyen de poêles placés dans les salles et d'autres poêles placés dans les gaines d'arrivée de l'air neuf. Les poêles à eau étaient chauffés au moyen d'un serpentin de vapeur placé dans l'intérieur ; la température de l'eau était de 105** environ; ils étaient timbrés à deux atmosphères, leur surface de chauffe variait de 2 à 7 mètres carrés suivant les dimensions des salles. Les poêles des gaines avaient 3""',40 de surface de chauffe.
3005. L'installation de M. Grouvelle a fonctionné jusqu'en 1875 ; les inconvénients qu'on a reprochés à cette installation sont les suivants :
r Emploi d'un intermédiaire pour transmettre la chaleur de la vapeur à l'air ;
2*" Fuites dues à la présence de l'eau sous pression dans les poêles ;
y Danger de rupture ; si le remplissage est complet, la dilatation du liquide suffit pour la produire ;
4** Arrêt de chauffage provoqué par les fuites : le niveau de l'eau diminuant, le serpentin de vapeur traversant les poêles de chauffage ne plonge plus dans le liquide, la condensation de la vapeur diminue et le chauffage cesse peu à peu, à mesure que le niveau de l'eau s'abaisse ; à cet égard, il est bon de remarquer que cet inconvénient n!existait pas dans le cas des poêles Thomas et Laurens à Lariboisière, pour lesquels le chauffage se faisait par le socle de l'appareil.
5* Les conduites de vapeur placées dans l'épaisseur du plancher
500 LIVBB XV. — CQAUFFAGE ET VENTILATION DES LIEUX BABITtS.
n'avaient pas une pente suffisante; l*eau de condensation s'écoulait lentement ou séjournait dans les tuyaux de circulation lorsque les effets de dilatation ou de contraction arrivaient à produire une contre-pente. A la mise en marche, la vapeur chassait cette eau qui engorge les tuyaux^ et il en résultait des claquements et des trépidations qui effrayaient les malades et provoquaient des fuites dans les conduites. En hiver, dans les parties non chauffées, la gelée faisait rompre les tuyaux.
Q"* Poêles greffés verticalement sur les conduites horizontales : les circulations horizontales d'une grande longueur se dilataient considérablement. Au bout de peu de temps, les appareils de dilatation ne fonctionnaient plus, et comme les poêles étaient fixés au sol des salles et reliés en même temps à une circulation mobile, il en résultait une tension incessante autour des points d'attache. Cette tension était une cause permanente de détérioration et de fuites.
3006. Les dispositions adoptées par MM. Geneste et Herscher en 1875, sont les suivantes :
Les chaudières ont été remplacées par deux chaudières système Hediard (1332), l'une présentant 30 mètres carrés de surface de chauffe et un volume total de 1"'%75, l'autre a un volume de 10"%15 avec une surface de chauffe de iO'^'* ; elles fonctionnent habituellement à deux atmosphères, mais on peut les faire fonctionner à quatre atmosphères afin de leur permettre d'actionner une machine qui produit la ventilation des pavillons extrêmes ; Talimentation des chaudières est continue; elle est obtenue au moyen d'un régulateur d'alimentation et d'une bouteille alimentaire qu'on remplit à intervalles au moyen d'un récipient supérieur; les retours d'eau sont employés à l'alimentation, ce qui rend les incrustations très-faibles. Le faible volume d'eau de ces chaudières permet un chauffage rapide.
La vapeur qui sert au chauffage est distribuée par une conduite principale venant des générateurs et s'élevant à la partie la plus élevée des combles, où elle se divise en deux canalisations horizontales suivant le faite de l'édifice ; de ces canalisations descendent des tuyaux verticaux ou qui se contournent suivant les besoins poiu* aUmenter les poêles. Des tuyaux de retour verticaux ou contournés comme les précédents, suivant les besoins, partent des poêles et descendent jusqu'aux caves où ils viennent se brancher sur une conduite de retour qui ramène les eaux condensées dans un récipient,- d'où elles sont reprises pour être employées à l'alimentation.