DES JARDINS FLEURISTES ET DU ROSARIUM
On sait quHl n'y a pas et qu'il ne peut point, en quelque sorte, exister de jardin potager sans arbres fruitiers ^ nous pouvons ('gaiement dire qu'on ne voit pas de jardin qui ne so\t fleuriste y qu'il n'y a pas de jardin maraîcher même où Flore n'ait laissé tomber quelques-uns de ses dons. Dans le modeste pdtager du pauvre, on verra toujours étinceler une fleur comme un joyau perdu.
Dans un petit nombre de jardins de ville seulement^ on
se borne à la culture unique des fleurs; mais hors de là, si on cherche des jardins fleuristes proprement dits, on en trouvera rarement un de loin en loin surtout depuis que le goût s'est emparé des jardins paysagers, aussi exclusivement qu'autrefois la mode avait fait adopter l'art de Le Nôtre. — Les fleurs sont et seront toujours la plus belle parure de nos jardins ; mais elles n'y brillent aujourd'hui que répandues partout , parmi les v^claux
— ss
ligneux , dans des espèces de corbeilles ménagées au milieu des pelouses , sur les bords des tapis de verdure 9 sur la marge des massifs. Non pas que nous voulions ici contrôler ce système : nous ne saurions blâmer à cet égard le sentiment qui a fait suivre la nature : c'est le guide le plus sûr qui toujours préservera des écueils du ridicule. Néan- DQoins, dans notre impartialité, nous dirons que notre goût constant a été de rencontrer un nouveau tableau de chacune des façades de la maison , et c'est pour parvenir à ce but que, dans nos plans, nous avons cherché â décorer une partie du terrain faisant face à un côté de l'habitation, d'un parterre de fleurs dont la forme se mariât avec le caractère général de la composition.
Depuis que l'horticulture, devenue un art, s'est enrichie de végétaux des quatre parties du monde, un nombre infini de grandes plantes de parterre et d'autres acquisitions nouvelles ont envahi les jardins et sont venues en profusion prendre place en vue de la maison, parce qu'il était tout naturel qu'on ne se privât point de la gaîté qu'offrait un si aimable coup d'œil ^ de 1& la nécessité de tracer des plates-bandes qui , sous une autre forme , ont créé un nouveau genre de parterre.
Quand à ce qui est du fleuriste en lui-même , il peut former seul un jardin , soit qu'il remplisse tout le terrain d'une petite propriété , soit que par son étendue ou par le fait de quelqu'obstacle, il ne puisse être placé tout-à-fait en vue de l'habitation. C'est de ce jardin i part que nous allons chercher à donner une idée.
Le jardin fleuriste ne pouvant, par quelque cause, être
à proximité d'une des faces de la maison , il faudra néanmoins faire en sorte que d'une de ses parties les yeux puissent le découvrir, c'est-à-dire qu'on tâchera de l'éloigner le moins possible de l'habitation , car la jouissance qui s'y rattache est toujours nouvelle comme les soins qu'il exige sont de tous les instans. L'exposition préférable à ce genre est le sud-est , la forme celle du carré ou du parallélogramme peu allongé. Le sol qui lui convient le mieux est une terre franche légère, très meuble, défoncée et passée à la claie, et chargée de vieux engrais successifs. Les différons végétaux que Von y cultivera demanderont, dans certaines parties du terrain , des terres rapportées ; beaucoup de plan tes bulbeuses veulent une terre sableuse, mêlée de terreau végétal. D'autres exigent une terre forte, la terre de bruyère , une marre tirée des étangs^ etc.
Cette diversité dans la nature des plantes et dans leurs besoins nécessite aussi des formes particulières dans le tracé de chaque compartiment du jardin, d'où il résulte que l'aspect général offrira difficilement un ensemble bien conforme à la loi de l'harmonie. Ainsi , par exemple, il est impossible de cultiver avec un succès égal et complet des arbrisseaux , des plantes herbacées et bulbeuses dans les mêmes planches; celles-ci se relevant tous les ans, doivent être tenues à part^ et si l'on veut en jouir longtemps, il faut les abriter des rayons fatigans du soleil. Les abris employés dans ce but seront ou permanens, et alors ce seront des rideaux de verdure composés de tuyas ou de plantes grimpantes, et ceux-là seront des tentes de toile, dont nous nvons donné un dessin pi. 2, du Bon Jardinier y 1837 (lequel va être inséré aussi dans la
onzième édition du volume de figures pour l'alm\- NACH DU Bon Jardinier).
