CHAPITRE IV. — RBFROIDISSEHBNT DES CORPS, ETC
sion dans le condenseur, mais qu'au contraire un chemin nouveau soit ouvert à l'éther pour se rendre au tube oo et par suite au frigorifère ; ce robinet est représenté à part (/ïy. 603), aa est l'enveloppe Tennant le corps du robinet. D'un côté par la bride dd elle se fixe au socle du condenseur ; de l'autre par une autre bride ee elle reçoit le tube qui relie le robinet de sAreté à la conduite oo du fri-
Fig. 603.
gorifère ; G est l'obturateur, serré par un presse-étoupe et vissé dans la paroi même du robinet dont il permet à volonté la fermeture ou l'ouverture; cet obturateur est foimé d'une soupape /et d'un guide g qui se pénètrent mutuellement et sont séparés par un ressort à boudin ; ce dernier est calculé de façon à ce que la tige /, lorsqu'elle est tout à fait à bout de course dans le sens du dévissage, n'appuie plus sur la collerette de la soupape f; mais qu'au contraire, quand celle-ci est vissée complètement, il puisse se manifester une tension supérieure à la pression maxima qui pourrait s'exercer en n ; on règle convenablement le robinet en serrant ou desserrant la vis et on obtient ainsi une véritable soupape de sâreté.
2333. Parmi les applications très-intéressantes que M. Ch. Tellier a faîtes de la production du froid, il faut citer celle de la conservation de la viande pendant son transport à bord de navires ; le Troid est en effet un antiseptique très-puissant ; il s'oppose au développement de toute fermentation et par conséquent présente un moyen de conservation des viandes qui n'en change aucunement la nature, àla condition toutefois qu'on n'ira pas jusqu'à la congélation, celle-ci détruisant les tissus. Le problème à résoudre est donc de placer la viande à une température très-voisine de zéro et de l'y maintenir pendant toute la durée de la traversée ; il va sans dire qu'on devra prendre des précautions spéciales pour le chargement et le
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162 LIVRE XIV. — m REFROIDISSEMENT.
déchai^emenl et s'arranger de façon à ce que ces deux opérations se fassent avec une grande rapidité. On peut transporter les viandes en caisses ou en vrac ; c'est à ce dernier procédé que M. Ch. Tellier donne la préférence. La ligure^604 représente la coupe d'un navire disposé pour recevoir la viande en vrac. A est la chambre qui contient les chaudières et la machine ; c, c sont les soutes à charbon , B, B cales ou magasins à viande, D poste d'équipage, E logement des officiers, F cabine du capitaine et chambre, s'il y a lieu, des passagers ; (f passerelle avec roue du gouvernail. Les cales B, B sont divisées en cabines ayant une largeur proportionnelle aux morceaux à ranger et ouvrant sur un corridor commun aboutissant à deux écoutitles a, n ; un pont intermé- S diaire w divise la cale en deux .5. étageset permet de fraclionnerl'em- ^ magasinementdes produits ; afin de charger rapidement , les écoutitles doivent être assez larges pour que les escaliers puissent être doubles de façon à ce qu'il ne puisse y avoir croisement entre les chargeurs qui montent et ceux qui descendent. A l'arrivée du navire au port de chargement, on le déchargera de la cargaison qu'il amène, soit du charbon ; on balayer», on lavera, et on ventilera pour sécher. Les stalles qui divisent les cales B, B sont fermées par deux cloisoni dont les montants portent des boucles en fer,, placées sur les montants à des intervalles égaux ; sur ces boucles s'accrochent des échelles-rayons aussi en fer sur lesquelles on dispose la viande comme on le voit dans ta figure 605. Une fois chargée chaque stalle est fermée au moyen d'une porte rembourrée. Pour