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CHAPITRE VI. — CHAUFFAGE ET ASSAINISSEMENT DES HOPITAUX

sions de tuyaux isolés ; il ne parait pas que ces explosions aient correspondu à un chauffage, exagéré car, dans deux cas, le thermomètre ne montait qu'à 80"* dans la chambre des tuyaux; dans d'autres cas, Texplosion a eu lieu par la négligence du chauffeur ; dans Tun d*eux la température de Tair chaud s'était élevée à 140"^. Ce système nous parait, en effet, inférieur comme emploi et surtout comme sécurité au système de Perkins à circulation avec vase d'expansion.

3033. Hôpital communal de Copenhague. — Cet hôpital est formé de deux grands corps de bâtiments parallèles à trois étages réunis par deux ailes qui forment une grande cour centrale et deux cours latérales, la partie du milieu des longs corps de bâtiments est occupée par les bureaux, les salles d'opération, la cuisine, etc. ; les quatre extrémités de ces deux bâtiments reçoivent les malades aux trois étages avec séparation des sexes; les fenêtres sont au sud-est; le côté nord-ouest des bâtiments est occupé par de larges couloirs.

Le bâtiment des machines est dans Taxe du monument et derrière ; à une certaine distance du bâtiment et en retraite du bâtiment des machines sont deux pavillons isolés, l'un divisé en cellules pour les aliénés et l'autre servant pour les maladies épidémiques.

L'édifice contient 800 Uts répartis en 60 salles de malades complètement indépendantes et renfermant chacune 10 lits, 12 salles à 5 Uts, 27 chambres à 2 Uts et 41 chambres particulières. Pour la ventilation, l'air est amené dans chaque salle par des caniveaux placés sous le plancher ayant 2''"'%75 de section et qui aboutissent à des poêles-calorifères chauffés au coke ; l'évacuation fie l'air vicié se fait dans les grandes salles par trois bouches d'appel de 0'^"'>,5 de section au plafond, et des fentes ayant 0'",03 de hauteur sur 0"',25 de large placées derrière chaque Ut ; de là l'air se rend dans des gaines verticales en maçonnerie qui communiquent avec les grandes artères de la ventilation placées sous les combles ; ces artères ont i'"'' dans leur plus grande section ; l'air est repris par deux puits maçonnés dans la cour d'où il se rend, par un canal souterrain ayant l'^yôO de diamètre, au bâtiment de la machine. Là, deux ventilateurs à force centrifuge mettent l'air en circulation ; l'évacuation de l'air s'élève à 77 mètres cubes par heure et par malade ; les lieux d'aisances sont ventilés par un appel d'air fait sous le siège.

3034. Hôpital militaire d'Ouîazdowo à Varsovie. — Le chauffage est effectué au moyen de 14 calorifères en briques ; la ventilation est à la fois le résultat de l'appel et de la pulsion. Quand l'air

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extérieur est à une température assez basse, l'appel suffit à assurer un renouvellement de 60 à 80 mètres cubes par lit ; quand la température extérieure varie de + 5 à + 1^% ^^ produit dans les prises d'air une injection d'air comprimé, obtenue au moyen d'une machine à vapeur de 6 chevaux ; la température est maintenue constamment entre 17 et iO""; l'état hygrométrique entre 0,50 et

3035. Hôpital de Gand. — Cet hôpital n'a de malades qu'au rezde-chaussée ; les salles séparées par des jardins sont réunies par une longue galerie couverte qui est mise en communication avec chacune d'elles.

La ventilation est faite par pulsion ; un puissant ventilateur refoule l'air dans une grande galerie souterraine qui se trouve placée au-dessous de la galerie qui dessert les différentes salles ; de cette galerie souterraine partent des caniveaux disposés sous le plancher de chaque salle et dans son axe longitudinal ; en hiver, cet air est chauffé au moyen d'une circulation d'eau chaude ; l'air frais pénètre dans chaque salle par des orifices placés près du plafond et munis de valves. L'expulsion de l'air vicié se fait par des ouvertures placées à O^ySO du plancher et se rend par des caniveaux, pratiqués sous le plancher, dans une cheminée. L'appel est produit dans cette cheminée, en hiver par le passage de la fumée de l'appareil de chauffage, en été par l'emploi d'un foyer spécial placé dans la cave.

3036. Bâpitalde Rudolph^à Vienne [Autriche). — Cet hôpital est un exemple de l'application de la ventilation naturelle, les bâtiments de malades sont disposés de telle façon que les salles sont éclairées sur l'une des faces du bâtiment et vers l'autre' face règne un long corridor qui dessert les différentes salles ; la face du corridor est exposée du côté des vents régnant l'hiver. Un poêle calorifère est accolé au mur de la salle qui longe le corridor ; l'enveloppe de ce poêle peut être mise en hiver en communication avec la prise d'air extérieur ; les salles sont munies de tuyaux de toit disposés dans les murs de refend et de tuyaux d'étages placés dans les murs de façade.; IjBS tuyaux de toit sont représentés figure 690 ; ils sont munis de deux valves A et B. Quand l'air doit être pris au bas de la pièce, la valve A est ouverte et la valve B fermée ; quand au contraire l'air vicié doit s'échapper par le haut, la valve B eét ouverte et la valve A fermée ; un anémomètre c donne à chaque instant l'état du courant ; les tuyaux d'étages sont représentés figure 691 ; ils sont munis

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