Tout ces obstacles à l'harmonie de l'ensemble, feront prendre le parti de composer le jardin fleuriste eu plusieurs scènes particulières que l'on rattachera avec goût les unes aux autres^ en plaçant aux cxlrcmités les platesbandes qui demandent des abris susceptibles d'intercepter le coup d'œiL Nous pouvons d'autant moins donner sur le }>apier des projets de semblables jardins^ que rarement les amateurs s'accordent sur le choix des genres de plantes. Tel donne des soins à une grande quantité de rosiers, tel autre pn'fère les liliacécs y les dahlias , ctc^ etc. La mode d'ailleurs 9 ou les nouvelles acquisitions de la science, pourront faire changer de temps en temps le plan du jardin.
Un pavillon de repos pourra faire partie du jardin fleuriste et être construit a la place d'où il sera possible de jouir de la vue la plus complète qu'il se pourra du jardin. Dans la même enceinte seront nécessairement les serres et chftssis propres à l'éducation et à la conservation d'une partie des plantes du fleuriste.
On verra dans les plans que nous donnons, pi. 6, 8, 9, i3, j4» 17» 18 et 19, divers motifs de parterres qui peuvent entrer dans ce genre de composition j ils sont tirés de France, d'Angleterre et d'Allemagne. On en trouvera même dans les pièces coupées et à compartimenè des anciens parterres, pi. 6.
Ce sera donc^ le plus souvent, dans les flgures géométriques régulières ou irrégulières que l'on trouvera moyen de placer ces végétaux et de les soigner avec plus de faci*:
lité. Nous citerons surtout le tracé^ flg l^^, pi. 8, comme réunissant dans le plus petit espace la plus grande quantité de plates bandes faciles à soigner. Si par la nature des plantes que l'on préférerait cultiver on adoptait la forme et le tracé pittoresque, le dessin fig. i"**, pi. 9, se prêterait à ce que Ton voudrait faire en ce genre pour la culture des arbrisseaux et des plantes herbacées dont on pourrait ajouter beaucoup au milieu même de la pelouse que l'on sèmerait de corbeilles bordées comme celle de la fig. 2, pi. 23.
Les fig. 2, 3, 4^ 6 et 8, pi. 8, peuvent être placées, eu s'iiarmonisant, comme il a déjà été dit , dans les parterres qui seront en vue de la maison, soit seules, soit comme le demande la fig. 2, entourées de caisses et vases d'arbustes* L'exèdre de la pL 24, fig« 4» forme un ensemble d'une grande richesse; nous le décrirons avec le jardin cosmo^ polite, pi. i4« Les parterres n»* 5 et 7, pi. 8, sont destinés à des plantes qui exigent un demi-ombrage, et seront placés au milieu des bosquets*
Les fig. 1, 3, 4» pl* ^3, sont tirées du jardin de Muskau en Prusse; le dessin est formé avec du buis nain, et l'intérieur est orné de plantes à fleurs. La fig. 6 est aussi dessinée sur terre par le même moyen : c'est ime corne d'abondance qui semelle répandre les richesses de Flore. Plus d'un jardiniste classique pourra sourire à la vue de ces dessins d'un goût inusité : notre intention n'est pas de discuter sur un semblable goût; c'est une fantaisie, sans doute ^ mais c'est une fantaisie de la déesse des fleurs , et ses moindres caprices sont toujours aimables. Jamais fleur r^a rien enlaidi. On a vu dans
bien cics jardins îles croix d'honneur exécutées avec du Luis et des fleurs. Â*t-oa critiqué ces dessins? Ils peuvent même en suggérer d'autres, et, par exemple, ceux qui nous donneraient, dans uu parterre, une pensée^ des corbeilles defleurSf telles qu'elles sont gravées fig. 5, 6, pi. 24) et fig. 6, 7, pi. 27 (i). Nous sommes dans un temps où l'on n'est exclusif sur rien; le beau, c'est ce qui plaît !
