f GAVFBIDYS. Croix égale
4. f BRITAMIB. En marque centrale : triangulairement dis> posées, les trois lettres I S V. Sur tous les exemplaires connus, les lettres I, S sont toujours à la base; le T est toujours au sommet dn triangle. =: c letus Saitts, luus Sakaior yitœ, > € Jutu Via Saluf is. »
Monogramme triangulaire disjoint. Emission primaire.
Ce lypc, qui s'est continué pendant deux règnes, se pose également à l'avers et au revers, ayant en légende soit le nom du prince, soit le nom national DRITANIE. C'est donc un symbole relativement indépendant, ou plutôt également affirmé par le prince et le pays.
C'est un emblème chrétien, et la monnaie qui le porte est exclu- . sivement chrétienne à l'avers et au revers.
On a voulu voir les mots VIS ou lUS dans ce monogramme trinitaire, qui constitue une sentence chrétienne, « lesus Sal vator VitsSj » puisée aux sources des livres saints.
c Dominus Protector vit» me» à quo trepidebo; Domine ilinminatio mea et salus mea quem timebo. (Ps.) Et misericordia tua subsequetur me omnibus diebus vite mm; diligam te, Domine, fortîtudo mea. Dominus firmamentum meum et liberator meus. Deus meus, adjutor meus. . . Protector meus. . . et susceptor meus. > Et sous le Nouveau-Testament, le chrétien s'écrie : « lesus salus vit», lesus sal* vator vit». » lesus le salut de la vie! Tpsus le sauveur des hommes!
Avant rinterprétalion, selon Tordre des idées chrétiennes sous Pempire desquelles ce type a été composé, on proposa^ trois lectures : c 1» Sùù Quel serait le sens de ce mot? On ne le sait. 8» lus; 3° VIS.
parce que nous y avons trouvé des types d'cniisAioa [Jiitjiaire que nous eussions vainement cherché ailleurs, ce sont les catalogues des collections mises en vaste donnant la gravure des monnaies les plos rares et les plus remarquables. Keus émettons le vœa que ces catalogues soient envoyés à tons les numismaies ; il y a tout avantage à prendre ce soin.
n y a dans oas deai mots an moins mi sens qui paild à nnteUigence — lus — Vis. — Le droit est nue forée, et cette force du droit devrait même toujours être dominante. Mais ce monogramme
peut être une arme à deux tranchants, car il en est qui le pourraient ainsi interpréter : VIS — lus, la force est le droit. Nul pouvoir se respectant n'a pu invoquer une telle maxime et surtout 7 faire appel en un monument anthentiqae comme la monnaie.
Nais revenons à ce qui est. Ce monogranune triangulaire constitue une sentence chrétienne : « lesus Salua Vit». lesus Salus, lesns Sal- • vator. 1 Et si on combine cette inscription avec le sjrmbole de la croix de Tavers, on a cette pensée chrétienne : c Grux lesu Salus vil». > La croix de lesus salut de la vie; et cette sentence ainsi composée nous rappelle le peuple hébreu décimé par la multitude des serpents qui l'avaient envahi : c Et Locutus est Domînus ad Evm (Moïse), fiic serpentem sereum etpone eum pro signe, qui percussus aspixêrit eum r«wl; > et ne doit-on pas dire surtout ces paroles de la croix : < Pone eam pro signo et Vives? 1 Et ne trouvons-nous pas dans tous les livres saints cette pensée étemelle de Dieu sauveur et protecteur de la viet
Aim IV 1064-1118.
ilO. t ALANVS DV. Dans le champ : en monogramme cruciforme disjoint, quatre croissants adossés, surmontés du paraclesis = Chrislus consolalor, deux fois répété. '
]Ê|.. t RËOONiSGiVlT. Croix pattée.
' Que le type n" /iO est de création directe et non un type de transiiion de la croix égale a la croix ancrée.
On a considéré le présent type comme une transfoi-mation première de la croix é^^te monétaire, comme un passage de cette croix au type de la croix ancrée.
On reconnaît donc que les deux marques centrales de cette
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monnaie sont exclusivement chrétiennes à ravers et an revers. Mais quelle est la valeur du nouveau type?
Tout d'abord, nous ne le considérons point comme un type de transition de la croix égale à la croix ancrée. Des siècles avant cette , monnaie bretonne, et à la première apparition des types chrétiens, était né le type de la croix ancrée; on ne peut donc attribuer la création de ce type, la croix ancrée, aux créateurs des tjfpes bretons. On a commis là un anachronisme incroyable 1
Le type que nous examinons est donc un type indépendant, un emblème appartenant à la volonté qui Ta créé en toutes ses parties, sans esprit d'imitation de la croix ancrée. Nous ne trouvons même dans ce type ni la verticale ni l'horizontale de la croix; celle-ci n'en n'est donc pas la base. Ce type en présente bien comme une forme extérieure, en monogramme disjoint, en quatre lettres sans liens entre elles, mais posées deux verticalement, deux horizontalement; elles pourraient offrir une iigure cruciforme, mais ne constituant pas pour cela môme une croix véritable. Donc c'est un type particulier, un type à part que nous avons sous les yeux.
Nous serions même tenté de considérer ce type comme un type générateur. C'est de lui qu'est issue la rosace et non de la croix ancrée. La rosace est une dégénérescence du type que nous examinons, c^est rémission secondaire de ce type, elle en a donc la valeur,
A notre point de vue, que Ton considère la rosace comme iasaà de ce type ou de la croix ancrée, elle n'est point altérée dans sa signification et dans sa valeur emblématique. Elle reste un emblème chrétien dont les éléments seront toujours les initiales divines, ou l^ine d'elles, déterminées ou qualifiées par les autres lettres on signes de salut qui les accompagnent ou les couronnent.
Le symbole que nous examinons est formé de deux éléments : le croissant et le paraclesis. (Voir les n'>' 2 et S du4« tableau^ et au texte^ p. 63.).
Les deux symboles de l'avers et du revers se lient intimement, et la croix étant le premier de ces deux symboles, c'est par elle qu'il en faut commencer la lecture. « Cmx Christ! consolatoris i € Cmx salvatoris cœlestis consolatrîx ubique régnât. »
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