QUATRIÈME PARTIE. 'iflt
Les avantagés ineffables que Von peut retirer de ces saintes visites.
Les visites fréquentes à Jésus-Christ dans le Sacrement de son amour, saintement faites, seront pour uous une source abondante de grâces, de consolations et de mérites.
Source de grâces. Pouvons -nous douter que Jésus-Christ, qui en est la source véritable et essentielle, ne les répande sur ceux qui iront avec confiance l<is lui demander? 11 ne désire lui-même que de nous les communiquer, il nous en comble lors morne que nous ne les demandons pas, comment ne les verserait-il pas avec abondance sur ceux qui vont Jes puiser dans son cœur, et les solliciter au pied du troue de ses miséricordes?
Source de consolations. Quelle douceur, en effet, quelle consolation d'aller auprès de Jésus-Christ, de pouvoir répandre son cœur en Ba présence; s'entretenir familièrement
ic lui; entrer dans ees communications intimes ; de pouvoir lui faire part de ses peines; lui demander son assistance; en un mot, lui ouvrir son cœur, et le verser en quelque manière dans le sien ; nue seule de visites suffira quelquefois pour consoler, ranimer, affermir mie âme; on sera entré
tout abattu, tout affligé, plongé dans la douleur et dans l'amertume, et on sortira comblé cle consolation, do joie, de force, do courage, et comme animé d'une nouvelle vie.
Source de mérites : soit par la sainteté de la visite en elle-même, soit par la sainteté des motifs qui y conduisent, soit par les vertus solides que Ton y pratique, la loi, l'espérance, la charité, la confiance, la résignation, l'abandon entre les mains de Dieu, l'union avec les âmes saintes et les esprits bienheureux, qui sont toujours prosternés et anéantis auprès du trône de ce Dieu Sauveur, anéanti lui-même pour nous.
Tels, et plus saints, plus consolants encore sont les sentiments dont nous pouvons nous occuper au pied des autels, en présence de Jésus-Christ, toujours prêt à nous recevoir, à nous ouvrir son cœur, à nous combler de ses grâces.
De telles visites seraient saintes, seraient méritoires, seraient consolantes; tant d'autres que l'on fait dans le monde, sont souvent stériles, souvent ennuyantes, quelquefois criminelles; et on les fait, et on les reçoit, et on se reprocherait d'y manquer. Jésus-Christ seul sera-t-il délaissé et abandonné : le seul qui nous intéressé véritable-
mont, et de qui seul dépend tout notre bonheur ? Non, mon Dion, il n'en sera pas ainsi. Voici los sentiments que je vous consacre à jamais.