‹ Traité de la composition et de la lecture de toutes inscriptions monétaires monogrammes, symboles, et emblèmesChapitre 123 sur 224 · ROTO.MAGVS. Dans un cercle, croix cantonnée de quatre · texte numérisé non relu

ROTO.MAGVS. Dans un cercle, croix cantonnée de quatre

points cardinaux.

Croix au centre d'une spbère rayonnnat à quatre autres spbtVes cantonnées de' quatre triangles portant une petite sphère.

Ce monogramme, comme le précédent, est m emblème. Il offre la figure de rintérieur d'un temple chrétien; ce que révèle la croix qui est au centre.

On saisit la distribution de ce temple avec ses autels principaax et ses chapelles latérales.

Mais Temblème, par les figures, parle son langage comme le monogramme par lettres = € Crux est {undamentum : Crux et trinitas ubique. Crux illuminât in aîternum. (Vf>ir le 5" tabkau, 9, 12 é iS, et aux texiet, (il. IX, ch. V, p, 100 ei sm,)

lut. i Lt'gcnde illisible. Croix cantonnée de deux sphères et de deux losanges =: « Crux ubique unit et rcgnat. y»

^. Sans légende. Au centre : verticale de la croix, coupée par deux initiales de Ghristusj formant un double Altahum, et

DES INSCRIPTIONS MONÉTAIRKS.

snrmonté d'an Delta symbolique, IcrmiiK' par V\ initiale de lesQS. Globes, sphères et losanges, les un:; contenn!^ piure ces signes vt les aulrffî les entourant. « Crux DEl lËsu- Ghristi craclfixi ubiqaeÂltahum firmissiiDun, in «teronm. >

Cette composition est entièrement emblématique. Pour en bien comprendre toute la valeur, il faut se reporter au 6« tableau, n~ i, t), 7, 8, 9 et 10; et aux textes, tit. X, diap. 1*^% p. 120 et suiv.; aux chap. Vn et suit., et aux p. 128 et suiv., ainsi qu^au 4« tableau, HP 4, et au 5«, n<» 1, 2 et 3, et aux textes qui y sont rctatifs, p. 64, et au tit. IX, ch. I, Il et III, p. s i, 85, 86 et suiv.

102. Légende illisible. Croix cantonnée de quatre points cardinaux.

Légende emblématique illisible. An contre : horizontal, lettre initiale de lesus: <;roix à l;i hase: Jeux sphères entre la croix et l'inilialc divine: ;iii-(lessus de celle-ci, un trait abréviatif iiorizoïiial. a lesus posuil crucem fundameutum in œternum. »

Monogramme mixte, vertical. Emission secondaire.

(Voir au 6'> tableau, n» et au tU, X, ch, /«', p. 120 et euir.; au 5' tableau, n^9à 15; et aux textet, tit, IX, eh. V et smr., p. iOO

103. Légende illisible. Croix cantonnée de quatre sphères aux points

cardinaux.

% A la base, X, symbolique du Christ; au-dessus, le triangle sacré accosté de trois sphères et en ayant une à son centre. = Christus est fundamentum et Deus ad se ipsum trahit oi4)es : t Cdm exaltatus fiiero a lerrfl omnia ad me Ipsum traham. • loan. 12, 32. (Foîr au 4^ tableau, w> 4, èt aux textee, 64; au 5* tabkau, a*» 1, î et S, et aux textes, p, 84 à 90,)

104. Voir celte monnaie au n« 4 de la planche des monnaies sup-

plémentaires.

H en légende circulaire : H répète aiiiour de la croix; au centre : croix accostée des quatre points cariliiiaux.

Il faut apporter une attention toute partirulière à l'élude des iégcndtis cmblémaliiiues (le la numisaiali(iiiP iiorniatidr.

ComniP nous l avons ♦'•labli dans notre doclrine, souvenl les légendes nous parlent par emblèmes, coinme les types monétaires du centre. ( Voir au tableau, n<* 10, et la texte p. iOSel f04.)0r\di lettre que nous voyons, se répétant autour dp la croix sur ( elte monnaie, nous offre nn sens en harmonie avpr le siime éternel de la Rédemption. Et d'abord quelle est cette letti-e? Elle alïecle la forme de VU. Or. il est const4int que dans les insrriiitîons antiques, TH subsiiluait l'E, se mettait souvent à son lieu et [ilace. et nous l'avons enseigné et indiqué sur le Ujbleau dt's lettres. \ Tnljleau t'«, n*' S, lettre //.)

Nous nous sommes en cela ronloiTué à une opinion reçue, mais, pour nous, ce qu'il y a de mieux t'-fabli, de plus conforme à la véritable science, r.'est qu'il n'y a point ici sub.stitution de lettres. La lettre que nous voyons sous la forme d'un H est parfaitement bien un E. c'est IV» des Grecs :r:HTA, lettre (|ue la tradition a conservée, comme elle a heureusement conservé tant d'auties choses, romme elle avait transmis aux Mérovingiens et conserN é sur leurs monnaies l'exergue « (X)NOB. ^ C'est donc l'IK majuscule des (îrecs, (jui est inscrit en cercle autour de la croix et qui exprime cette pensée: « iEternitas. in a-lernum. et cette li'gende se combinant avec le symbole de la Rédemption t iMi'l cette sentence : « Crux ubique et ina termiiir > Cette belle légende nesl-elle pas un enseignement de PEglise catiiolique, apostolique et romaine? C'est le cri de cette sainte Eghse, notre mère. « Crux ubique et in aiternum! »

ï|. A Ja base : la croix ; au-de.ssus Tc/s horizontal accosté de deux C carrés, lettres initiales de Christus, et couronnés da Delta terminé par TI, initiale de Jésus. Ces emblèmes accostés de quatre formes sptiériques < Beus lesus-Ghrittw Sakaior posait crucem ubique fundamentam salutU» » Monogramme mixte. Emission primaire.

(Voir le 4* tabkau, w4;le5^ tablem^ n<» /, 2 et et les textes mix j». 64t 84 et $m.)

Un (îernipr conp-d'œil sur la numismatiiiiu» normande.

Que soal intéressiiiiUi et remarquables ces ty|M"s moiu^laires de i aiitique numismatique normande! qu'ils sont admit ililes par l'originalitô mémo de leur composition! On les pcui diviser en deux grandes calcgoiies au point do vue monogrammatique.

A la chute du monogramme carlovingit'ii, i.'i numismaiique normande devient exclusivement chrétienne. C'est toujours la croix monétaire, et tout d'ahord, correspondant à la croix, c'est le temple chrétien. Mais bientCit celui-ci dégénère, et de sa dégénérescence naissent des types nouveaux.

Ainsi devenue exclusivement, chréiienne, la numisnialiquc normande n'adoptera que deux modes monogramraaliques.

Elle sera monogramme mixte ou monogramme emblématique, c'est-à-dire sans aucun mélange de lettres. Elle constituera un emblème proprement dit. Nous l'avons étudiée et analysée sous ces deux formes. Mais que de combinaisons encore nous offriraient de ravissants détails! n nous fant renoncer à les éditer! Nous avons analysé, décomposé plus de cent de ces ^onkl)înaison8 si. variées, si expreçs,iye§..et sirVives de fol. Pour les reproduire,* et tant d'antres appartenant aux divers monnayages des anciennes Gaules, il faudrait des yplumcs, et unJel développement entraînerait à des dépenses que nous ne poumons supporter et nous mènerait aussi auHlelà du but que nous nou^ sommes proposé, *qai est d'enseigner notre doctrine aveç^M (yp^s principaux.. et assez. .complets de chaque contrée de noitre France.

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