II nous reste encore à citer les divisions des parterres anglais, pi. 17, fig* Il 4 5, et pi. 18, Gg. iet3. On pourra se décider, soit en faveur de ceux-ci, soit en faveur de ceux dont nous venons de parler. La géométrie plait à l'œil, la corne d'abondance, la pensée, la corbeille de fleurs plaisent à l'œil et à l'esprit.
Nous terminerons cet article par quelques leçons de M. Soulange Bodin, extraites de V Encyclopédie du Jar-dinage.
« La division du jardin fleuriste sera déterminée & la fois par la nature et l'espèce des fleurs que Ton doit y cuU tivcr *, par la proportion que Ton veut mettre de chaque espèce^ et par la fréquence de renouvellemens propres à accroître la variété et l'intérêt de leur succession d^ns
tout le cours de l'année. Une partie des fleurs destinées à son embellissement y seront cultivées dès leur naissance, une partie y sera apportée dans un état voisin de leur parfait développement*, mais ^ dans l'un ou Taulre état, les unes et les autres devront s'y trouver dans une proportion telle que l'ensemble du parterre ne paraisse jamais trop dégarni. Les arrangemens de détails qui doivent préparer cet cfiet exigent à la fois beaucoup de goût, de prévoyance et de connaissances en culture. Cette loi de proportion et de convenance étant une émanation du sentiment du beau en général, ne se soumet pas à la fantaisie du compositeur. Elle veut impérieusement que les divisions ne soient pas trop multipliées dans un grand cadre, ou l'efTet en paraîtrait trop mesquin, et que les platesbandes n'aient pas trop de dimension dans une petite enceinte oùleflet eu paraîtrait lourd. Les divers groupes de fleurs devront aussi se balancer convenablement entre eux et se disputer l'attention du spectateur, de manière à ce que , par exemple, elle ne se consume pas devant la plate-bande consacrée à la culture des tulipes dans l'attente ou dans le regret de fleurs si lentes à venir, si promptes à passer, sans trouver k côté d'elle des distrac-
(1) Les corbeilUft de U pi. 37, fig. 6, % ont cii eiécot^es en Anglelerre. Elles se composent do brins d^osier pîquës en terre et entrelaces en festons; d'aotrei brins d'osier plus forts, plantes d'un bord à l'autre et auxquels on enirelaco des plantes grimpantes, figurent une anse. Des plantes en pots, renouvelles au besoin, rempliront ces corbeilles de tous les dons que Flore nDus apporte chaque saison.
La corbeille fig. S, pi. a{, est dessinée sur terre comme la corne d'abondance : le buis en dessinera les contours et les fleurs qui la rempliront seront pareillement tenues dans des pots qui devront <ltre étroits et profonds. La pensée sera dessinée sur terre à la manière des parterres anciens; les feuilles seront figurées en bois nain ou en gazon : la fleur se composera aussi de gazon , on de fleurs à tiges tombantes , telles que pétunia, verbeaa melindres, giroflées de Mahon, etc., les unes en pots et les autres en pleine terre.
C'est particulièrement des fenêtres que l'on pourrait jouir de ces sortes de pièces coupées»
lions et des jouissancfes qui consolent l'amateur de ces fréquens veuvages du parterrC) et de la décadence successive de ses beautés les plus hâtives. L'art de pourvoir aux lacuues qui seraient trop sensibles s'exerce et se perfec* tionne par l'habitude de ces plaisirs» et dans Texercice des travaux que leurs apprêts coiAportent. »
Jardin fleuriste variable.
Nous nous disposions à composer un article sur celte sorte de jardin quand nous en avons vu paraître un dans ï Encyclopédie du Jardinagûi portant la signuture de M. Keteleer» directeur des serres et jardins de Fromont* Nous en exposerons l'extrait suivant :
« Le caractère essentiel de ce jardin consiste a pouvoir en changer les productions, et i)ar conséquent Taspect, à volonté, de manière i ce que toute plante ou tout groupe de plantes qui commencent à se faner puissent être enlevés et remplacés aussitôt par d'autres qui entrent en fleur. Pour y parvenir et tenir un tel jardin dans un état satisfaisant d'entretien et de beauté, il est nécessaire d'avoir une pépinière de réserve, dans laquelle on élève les plantes en pots pour les enlever et les plonger dans les parterres, suivaAt le besoin.
