‹ Traité de la composition et de la lecture de toutes inscriptions monétaires monogrammes, symboles, et emblèmesChapitre 109 sur 224 · Anépigraphe. Téte, à droite · texte numérisé non relu

Anépigraphe. Téte, à droite

^. Dans le champ i deux FF surmontés d^une croisette et accostés, à gauche, d'une seconde croisette.

Monogramme mixte. Emission secondaire.

Sentence religieuse : c Per cmcem, per Gbristum, gratiâ Gbristi Fralm, Ftdeln Cmctj Fidèles lesu Christo.

Fidelis Fiat Tibi sicut vis. Viri Frolm Deo estote Fideto. Ego Fect et Ego Feram. Grede in Dominom et Salvus eris lu et domns tua. » Croyez dans le Seigneur, croyez dans lesus^hrist et vous serez sauvés, vous et votre famille. (Act., XXTII, 3t.)

€ FtNa, Fides tua Salvam te Fecit, Yâde m pace. » (Luc, VIU, 48.) < 0 mulier, magna est Fides tua, Fiat tibi sicut vis. (Ifath., 45.)

G*est de ces sources évangéliques et apostoliques que cette composition si shnide est sortie, si belle en son langage et si vraie!

CO. DhVCBERTOF. Croix, posée en sautoir, porlanî un C carré à chacune de ses extrémités = Crux Cliristiana. « Crux Clirisli.»

i^. Sans légende. Au centre : la croix traversant un D majuscule, au-dessus duquel elle s'élcvc accostée de sphères = Crux Domina Mundi régnât super orbes.

2i8 DE LA COMPOSITION

Monogramme mixfo. Emission spcondaiie.

Cette composition esl puisée dans les textes sacrés. <i Mirabilis in Altis Domina. »

61. Téte diadémée, à droite. Aordevïnt: une erofac. c Rex iputiâ Christi. »

i}. En monograïQme : t AVE Cru\ ^ostri [e-sii-VJu isli, » Monogramme horizontal mixte. Emission secondaire.

6^. Sans légende. En marque centrale : M placé entre deux abré- Tialifs horizontam.

i^. Croix recroisetiiut cl loi iiiant un losanf?e central.

Los deux ivpos dp ceftn monnaie se lient intimement et la lecture

doit commencer par le signe de la croix.

Le t}pe du l evers esl formé de deux croix : l'une s'élève à gaudie; Tautre, dans une position oppos('e, est à droite et forment ainsi un losange, emblème de force et d'union.

Dans son ensemble, celle composition présente ime haute idée de puissance. Elle a donc cette valeur : « (j ux armatura îirmissima; cnix fundamentuui rirmissimnm. » Cetemlilème, uni au second type, formule celte sentence ; « (a ux finulaineaUim (irmissimum Uagislm Mnndi. Les deux abréviatif» iiorizontaux au-dessus et au-dessous de VU révèlent ici tout particulièrement que cet M doit être i expression de deux noms : }\ngi$tra Uundi. ^

On ne peut échapper à cette lecture; car, à l'époque où nous sommes arrivés, les monnaies mérovingiennes éLaienl toutes chrétiennes à l'avers et au revers. Lorsqu'à l'avers c'était une effigie, celle-ci était alors accompagni'-e d'un signe chrétien, la croix, le losange sacré, etc., etc., et lorsqu'au lieu d'une effit^ie ciHaii un monogramme, on peut prendre .pour certain que celui-ci était l'expression d'une pensée chrétienne qu'il formait seul ou qu'il concoui ait à former.

63. Voici encore une monnaie du même ordre que la précédente,' c'esi-ànlire exclusivement chrétienne, avers et revers; en

marqae centrale : caractère formé dcsletlrcs ADN Saccompagiiées d'une forme sphérique à droite, TA el le D surmontés de rabréviatif horizontal =:Â<Iofiat Dommti^ Noster, Salvalor Orbis.

Monogramme horizontal mixte. Emission primaire.

4. Les lettres V I surmontées de rabréviatif horizQnlaI= VIfla<.

Les deux côtés de cette monnaie sont dans les liens de la plus étroite union; et leur ensemble se doit ainsi traduire : c Aifomit DomintM poster Salvator Orbis Vlvaf . »

Cette monnaie, qui appartient à la période d'anarchie, a dû être frappée à la suite d'une mission, et pour en conserver le souvenir; nous avons eu à constater le même événement au n» 21.

Hais ces monnaies ne sont ni du même temps ni de la même région. Les dispositions elles formes particulières des lettres sont fort dissemblables, les signes et le faire fort différents; c'est de ces mille signes variables que naît le style. Et si ces monnaies n"* 21 et 63 ont pour objet de constater des événements chrétiens, elles le font avec des caractères qui variaient ici selon rinspiration de la volonté créatrice et selon la manière propre au pays où elles sont nées, où elles ont été fabriquées. {Voir le 2f au des monnaies supplémentaires,)

Au point de vue chrétien, rien n'est plus intéressant et pliis attachant que l'étude et la lecture de ces types, comme aussi rien de plus précieux que ces monuments monétaires se rattachant à de tels événements et nous conservant le souvenir de ces missions accomplies sur les points les plus éloignés de la Gaule, faisant entrer dans le sein du christianisme des populations encore déshéritées des lumières de la foi.

Quelques numismates ont pensé que l'inscription Y I peut être un chiffre exprimant la valeur de h monnaie. Nous répondons que peu de monnaies de la période où nous sommes expriment cette valeur, et qu'ici ce n'est pas possible; que le signe horizontal abréviatiî' démontre péremptoirement que l'inscription VI n'estpoint un chiffre, mais bien l'initiale d'un mot.

G4. Les deux lyiics du ii" ivi que mous examiiiojis, sont Tt'xpressioii d une même sentence; c'est dire qu'ils se lient intimement. La série de petites sphères qui accompagnent ces types, k' double degré de sphères au-dessus desquelles ils sont élevi's, I M mouogiammatique renfermant la croix, et la suite df Lrui.s liiangles, autant que permet d"eu juger Tétat de la pièce, signalent d'une manière éclaUiiUe le caractère chrétien de cette composition.

A Ta vers, en marque centrale, entouré et élevé au-dessus d'un degré formé de points spiiéi i(]ues : AVE.

^. En marque centrale : M renfermant la croix et accosté à droite de trois triangles = Maria potentissima Mater lesu- Christi. — On saisit l'ensemble en rapprochant la double inscription de l'avers el du revers ~ AVE MAftIÂ, salut Marie toute-puissante mère de L-G.

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