‹ Traité de la composition et de la lecture de toutes inscriptions monétaires monogrammes, symboles, et emblèmesChapitre 126 sur 224 · t GONANVS GOH. Monogramme conanien · texte numérisé non relu

t GONANVS GOH. Monogramme conanien

Ce monogranuae est vertical mi-parti accompagné de deux lettres en vedette. {PI /F, «• i€7.)

Nous trouvons le nom et le titre du pruice dans la légende; selon nos principes, nous ne devons pas le retrouver dam le monogramme qui remfUi le clmmp de lu mmmie, et de fiait il ne s'y trouve pas.

Kous rencontrons aussi dans ce monogr^me Tabréviatif an trait aigu, dont nous allons reconnattre la ftmctioiL

L'inscription conanienne se divise eu deux parties. La première présente tout d'abord la grande lettre monogrammatiqne B. Cette lettre dit le nom da peuple auquel appartient la monnaie, le nom du peuple dont le prince qui fi appe cette monnaie est le sonverain. Elle est la lettre initiale de Brit, éciit, par suspension, ponr BrUtan- y norum* Ses deux traits supérieurs et inférieurs s'étendent pour saisir et reKer les autres lettres qui vont se grouper autour d'elle et composer le monogramme. Cette lettre monogrammatique, équipoUent des premières lettres Br, comprend entre ses traits horizontaux ri de Brit, le sépare de l'N qui est posé à droite et le rattache amsi à elle-même. Enfin, au-dessous du grand trait horizontal inférieur, nous trouvons le pelit t final de Brit placé en vedette et parallèlement au c minuscule placé en vedette à la partie supérieure du monogramme; G, est la lettre initiale dn second mot à trouver.

Mous savons que les lettres en vedette, parallèlement posées en haut et en bas d'une composition monogrammatique, sont initiales

et finales. C'est donc, une difficiiltt'' vaincue que de connaître l'initiale du second mot à trouver. Après le c, vient l'abréviatif triangulaire dont nous avons expliqué la fonction (p. 40 el suiv.). C'est le Irait suppléant la lettre nécessaire à la formation du mot. La letli e siipiil» ( ( est rO, ce trait est donc égal à 0. Celle seconde partie du monogramme est ainsi éccrite : C c'est-à-dire 00 W N

S S veriicalemeuL disposes.

Reproduite en lettres posées selon Tusage ordinaire, cette partie du symbole donne la syllable cons, abréviatif de consul. La composition monogrammatique entière doit donc se lire ainsi : BRlT-cons=: Brilanui/rum Consul.

Pour plus amples développements, voir notre deuxième élude sur la numismatique bretonne (Rennes, 18G7).

Ce type a été très-répandu en Bretagne. H a été frappé à Nantes comme à Rennes, mais les monnaies de Nantes, à ce type, sont fort rares. Il a survécu à Conan II, et a été imité. Il a été frappé par Geoffroy, comte de Rennes, frère de Conan.

HOEL 11 — 106A-10ijG.

108. t DVX BRITANIiË. Âu centre -: I initiale de lesus, accosté de quatre croissants ou initiales de Christ affrontés et séparés par deux traits abréviatifs triangulaiies. Les et 3» croissants ou initiales du Gbrist comprennent un point sphérique ; au-dessus et au-dessous de TI central, un trait abréviatif horizontal. Ce trait horizontal el les traits abréviatifs triangulaires répétés révèlent que l'on doit répéter les noms , auxquels ils s'appliquent « lesus-Cliristus Oriens » « Icsus- Cliristus complexit orbem. d ( Voir au 4" tableau len^ i, au 5« tableau les io, 16 el fS; aux textes, p. 59, 62, i 08 et iuiv., 11â, 417 el smv,, ch. X du titre IX.)

Ce moQogramme, fort remarquable, est très-régulièrement composé.

DBS INSCRIPTIONS MONÉTAIRES. 279

Il doit flxer Tattention par sa forme exceptionnelle. Nous avons dit que dans la composition de leurs monogrammes et emblèmes, les volontés créatrices de ces types du moyen-âge avaient souvent visé au double but d'évoquer en môme temps une sentence chrétienne et la pensée du pays. Nous en trouvons ici un nouvel exemple. Par sa forme exceptionnelle, ce monogramme semble présenter un double B, lettre initiale. de BhtaniÂ, et, par conséquent» évoquer la pensée du pays.

108 bis. (N'' 8, des Monnaies supplémentaires, pl. dernière.)

f DVXBRITAN^E. Au centre : quatre cioiss;m(s ou C opposés, les 2*^ et 3« comprenant une sphère, trait abrévialif horizontal ; au-dessus des croissants ; irait abrévialif vertical à gauche.

ToUà une dégénérescence du type précédent bien caractérisée. VI grande initiale verticale a disparu; restent les quatre croissants combinés avec deux abréviatifs et deux sphères.

Si la composition première, n« lOS, n'avait eu pour but que d'exprimer le nom du pays» cette composition secondaire n'aurait plus aucun sens. Hais le type de ces monnaies est un type chrétien; aussi, quoique dégénéré et privé du grand I central, lettre initiale de lesus, ce type secondaire, que nous exaDdinons, conserve encore une valeur et nous dit encore : « Ghristus Oriens » « Giristus complexitorbem. i» [Voir au 5» tableau k$ w>* 15, 46 et et aux textes p. 6$, 440, 44S et 447) (1).

(l) Après avoir suivi les divers types bretons, soït sur notre propre collection, soit dans la Remie numismatique, soit dans Bigot dont l'ouvrage a été priocipalêment composé sur la collectioii que noos possédons, soit dans Poey-d'Avant qui, venu après fiigol, a pa ajouter quelques types, nous' avons trouvé dans Poey-d*Avant ce type w> 108 bù^ d'émission secondaire, si jostifiealif de nos principes sur Timportance de reconnaître les émissions, que nous avons cm devoir le donner aux monnaies supj^émentaires, ne Payant point connu lors de notre premier trayaîl. Notre œuvre est comme nn complément et une mise en valeur de toutes les monographies et autres ouvrages qui ont édité nos monnaies. Une source à laquelle nous avons été heureux de puiser,

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