‹ Traité de la communion, ou, Conduite pour communier saintementChapitre 37 sur 105 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

es Communions qu'il corrige nos défauts, >t qu'il nous communique une éminente isdnteté.

II. (( Lors, dit Hesychius (In Cap. i, ) Cant. c. ult.) que nous sommes admis,

> non sans tremblement, à ces divins et » chastes mystères de Jésus-Christ, notre

> Dieu et notre souverain Roi, digne de tous ) nos respects, nous devons faire paraître

> une grande modestie, et garder soigneu-

> Bernent notre cœur, afin que ce feu divin,

> c'est-à-dire, le Corps de Notre-Seigneur ) Jésus-Christ purifie jusqu'aux moindres ) souillures de nos péchés; car aussitôt qu'il ) entre chez nous, il en bannit l'esprit de ) malice, il nous remet les péchés qui sont ) nés on nous , et il apaise nos troubles ) et nos agitations. Que si nous veillons en- ) suite à la porte de notre cœur pour le ) conserver, quand nous approcherons une i) autre fois de ces mystères, ce divin Corps •ï fera reluire n<>> âmes d'une plus grande » clarté et les rendra enfin aussi brillantes ») que Les astres. » Vous voyez par-là combien il est important de profiter do la grâce reçue dans la Communion, afin qu'en retournant à la sainte Table, on en reçoive âne autre plus excellente que la première.

Vous voyez enfin que les Pères spirituels ont raison de dire qu'une Communion bien faite est la meilleure des dispositions pour recevoir plus de fruit de la Communion suivante.

III. Saint Bernard compare à un ulcère ce malheureux penchant vers les biens sensibles dont nous avons hérité de nos premiers Pères ; mais il ajoute que ce dangereux ulcère se guérit peu à peu par de saintes Communions. C'est dans le premier sermon qu'il nous a laissé sur la Cène du Seigneur, où il parle ainsi. « Je vous l'ai dit » souvent, mes frères, vous ne le devez ja- » mais oublier : le premier homme en tom- » bant nous a tous entraînés avec lui. Nous » sommes tous tombés sur un monceau de » pierres et dans la boue, et par cette chute » nous n'avons pas été seulement souillés, » nous avons encore été blessés et griéve- » ment meurtris. On peut être nettoyé en » peu de temps : mais il n'est pas de même » de nos plaies; il faut pour les guérir y » mettre plus d'un appareil, et les panser )) plusieurs fois. Le Baptême en nous lavant » efface l'arrêt de notre condamnation. Mais » qui pourra réprimer les mouvements im- » périeux de la cupidité, qui restent même

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