« Les Chinois excellent dans ce genre de jardins^ et des Européens qui ont résidé quelques temps à Canton ont unanimement parlé d*un mandarin qui faisait ainsi changer tout son jard n en une seule nuit, de manière à présenter, le lendemain matin, non-seulement des fleurs nouvelles, des arbustes rares et de ces arbres nains que les jardiniers chinois sont si habiles a façonner, mais jus-
qu'à une autre forme générale, et des compartimens différens. C'est, au surplus, ce qu'on voit pratiquer partout, sur une plus ou moins grande échelle, plusieurs fois dans le cours de l'année, dans le jardin des Tuileries, du Luxembourg, etc., dans la plupart des jardins tenus avec goût, et dans des jardins consacrés aux réunions et aux fctes publiques. Le Jardin iurc^ à Paris, a souvent offert de charmans modèles de ces décorations improvisées.
« Une foule de particuliers qui ont, près de Paris, des maisons de campagne, où leurs affaires ne leur permettent d'aller passer que quelques heures de loisir et de repos, les entretiennent ainsi de fleurs annuelles ou vivaces, et d'arbustes élevés en pots qu*il$ vont acheter au Marché aux fleura. Toutes les plantes se placent dans des pots enfouis dans la terre *, on les enlève 4 mesure qu'elles défleurissent, etd'autres plus fraîches les remplacent aussitôt. Une longue succession de fleurs décore ainsi les jardins, sans interruption pendant presque toute l'année; chaque mois a ses fleurs, et ces fleurs ne se montrent jamais que dans leur plus parfait état de développement et de beauté.
« Lorsque l'on possède des serres et des orangeries, et que Ton peut disposer d'une certaine quantité de plantes étrangères, il est une manière de donner au jardin fleuriste, durant toute la belle saison, un éclat aussi brillant qu'inaccoutumé : c'est d'y mettre en pleine terre, lorsqu'il n'y a plus de retour de gelée à craindre, et que la chaleur est bien établie, un bon nombre de ces plantes, choisies surtout parmi celles qui ont un peu souffert des atteintes du froid et des inconvéniens de la clôture, et qui sont d'ail* leurs remarquables, dans leur état normal, par leur port,
leur feuillage, leurs Beurs^ ou par quelques autres parti- baient ces fleurs Gguraîent avec leur fraîcheur peuclant culariit's dans leur végétation. Non seulement le mist'ra- la journc'eclcféleoù l'on avait voulu en jouir, maïs, nVlanl ble aspect qu'offrent souvent ces plantes au sortir de la pns exposées h un soleil ardent, et avec (juelqut?5 soins, serre est promptement change en une v<^gétatiou luxu- elles ont duré huit et quinze jours, riante qui, dans beaucoup de cas, est supérieure mâme à ...-..-...^
celle qu'elles déploient dans les régions e'trangères où elles croissent naturellement, mais encore cette influence se fait sentir sur leur existence ultérieure ) et lorsque le moment de rentrer les plantes est arrivé, on peut remettre eu pots, avec la plus grande facilité, celles qui ont joui ainsi, pendant quelques mois, d'une liberté revivifiante^ et les replacer avec sûreté dans les serres, où elles continueront tout l'hiver de prospérer sous l'influence prolongée des excitations qu'elles auront ainsi reçues pendant l'été. Parmi ces plantes, il y en a qui n'eussent peut-Être jamais porté fleur dam l'étroile captivité de la culture
LISTE DES PLANTES POUa P.VRTERRES.
Nous n'indi(|uerons que rarement les espèces, parce
que celle synonymie nous conduirait beaucoup trop loin.
Nous renvoyons, pour ce choix, k l'almanach du Bon
Jardinier»
Bidbemes.
Ail, — amarillis,— anémone des fleuristes, — anémone hépatique, — asphodèle, — balisier, — colcViique, -rcrocus, — cyclame, — cypripèdc, — erylhrone, — fritillaîre, — fumclerre, — galanlh, — glaïeul, — glycynC|
artificielle, et qui, rendues à une liberté passagère, oflri- — hémérocale, — iris, — jacinthe, — lis, — moréc.
ront aux gens de goût, aux botanistes et aux peintres, des modèles à admirer, à étudier et à imiter, qui ne dépare* raient point , sans doute, les régions fécondes d'où ces plautes furent primitivement tirées. »
Nous ferons connaître encore un moyen, sans doute peu employé, parce que l'on n'y pense pas, mais que nous avons vu pratiquer 4'une manière très agréable. On plaçait en terre dans les endroits des parterres qui se trouvaient dégarnis pour le moment, des pots pleins d'eau dans lesquels on mettait des fleurs coupées. On avait mèm^ garni ainsi des bords de massifs dénués de plantes florifères et qui se trouvaient, comme par enohan* tement, émailléa et çnrichis de mille couleurs. Non seu-
muscari, — narcisse, — nivéole, — orchis, — orailhogale, — oxalide, — pancratier, — phalangère, — renoncule, — safran, — scille, — trolle, — tulipe.
