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CHAPITRE VI. — CHAUFFAGE ET ASSAINISSEMENT DES HOPITAUX

^uel^ucs autre* Mèpttevx de Parla.

3000. On a tenté, en 1855, de faire quelques applications partielles de la ventilation par pulsion dans certains hôpitaux de Paris, mais dans des conditions peu propres au succès. Une Compagnie qui s'était formée pour entreprendre la ventilation par appel en se servant d'une vis pneumatique, ou ventilateur à hélice, du docteur belge van Hecke, obtint de l'Administration de l'Assistance publique de faire l'essai par pulsion du même appareil à l'un des pavillons de Beaujon et plus tard à l'un des pavillons de Necker. A Beaiyon on avait d'abord étabU un ventilateur aspirant dans la cheminée d*appel ; ensuite,on appliqua un appareil pour la puIsion.La Compagnie obtint, en outre, du ministre de l'Intérieur, la ventilation et le chauffage de l'asile des convalescents du Yésinet. Tous ces appareils ont disparu depuis longtemps. L'appareil van Hecke n'a pas reçu d'autres applications que celles-là, et la compagnie formée pour son exploitation a Uquidé peu après ces installations.

Dans les établissements que nous venons d'indiquer, l'air de ventilation était injecté par un ventilateur à hélice de construction particulière et le chauffage opéré par des calorifères ordinaires à air chaud.

3001 . Les résultats, comme ventilation, ne furent guère favorables, à cause du peu de pression que donnait l'appareil et de son faible rendement. Dans certaine publication, on semble attribuer ces résultats au système de la pulsion lui-même, tandis que la faiblesse des effets produits provenait de l'impuissance du ventilateur van Hecke* En effet, le perfectionnement que ce docteur croyait avoir apporté au dispositif connu des ventilateurs à hélice, consistait uniquement à rendre les ailes flexibles, élastiques et mobiles, afin de leur permettre de prendre d'elles-mêmes pendant la marche, les inclinaisons les plus favorables I L'expérience a prouvé, comme cela était facile à prévoir, que ce ventilateur donnait, au contraire, un certain rendement quand les ailes en avaient été rendues fixes et rigides.

3002. Le D' Yan Hecke proposait depuis 1849, en Belgique^ d'effectuer la ventilation des lieux habités à l'aide de la vis pneumatique, ou ventilateur à hélice, placé dans une cheminée d'évacuation, de manière à entraîner l'air vicié par aspiration ou appel. Le moteur de la vis était un contre-poids. C'est avec cet appareil que le docteur van Hecke avait essayé de ventiler l'une des salles du Péclbt. m. 32

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Cercle du Commerce à Bruxelles. En 1852, il établit sa machine aspirante à la prison cellulaire des Petits-Carmes à Bruxelles. L'usage ayant montré que Textraction de Tair vicié était presque nulle dans la majeure partie des cellules, on cessa de se servir de l'appareil.

Dans tous les essais que le docteur van Hecke avait tentés avant 18S5, c'était toujours par aspiration ou appel qu'il cherchait à fonctionner. Les essais par pulsion avec la machine de cet inventeur n'ayant pas eu de consécration pratique, nous croyons inutile d'entrer dans la discussion des expériences qui ont été faites à ce sujet.

H6pltal militaire de TlacenMes.

3003. Cet hôpital se compose de trois corps de bâtiments principaux : une partie centrale formant façade et comprenant les bureaux, les logements, les magasins et la chapelle ; deux ailes, parallèles entre elles, affectées en majeure partie aux salles des malades et renfermant en outre, les services accessoires de l'hôpital, tels que les logements des sœurs, la cuisine, etc. ; dans Taile droite est la pharmacie, la tisanerie, les bains, etc., les casernements dans l'aile gauche. La chapelle et l'aile droite sont chauffées par des calorifères à air chaud ; les bureaux et toute l'aile gauche sont chauffés par la vapeur.

Les premiers appareils établis par M. Grouvelle, après un concours ouvert en 1857, sont décrits dans un mémoire du commandant Benoit dont on retrouve un extrait dans les études sur la ventilation du général Morin. Depuis, des transformations importantes ont été apportées aux dispositions primitives, et elles ont été exécutées par la maison Geneste et Herscher. Le programme proposé là cette époque et qui n*a pas été modifié était le suivant :

l"" Maintenir à 15'', jour et nuit, 20 salles des malades représentant un cube total de 10255 '*\

^ Chauffer à 15% pendant 12 heures, 10 pièces dont la capacité totale est 528

y Chauffer à 12"*, dix autres pièces dont la capacité totale est de 800

4"" Chauffer à 10*, nuit et jour, les trois cages d'escaier dont la capacité est de 2866

5'' Chauffer à 15% pendant 12 heures, deux salles de h pharmacie, représentant un volume de 202

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