‹ Traité de la composition et de l'exécution des jardins d'ornement ... Extrait, sur un nouveau plan, de l'Encyclopédie du jardinage de M. J.C. Loudon, et traduit de l'anglaisChapitre 25 sur 60 · PRINCIPES DK LA COMPOSITION · texte numérisé non relu

PRINCIPES DK LA COMPOSITION

groupe sont d’une teinte moins foncée que celles qui se perdent dans l’épaisseur du feuillage. Ce contraste se trouve fréquemment dans les groupes les plus voisins de l’œil; mais à une certaine distance, toutes les teintes se fondent dans le ton général du tableau. On peut observer comme règle générale, que les arbres peu propres par la nature de leur surface à réfléchir la lumière, doivent être comparativement moins éclaires que l’eau , les bâtimens et le terrain.

Dans la création d’un paysage réel, ils servent à' ombres f tandis que ces derniers matériaux constituent les clairs.

Nbus n’avons rien dit du ciel , ni des bestiaux. Supposons donc, pour couronner cette esquisse, que nous représentions un temps gris et nébuleux, et que les troupeaux paissent sur le second plan ; quelle sera l’expression de l’ensemble? Nous pensons qu’il n’offrira que peu d’intérêt aü vulgaire des observateurs; mais, commqil ne s’y trouve rien de heurté dans l’ensemble, il ne paraîtra pas entièrement dénué de beauté à quiconque a fait quelque étude de l’art du paysage. En effet, bien qu’il n’offre pas une har-

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monie sensible de formes et de teintes, de clairs et d’ombres, il possède néanmoins ces qualités à un degré suffisant pour mériter l’attention comme tableau pittoresque.

Il reste à rendre compte de l 'expression générale ou naturelle de mélancolie et de grandeur. Supposons pour bâtiment les ruines d’un vieux château, dont le caractère imposant et les formes quadrangulaires s’annoncent comme faisant partie delà scène; dans ce cas, le caractère de grandeur n’est donc pas communiqué au tableau par l’effet pittoresque des murs, qui n’offrent par euxmêmes aucun accident de formes, de lumière et d’ombres, mais il tient aux associations d’idées que cet aspect réveille dans un esprit cultivé. •

11 ne faudrait pas en conclure que nous recommandons d’introduire des scènes artificielles dans les scènes perfectionnées; nous n’avons adopté cette expression plutôt qu’une autre que parce qu’elle établit d’une manière plus saillante et plus précise la distinction entre les beautés pittoresques et poétiques.

Nous ajouterons un petit nombre d’autres,

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