Fibreuses et t/ipocês.
Tnfea- HAUTES. (Fleurs au printemps.) Astére, '— digitale ferrugineuse, -— valériane. (Fleurs en été.) Alcée rose tpémièrc, — asclépiade de Syrie, —campanule pyramidale, — dahlia, — napée, — pentapétès, — phlomis tubéreux et de Sibérie, — phytolacca. (Fleurs en au^ iomne») Dahlia, — hélénie, — kelmie, — silphium.
Hautes. [Fleurs au printemps.) Ancolie, — balsa* mite, — dauphinelle élevée, — iris, — muflier des jardins.
(Fleurs en été.) Acanthe, — aconit, *— asclépiade, — astragale, — buphtbalme à feuilles en cœur, — butome campanule. — coriope, — dahlia «-—digitale, — échînope,
— galrga, — gentiane jaune, — ketroie, — lobt'lie, — lychnicle de Chalcédoine, — lysimnchie» — matriraire,
— phlox, — rudbeckia, — spiréc. {Fleura en automne.) Ânlhemis à grandes fleurs ou chrysanthème, — boltonc,
— cacalie, — casse du Maryland^ — cpilobc à épis, — galane, — sarrète, — valériane, — véronique.
Moyennes. (Fleurs au printemps.) Benoîte écarlatc,
— celsia, — dendrie, — doronic, — elyme, — éphémérine, — épilobe, — épiméde, — gentiane, — giroflée,
— gnaphale orientale, — hélonias, — ibéride de Perse, — îris, — julienne, — lupin vivace, — lychnide, — méiiyanthts, — mimule, — orobe, — penslemon, — pervenche, — pivoine, — podophylle, — polémoine bleue, — pulmonaire de Virginie, — sauge, — saxifrage, — * verveine. (Fleurs en été), Achillée, — arum, — astragale, — bétoine, — bupbthalme, — campanule, — cinéraire, — coqueret, — daléa, — digitale obscure, — dracocéphale,
— fabagelle, — fraxinelle, — gaillarde, — galane, — géranium et pelargonium, — giroflée, — hémérocale, ^-
— eo —
Basses. (Fleurs au printemps). Âlysse corbeille dorée, — aréoaire, — tourette printanière, — céraiste, — cynoglosse printanière, — drave, — gentianelle, — globulaire, — hellébore noir, — helléborine,
— iris naine, — lobélia erinus, — pâquerette, — muguet,
— gyroselle, — primevère, — auricule, — soldanelle, — violette. (Fleurs en été). Phlox, — adonide, — androsace, — astère des Alpes, — bcrmudienne, — bragaloo,
— brnnellc, — épervîère, — swerlia, — véronique. (Fleurs en automne). Molène de Mycon, — tussilage odorant.
Annuelles^ ou se cultipant comme telles.
Tafes-HAUTHS. Persicaire du levant, — ricin, — soleil.
Hautes. (Fleurs au printemps). Lunaire annuelle. (Fleurs en été). Pavot, — enolhère, — gaura, — kelmie, — lavalère, — molucelle, — momordique, — sainfoin d'Espagne, — stramoine, — tabac, — tagétès. (Fleurs en automne). Ansevine ambroisie, — immortelle,— loticr Saint- Jacques, — tabac, — ximénésie.
Moyennes. (Fleurs au printemps). Gomphrène.
