NAMVCOC. Téle, à droite
^. ADELËOM. Au<Hiessus d'uu soleil : croix basée.
Le soleil a une double fonction, celle d^êtra point initial et point final de la légende» et celle de se combiner avec le symbole de la croix : c Grax super orbem, super astra orta est. » Cette composition est sortie des textes sacrés que nous avons cités au n* 47.
66. Tète diadt'mée, à droite; croix et lys au-devant = Ghristus cl Maria.
^. f OTONEAS. Au centre : PNS liés en monogramme horizontal. Ce caractère bien composé est une évocation de POraison dominicale, PATËR NOSTER, la plus belle des prières donnée à la terre par son Créateur, donnée aux hommes par leur Sauveur. «Sic orabitis, » leur dit le divin Rédempteur : « Pater noster qui es in cœlis, sanctificetur nomen tuum, adveniat regnum tuum, fiât voluntas tua sicul in cœlo el in terrâ, i>anem nostrum quotidianum da nobis hodiè et dimilte nobis débita noslra sicut et nos dimittimus debitoribus nostris
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DBS INSCRIPTIONS MONETAIRES.
et ne nos inducas, in teuUUonem sed libei-a nos a malo;
amen. »
C'est l'abrégé de tout l'Evangile, disait Tertulliea : « Brevarium lolius Evangelii. » Que Tori médite cette prière et l'âme pleine de Dieu, de grâces et de pardon s'élèvera dans les régions^ les plus sereines. Nous avons été heureux de trouver l'évocation de celte divine prière sur nos monnaies mérovingiennes. Nous l'avons rencontrée, tout entière, gravée sur des monnaies d'un âge qui nous touche, mais appartenant à d'autres nations. Dans le même ordre d'idées, celte composition peut aussi s'interpréter : « Voter Nosfer Srrra No5, » et celle formule est née aussi d'une autre oraison dominicale, d'une prière que le Christ adressait à son Père pour ses disciples et les fidèles qui devaient s'attacher à son Evangile. « Pater saucle, serva eos in nomine tuo, quos dedisti milii, ut sint unum, sicut et nos. » (Jean. XVÎl, H.) Quelle prière encore I quelle mansuétude, quelle miséricorde, quel trésor de grâces et d'union en lesus-Christ demandant à son Père que les peuples qu'il lui avait donnés lussent ctt» comme nous sommes, » « Ut sint unum sicul et nos! » Quel ineffable langage! quel amour divin de Thumanité! Comme celte religion de'ï.-C. est profondément divine et humaine en même temps! et comme aussi ces types monétaires, qui en rappellent les préceptes, les prières, les symboles, doivent nous être cbers et sacrés!
67. Tête diadémée, à droite. Au-devant : le losange sacré. « Rex per sanctam Trinitatem. y
^. f DEORERIVSMON. Aucentre: Me Signe Magistral; 2« les lettres NES liées entre elles et au signe magistral.
Monogramme mixte, horizontal; émission primaire.
Cette composition se rapproche beaucoup de là précédente, et, par ce motif, nous les arons posées côte à c6te, aûn que Ton paisse les comparer et saisir les différences trè»-fondamentales qu'elles présentent.
Le monogramme ici est mixte, et son initiale est non une lettre, mais le signe magistral, c Signum diviHagistri. > c Nagister. > (Voir
222 l)R LA COMPOSITION
le »« 18 du 6* labUau H les textet qui y sont relatifs, p. 150 et snir.) Ce signe reconnu, le monogramme se lit sans difficulté : < Magister Noster Edoce Nos. » II- faut rapprocher ces n'^'^ 07 et 66. Quels sentiments chrétiens évoquent ces types ! quelle foi vive les a dictés, les a gravés! Admirons cette foi de nos pères, et comme eux aimons lesus-Glirist.