CHAPITRE IV. — REFROIDISSEMENT DES CORPS, ETC
loi
dans lesquels les joints les mieux faits laissent toujours rentrer l'air ;
3* La grande quantité d'acide sulfurique à manier et dont larévivification, par la nature même de l'acide, est coûteuse et dangereuse.
M. Galland résout la première difficulté par remploi d'une pompe qu'il di]ff elle barométrique ; cette pompe se compose (fîg. 597) d'une enveloppe cylindrique b en fonte fermée à la partie inférieure ; cette
Fig. 597.
enveloppe a sa partie supérieure plongée dans une bâche remplie d'une dissolution concentrée de chlorure de zinc, dont la densité est 2,015 et qui ne donne pas de tension de vapeur sensible; des orifices praticpiés dans la paroi de cette enveloppe permettent au liquide de s'y introduire ; le corps de pompe D proprement dit est un cylindre ouvert aux deux bouts, alésé et dans lequel circule un piston a sans garniture. L'enveloppe est fermée par un couvercle c,
muni de deux soupapes d pour l'expulsion de Tair^ et d*un orifice e qu'on ferme plus ou moins au moyen d'une clef à rainures ; latéralement un robinet k mis en action par le mouvement du piston sert à établir la communication de la pompe avec la capacité P'. La tige du piston traverse le couvercle sans botte à étoupe ; le robinet A' s'ouvre de façon à ce que l'admission de l'air se fasse à partir du premier dixième et pendant huit dixièmes de la course du piston.
Cela posé, la bâche, l'enveloppe du cyUndre et l'intérieur du cylindre P étant remplis de liquide, si le piston s'abaisse, l'air du récipient dans lequel il faut faire le vide s'introduit dans la capacité P' ; en même temps une petite quantité de liquide s'introduit par l'orifice e dans cette même capacité; quand le piston remonte, l'air est comprimé dans la capacité P' et sort par les soupapes D ; il n'y a pas d'espace nuisible dans cette pompe, parce que l'espace laissé entre le piston et le couvercle lorsque le piston est au plus haut de sa course est rempli de liquide, et même l'introduction de ce liquide qui s'est faite pendant la descente du piston fait qu'il y en a toujours dans Tespace P' une quantité surabondante qui sort à chaque coup de piston en chassant complètement l'air par les soupapes d.
L'appareil proprement dit se compose d'un évaporateur et d'un condenseur. L'évaporateur est un tambour en fonte placé verticalement dans une bâche rectangulaire remplie d'eau suffisamment chargée de chlorure de zinc pour l'empêcher de se congeler ; cette bâche est entourée d'une forte couche de matières isolantes pour empêcher le réchauffement. I^e tambour est en fonte et aplati, il contient de l'eau ou de l'eau légèrement chargée de chlorure de zinc ; dans l'intérieur de ce tambour tournent dix disques en tôle de laiton placés sur un axe qui pénètre dans le tambour et reçoit le mouvement de l'extérieur ; ces disques, plongeant dans l'eau, se chargent de ce liquide sur toute leur surface en tournant et présentent ainsi une trèsgrande surface d'évaporation. Le condenseur qui suit immédiatement l'évaporateur est une botte en fonte très-longue, 4 à 5 fois plus haute que large et dans laquelle sont disposés à la suite 4 arbres portant des disques semblables et en nombre égal à ceux de l'évaporateur ; à la partie inférieure de la botte se trouve une couche de chlorure de zinc concentré dans laquelle les disques plongent en tournant; on a ainsi une très- grande surface d'absorption. L'évaporateur communique directement avec le condenseur qu'il prolonge d'un côté; de l'autre côté, ce condenseur communique avec la pompe. L'évaporateur est plongé dans une bâche remplie d'eau privée d'air