(Fleurs en été). Amaranthe, — astère reiae-marguerilc, byssopc, — ibéride, — immortelle, — lavande, — Un — balsamine, — belle de nuit, — campanule violette
vivace, — lobélie, — lysimachie, — millepertuis, — mimule, — monarde, — œillet, — podalyria, — pois vivace, — potentille, — saponaire, — souci, — stévîa. (Fleurs en automne.) Apocyn, — chrysocome, — coquelourde, — cupidone, — • doronic, — eupatoire pourpre,
mariue, — centaurée bleuet, — clarkia, — chrysanthème, — corlope, — dauphinelle, — pied d'alouette, — elychrisum, — godetia, — gnaphale, — ibéride thlaspi, — immortelle & bractées, — lavatère à fleurs roses^ — liseron, — lotier rouge, — malope, — martynie, — mclilot
— gnaphale de Virginie, — ibéride, — véronique, — ver- bleu , — nigelle de Damas , — nolana , — scabieusc, — veine. séneçon des Indes, — souci, — valériane d'Alger, —
xeranthantum. {Fleura en automne.) Ântht'mis d'Arabie, — boucage anîs, — cétosie, — centaurée odorante, — crëpide, — gilie, — giroflée, — gomphrène, — lopezie; •— zinnia.
Bksses. {Fleurs au prinlempa). Réséda. (Fleurs en été). Âdonide, — améthyste, — athanasie, — basilic, — biète, — cynoglosse, — leplosiphon, — silène. (Fleurs en automne). Ficoïde annuelle, — marlynic annuelle.
Plantes fleurissant Vliiver^ propres à Vornement des
bosquets cClÙper.
Anémone hépatique, — anémone semperflorens^ — hellébore Doire, rose de Noll, — galanth d'hiver, — perce-neige, — safran prinlanier ou crocus, et ses nombreoses variétés, r— tussilage odorant, — saxifrage de
Sibérie.
Grandes plantes à effet pour les grands jardins
paysagers.
Les plus remarquables sont indîqarcs par un astL'rlsi|ue*
*Rheum rugosuro, rhubarbe^ * australe, — *Ply1olarca decandra, — * polygonum orientale, annuel^ — "^datara tabula, annuel^ fastuosa, annuel, — verbarscum ovatum, annuelj — dracoceph.ilum sibiricum, — colin- Sonia canadensis, — nicandra physalodes, annuel , — earduus niarianus, annuel, — tanacetum boréale, — *echinops sphœrocephalus, * ruthenicus, * exaltatus, — arthemisia tournefortiana,— -vernonianoyeboracensis, proealta, — cacalia scnecioîdes, — inula helenium, — silphium pcrfoliatum, — senecîo umbrosus, doria, — * helianlhns aunuus, soleil annuel^ tubcrosum, topinambour, * alro-
rubens, soleil noir pourpre ^*gi§9LXÈ\eusj gigantesque^'^''- ^heracleum sibiricum,— -gypsophylla paniculata, perfoliata. — * dahlia, — urtica heterophylla, nivea, — ^ricin, — melilotus macrorhisa, alba, — *rosetrémière, — sca-* biosa tatarica, — iva xanthifolia, — "^achillea filipendulina.
Plantes rampantes, propres à garnir les massifs
Alysse corbeille dorée, — arabette, — liseron, — momordique élastique, — grande et petite pervenche, — pétunia, — réséda.
Plantes grimpantes, propres à couvrir les tonnelles
et berceaux.
Capucine, — cobée, — dolique, — gesse odorante, vivace, tubéreuse^ de Tanger, — haricot d'Espagne à grandes fleurs, — houblon, — ipomée> — liseron, — trichosantes.
Plantes tnvaces pour bordures.
Petite absinthe, — > aira, — anémone hépatique — anthémis odorante, — auricule, — buis nain^ — fraisier,
— hyssope, — ibéride toujours verte, — iris, — jacinthe, — lavande, — linaire à feuilles d'orchis^ ■— pâquerette, — matricaire, — mélisse, — œillet mignardise, de mai, de la Chine, — narcisse, — origan, — primevère,
— romarin, — sauge, — safran et crocus, — saxifrage,— staticé, — thym, — violette.
Plantes annuelles ou traitées comme telles, pour bor^
dures et contre^bor dures.
Astère reine-marguerite naine, — balsamine, — pied
d^iilouetle, •— < dracocépbale d'Âulrlche, |4ahoii)-«*leptosiphon,'«^peiis(-c, — primërc de la Chine, -«• tblaspi.
demies pour V ornement des eaux.
