PREMIÈRE PARTIE
où il voulait manger avec ses apôtres, nonseulement un agneau commun, mais F Agneau de Dieu, et s'unir intimement à nous par le sacrement de l'Eucharistie, pour la gloire de son Père, et pour la sanctification de nos âmes. Après cela, vous aviez bien raison, mon aimable Sauveur , de dire à votre Père (Joan. 17. 4.), que vous aviez achevé l'œuvre qu'il vous avait donnée à taire, et que vous aviez rempli tous les devoirs de votre mission. Vous étiez venu pour glorifier votre Père, et vous l'avez fait d'une manière excellente dans ce Sacrement ; vous étiez venu pour donner la vie aux hommes, et pouviezvous leur en donner une plus sainte et plus heureuse ?
VI. Que reste-t-il maintenant, sinon qu'en finissant cette première partie, je vous adresse les mêmes paroles que Moïse adressait autrefois aux Israélites: Je prends le ciel et la terre à témoin, qu'en vous déclarant les
-seins du Sauveur dans l'institution de l'Eucharistie, je vous ai proposé la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Testes i/troco cœlum et terrawi . quod proposuer'nn vobis vitam et mortemj benedictionem et maledictionem (Deut. 30. 19.). Car ce Sacrement est une source de vie, et un tré-
sur de bénédiction , pour ceux qui le reçoivent dignement. Mais pour ceux qui s'en éloigneront, ou qui s'en approcheront indignement, ils s'attireront et la malédictioi de Dieu et la mort. Choisissez-donc ; pouvez-vous balancer un moment? Choisissez la vie, disposez-vous à recevoir comme il faut ce Sacrement. Par ce moyen , vous aimerez Dieu, vous vous attacherez à lui, et vous obéirez à sa voix; et c'est en quoi consiste la vie d'un chrétien, non-seulement sur la terre, mais même dans le ciel. E lige ergo Titanic ut et tu rivas.... Et diligas Bominum Deum tnum, et obeclias voci ejus, et adhœreas illi (Deut. 30. 20.). Si vous en usez ainsi, ajoutait Moïse au peuple d'Israël, vous entrerez dans cette terre heureuse que Dieu a promise à vos pères, à Abraham, à Isaac, et à Jacob. Et moi, Chrétiens, je vous dis que Jésus-Christ a juré, que si vous ne mangiez son Corps, et si vous ne buviez son Sang, vous ne jouirez jamais [de cette vie sainte qui est le fruit de ce Sacrement, et que vous ne posséderiez jamais la vie éternelle, dont il est le gage. Grâces immortelles vous soient éternellement rendues, mon adorable Sauveur, pour nous avoir donné une nourriture dans laquelle la vie