CHAPITRE IV. — REFROIDISSEMENT DES CORPS, ETC
partie antérieure en C, ce cylindre est muni d'une calotte qui forme avec le fond du cylindre une capacité en avant du faisceau tubulaire. C'est le cylindre qui doit contenir Téther mélhylique liquide qui, en se vaporisant, fournira le froid ; la bâche est remplie d'un liquide non congelable : eau glycérinée ou dissolution de chlorure de calcium ; et afin d'obtenir un refroidissement plus rapide, on force le liquide de la bâche à traverser d'une façon continue le faisceau tubulaire ; pour cela une pompe placée en K prend le liquide dans la bâche et le conduit par un tube S' dans la calotte C, d'où il passe dans le faisceau tubulaire et de là dans la bâche ; la bâche peut alors recevoir les moules à glace ou les carafes qu'on veut frapper ; on peut aussi faire circuler le liquide non congelable, refroidi dans la bâche, et l'envoyer dans d'autres bâches convenablement disposées pour recevoir des carafes, etc.
L'éther méthylique, vaporisé dans le cylindre aa sous l'influence de la chaleur qu'il prend au liquide de la bâche, se rend dans la pompe par le tuyau gg^ muni du robinet F ; les vapeurs comprimées à une pression convenable se rendent dans un égoutteur H, puis dans le condenseur qui se compose d'un serpentin J placé dans un vase cylindrique mm où circule de l'eau froide ; le serpentin J aboutit à sa partie inférieure à deux robinets l çXt placés en dehors du vase ; de là l'éther liquéfié passe dans un distributeur L et de là se rend par le tube 0 muni d'un robinet f dans le cylindre aa. On conçoit que dans son fonctionnement la pompe doit rester parfaitement étanche et qu'il doit y avoir une arrivée bien mesurée de gaz liquéfié dans le cylindre du frigorifère ; pour arriver à satisfaire à ces conditions, il a fallu résoudre un certain nombre de problèmes particuliers que nous allons exposer.
La pompe est représentée en coupe (fig. 599), elle est formée d'un corps de pompe à double effet contenant deux soupapes d'aspiration et de refoulement ; les soupapes d'aspiration sont en oo^ les soupapes de refoulement en rr; les vapeurs amenées en g passent à travers les soupapes o et s'échappent à travers les soupapes r dans le tube S. Pour obtenir l'occlusion absolue du cylindre et fermer tout passage, aux vapeurs comprimées, du cylindre à l'extérieur par Touverture de passage du piston, on se sert d'un graisseur qui se voit en I dans la figure 598. Il se compose d'une capacité sphérique divisée en deux hémisphères réunis par un joint ; deux tubes, l'un 5, l'autre m, mettent cette capacité en communication l'un avec la partie inférieure, l'autre avec la partie supérieure d'un réservoir
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tl'liuile H' leiniel est muni d'un tube à niveau. Le graisseur est repré sente à part (fig. 600) ; on voit facilement que l'huile entoure d'une façon permanente la tige du piston; tandis que les vapeurs d'éther méthylique qui pourraient venir de la pompe s'échappent dans la capacité sphérique et passent au-dessous de la couche d'huile qui le
remplit en partie ; on obtient ainsi une parfaite lubrification du piston en même temps qu'une étanchéité parfaite. On peut d'ailleurs
s'assurer à chaque instant du bon fonctionnement de cette partie de l'appareil ; pour cela, une plaque vv est placée sur le prolongement