Acofus, — butome, — cresson, — flecbîère, — iris des marais, — jonc, — Ijsimacbie, — niassette, — macre, — méuianthes, *-^ nénuphar, •'— parnassie, -^ roseau ruban» — ^ populage, — roseâu panaché, •'*-* scorpione des maraisi «^ véronique bécabunga.
Plantes pour rocaiUes et ruines.
Androsace, — arénaire, — caotier raquette, — drave
julienne de espècei, -^ héliotropet — • hortensia, ^^ bypericum si*
nense, -^ linuni quadrifoliumi -— litbrum virgaturo^ -rlantaua camara, — lobelia coronopifoiia, — hederacca, — medicago arborea, — miraulus, — muraltia heisterîa, — niixta, — * pétunia, variétés à grandes fleurs, — pelargoniun), toutes les variétés, — polygala, diverseï variétés, — primula sinensis, — ruta albiflora, — salm aurea, bicolor, leucanlha, ** awainsonia, galegifolia, co« roiiillefolia.
Basses. Arcotis auréola, tricolor, — bouvardîa triphylla, — calandrinia discolor, grandiflora, — isotoma axillaris, — linum quadrifolium, n.irbonense^ — lantana
des Pyrénées, — érinée des Alpes, — ficoïde, — gypso- selîowi, —lobelia arguta, — nierembergîa filîcauHs, gracl-
phylle des murailles, — - joubarbe, — lychnide des Alpes, •^ millepertuis, — primevère, — saxifrage, — sédum.
Plantes de serre tempérée et d* orangerie, fleurissant en été et pouvant sentir à décorer les jardins fleuristes dans la belle saison, soit en les laissant dans leurs potSj soit en les rempotant lors de la rentrée.
Très-grandes. Lopliospermum scandens, — maurandia semperflorens, barkieyana, — polygala speciosa.
GhANDES. Asclepias salicifolia, — cœlestina suflTruticosa, — escallonia floribunda, ^ — fuchsia floribunda. — lobelia rnpa, «— salvia grahami^ splendens, cardinalis^ formosa, — sollya heteroph^Ua.
Moyennes. Alonsoa clegans, incisifolia, linearis, — arclotis grandiflora, scabra, — arlhropodiuni cirrhatum, ' — calceolaria, — chrysanthemum frutesceiis, — cineraria , — escallonia coccinea, — francoa , — fuchsia, diverses
lis, intermedia, calycina, — selago fascicularis, — tagetëa lucida, — verbena melindres, tweediana, venosa, sabint| sulfurea, pulchella, aubletia.
Du Rosartum.
Le Rosarium est un espace spécialement consacré à la culture des roses. C'est là que sont classées les richesses de Tamateur : c'est dans cette pépinière charmante <{U*il a placé tout son orgueuil, satisfait lorsqu'une belle cnlleo* tion de fleurs a salué le retour delà belle saison ou qu*ane nouvelle rose obtenue par lui le récompense de ses soins.
Un Rosnrium est une École' de rosiers comme on établit une Ecole de botanique. Le terrain est ordinairement divisé en plates-bandes larges de 4 pieds et demi sur une longueur indéterminée, elles sont bordées de planches épaisses, peintes en vert, posées sur champ et ne sortant de terre que de la hauteur de 5 pouces^ le bord en est
arrondi. Ces planches sont bien prëférables aux borlures de buis donf les racines dévorent la subsistance des rosiers. Les chemins entre les plates-bandes doivent avoir 4 pieds de largeur.
La fig. i'*9 pi. 8^ représente un plan de rosarium où Ton a ajouté une partie circulaire qui n'est pas sans élégance. Les rosiers à tiges se plantent à 4 pieds et demi de distance l'un de l'autre^ l'on plante, entre deux, un individu franc de pied qui peut être de la raéme espèce qtic son voisin greffé sur tige. Cette méthode donne le moyen de comparer les produits selon les deux méthodes. On
— es -^
place encore de chaque côlé de cette ligne de rosiers une autre rangée francs de pied, ce qui fait, en tout trois lignes de rosiers* On peut établir dans une plantation de rosiers ainsi disposés tout Tordre désirable et étudier les roses ou en jouir de la manière la plus complète et la plus agréable.
Les 6g. 6 et 8, pourraient aussi servir à collecter des rosiers, d'autant que Ton peut augmenter le nombre des plates-bandes , mais alors il faudrait employer un autre moyen pour les border.