CHAPITRE VII
Pratique pour lus visites au Saint-Sacrement.
§1 les sentiments d'une foi vive el animée étaient bien gravés dans nos cœurs, serait-il nécessaire de nous exhorter à rendre de fréquents liomm à un Dieu toujours sensiblemenl présent au milieu denous; et 1< s im H !hri dans le .[ ado-
autels étant une des pratiques
les plus saintes et les plus salutaires dans le christianisme, ne devraient-elles pas être une des pratiques les plus ordinaires et les plus fréquentes parmi les chrétiens?
Pour faire ces saintes visites avec plus de piété, et par là même avec plus de fruit, il faut considérer les motifs qui doivent nous y engager ; les sentiments et les prières dont on doit s'y occuper ; et les avantages ineffables qu'elles peuvent nous procurer.
Les motifs de ces set i nies \ isites.
Toutes sortes de motifs doivent nous y engager.
Motif de devoir, devoir le plus saint, le plus sacré, le plus inviolable pour nous. Un Dieu jour et nuit avec nous, au milieu de nous, résidant sans cesse dans ses sacrés tabernacles pour notre consolation et notre salut, ne devrait-il pas nous voir sans cesse prosternés au pied de ses autels, assidus à aller lui rendre nos justes hommages, empressés à lui faire notre cour, passer, si nous le pouvions, notre vie en sa divine présence ? Sommes-nous chrétiens, si nous négligeons un devoir si indispensable ?
Motifs de reconnaissance et d'amour: Jésus-
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Christ nous donne sou Cœur clans le Sacrement, qui est par excellence le Sacrement de son amour ; il nous aime , et jusqu'à quel point, jusqu'à quel excès ? jusqu'à faire ses délices de résiderai! milieu de nous, jusqu'à so donner lui-même à nous, jusqu'à nous livrer son Corps adorable, son Sang précieux, pour devenir l'aliment et le breuvage d'immortalité pour nos âmes. Amour divin, quel retour, quels transports d'amour ne devraitil pas exciter dans nos cœurs, si nos cœurs «•ut capables de sentiments! Motif d'intéjrêl : car Jésus-Christ, pour attirer tous les cœurs, les engage par tous les motifs. L'intérêt esl surtout capable de toucher le nôtre : et quel intérêt plus grand, plus puissant, peut nous engager à d<^ visites fréquentes à Jésus-Christ ? Que ne trouverons-nous pas en celui qui est la source de toutes les grâ- 3, de tous les biens, de tous les trésors ? Ah ! si nos temples était le temple de la fortune, et qu'on y distribuât des trésors périssables , quel concours , quelle foule n'y verrait-on pas ? Adorable Sauveur, vous y distribuez les trésors célestes : vos mains m »nt ouvertes pour nous combler de vos dons, et nous refusons, et nous négligeons d'aller lespuis< rdans cette sour< e d'eaux salutaires
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qui jaillissent jusqu'il lu vie éternelle. Nou^ considérerons plus en détail les avant ag< de ces saintes visites.
Les senlhnenls et les prières dent on doit s'y occuper.
1° Commencez parfaire un acte de Foi d'Adoration pour vous mettre en la présence de Dieu, et vous pénétrer de respect, de vénération, de confiance et d'amour envers sa divine présence.
-2° Demandez à Dieu la grâce de pa saintement le temps que vous venez consacrer au pied de ses autels, et de remployer utilement à sa gloire et à votre salut.
3° Unissez-vous de cœur et d'esprit avec Les saints anges et les esprits bienheureux qui sont prosternés et anéantis aux pieds des sacrés tabernacles, en présence de l'Agneau sans tache ; l'union de vos sentiments, avec leurs adorations, les rendra plus agréables et plus méritoires.
4° Prenez garde aux distractions volontaires ; craignez de vous y livrer, ou par l'occasion que vous pourriez y donner, ou par la négligence à les rejeter : je dis volon-
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taires, car si vous tâchez de Les prévenir on de l<'s combattra, el que vous no vous y ■rrêtiez pas volontairement, ce no sont point des péchés, el Dieu ne vous les impute pas; ]o soin même que vous auree de les combattre, vous deviendra peut-être pins méritoire que les douceurs <'t l<i< consolations que vous pourriez \ goûter.
11 es! temps ;i présent de vous entretenir avec Dieu, et de lui offrir l'hommage de vos sentiments.
< ta dit quelquefois qu'on ne sait que dire et de quoi s'occuper quand on est devant Dieu. Et quoi! Jésus-Christ, notre Dieu, notre Sauveur, notre père, notre ami, notre victime, notre modèle, est présent devant nous ; nous sommes auprès de lui, et on ne sait que lui direl Un rds n'a-t-il rien à dire an meilleur des Pères^ un ami.au plus tendre de tous les amis? I nivroz lui votre coeur, dites-lui tout ce qui se présentera à vous, il vous entendra, tout < e qui vous regarderintéresse <«t }(> touche.
Vous ne savez que lni dire: eh bien, ne lui (lit<-s rien, mais êcoutez-le, tenez-vous dans un humble <•! respectueux silence devant lui, conjureE-le de vous parler au cœur, humiliez-vous «le votre é(;il de tiédeur, de
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langueur, d'insensibilité, d'indifférence pour lui. Formez de temps en temps quelques actes de contrition, de désir, de confiance en lui.
Enfin, si votre cœur ne vous présente rie en fait de sentiments intérieurs, occupezvous de quelques prières vocales conforme! à la sainte action que vous venez de faire.
Vous pouvez, par exemple, réciter l'offio et les litanies du saint Sacrement, le Pang lingue les litanies du saint Nom de Jésus les psaumes de la Pénitence. Vous pourre faire quelque lecture de piété: on trouv dans les livres de saints entretiens avec Jésus-Christ ; servez-vous-en, en vous arrô tant quelques instants quand quelque senti ment vous occupe et vous touche. Hélas ! mon Dieu ! on a tant de choses à dire au personnes qu'on aime, et on n'a rien à vous dire, ô vous le Dieu de nos cœurs, le seul qu'on devrait aimer ! parlez-nous donc, vous avez les paroles de la vie éternelle.
Ceux qui voudront une pratique détaillé! pour passer une heure devant le saint Sacrement, la trouveront dans des livres composés à cette intention; on ne peut qu'en conseiller et recommander la lecture et l'usagej