‹ Traité de la chaleurChapitre 60 sur 301 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Considérations générales snr le refroidissement dans Fair.

2252. Lorsqu'un corps échauffé est exposé à l'air, il se refroidit, et par le rayonnement de sa surface et par le contact de Tair. Si la surface du corps est maintenue à une température constante^ la quantité de chaleur perdue par mètre carré et par heure peut se déduire avec une grande précision des formules que nous avons données dans le livre II de cet ouvrage ; mais quand la chaleur émise par la surface n'est pas constamment restituée, les lois du refroidissement ne sont plus les mêmes et la température du corps s'abaisse progressivement. Quand le corps est métallique, ou quand il est formé d*un vase métallique plein d'eau ou d'un autre liquide, on peut, sans erreur sensible, du moins dans un grand nombre de cas, considérer tous les points du corps comme ayant sensiblement la même température, et comme se refroidissant simultanément de la même quantité; et, quand on connaît la température de l'air, la forme du corps, son poids et sa capacité calorifique, on peut arriver par le calcul à déterminer les conditions de son refroidissement et sa température après un certain temps. Mais si le corps conduisait mal la chaleur, sa température irait en augmentant à mesure qu'on s'éloignerait de sa surface, et celle d'un point dépendrait, après un certain temps, non-seulement des différents éléments dont nous avons parlé, mais encore de sa position. La question serait d'une extrême complication, et réellement insoluble d'une manière générale ; heureusement cette question ne se présente pas dans Tindustrie.

2253. Si, dans le cas d'un vase plein d'eau ou d'un corps métallique exposé à l'air à une certaine température, il était important d'avoir au moins une valeur approximative de la température du coiçs après un certain temps ar, on pourrait admettre pour le refroidissement la loi de Newton. En désignant par V la vitesse du refroidissement, c'est-à-dire le rapport entre la variation très-petite de température dt et le temps dx, on aurait :

\ = '^^^ = at ; d*où dx = ^^^-r-- ; et log t=:C — «n-

M étaiit le module des tables 2,3025, /la température après le temps x; en désignant par T la teinpérature à l'origine du temps, on aurait

C = log T, et la formule deviendrait log / = log T — ^. Cette formule ne renferme plus qu'une seule inconnue a, qu'il faudrait déterminer en observant la température t' après le temps x\ ce qui

donnerait a = — (log t' — log T) ^.

2254. Ordinairement, les questions relatives au refroidissement se réduisent aux suivantes : 1* ralentir la vitesse du refroidissement ; 2'' augmenter la vitesse du refroidissement ; 3*" récolte, conservation et transport de la glace ; 4"" fabrication de la glace et refroidissement artificiel.

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