NANTES
GËOFFBOl, GOMTË DE NAiYTES — 1156-1158.
112 f GâVFRIDVS. Croix formée par quatre tiges de lys s*élennt
d'une sphère centrale.
^. -i- DVX BKITANI. Au centre : Lys symbolique s'élevanl d une sphère qu'il recouvre soutenue par le triangle sacré, l'ensemble formant une figure cruciforme cantonnée de quatre sphères = « \irgo Marm Iramaculata, ubique a Deo potentissi&a, protectrix orbis. >
Sous le lys symbolique, c^est une figure de Marie,' la Vierge immaculée.
Ce lys, par sa forme, semble se composer de deux croissants, initiales du nom du Cbrist; et Tensemble, triangle sacré, Delta symbolique à la base, sphères, lys, prend une .modalité cruciforme comme pour évoquer à la fois les plus belles et les plus hautes pensées chrétiennes. C'est un type ici tout religieux; il est sur cette monnaie dans toute sa pureté primitive, il n*y a rien de politique, rien d'étranger à la religion; cette monnaie est chrétienne à Tavers et au revers; et comme la composition de Tavers est en harmonie
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avec celle du revers Cette monnnie est une véritable médaille de piété. On sait, du reste, quelle vénération Nantes a toujours eue pour Marie, Vierge immaculée, mère du Rédempteur des hommes.
Cette figure du lys symbolique nous apparaît ici près d'un demisiècle avant qu^elle soit devenue Temblème politique ûes, rois dé France. Ainsi que nous Pavons établi dans notre doctrine, le lys était un spnbole religieux de longs siècles avant que Louis VII le (Cueillit au sein de la chrétienté pour en couvrir et protéger les drapeaux de la France.
Pour bien comprendre toute la valeur de ce type si remarquable, il î&nt se reporter au 5« tableau, n<» 1, 2, 12, 15, 16, 17 et et au titre VIII, ch. p. 57 et suiv., ch. III, p. 62 et suiv., ch. VU, p» 64 et suiv., ch. VHI, p. 66 et suiv. Jusqu'à la page 76.
COMTÉ DE PENÏilIÈYRE
Les comtes de Penthièvre, puînés des ducs de Bretagne, se sont arrogé le droit de battre monnaie, et, plus d'une fois» ils ont tenté d'usurper le pouvoir ducal.
Le type de Penthièvre fut la tête guingampoise à Tavers et la croix au revers. Nous n'avons donc point à nous occuper de ce monnayage; le symbole de la croix ayant été par nous expliqué avec beaucoup de détaUs. {Vmr le tf* iûbkau et te litre X, p. 120 et suiv.)
Deux exceptions se .sont produites sous Eudon qui voulut s'emparer de la personne et de la couronne de Conan II, son neveu, dgé de quelques mois à peine.
La première monnaie d^Eudon fut une mcmnaie de partisans.
Dans sa première tentative d'usurpation, Eudon avait contre lui tous les seigneurs bretcms, il essaya alors de s^appuyer sur la bourgeoisie, sur les citoyens jouissant des droits de la cité. Et de là le type monétaire, le seul que nous examinons. Le deuxième type d'Eudon est le temple létrastyle, il a été créé par lui lors de sa seconde tentative dHisurpation.
(1) On peut voir l'avers do ceUc uionnaie soit dass la Bevm- «tumtMna* tique, soit dans Bigot, soit dans Poey-d'Avaut.
DBS INSCRIPTIONS HONÉTAIItES. 285
113 f EDODVÎXIIITAIIII. An centre, en monogramme : BIl CIVES; point final. La grande lettre«iiationale B est formée d'nn grand î et des deux panses du B en forme de G surmonté (Pun troisième C, lequol s'unit dans la lecture avec le grand 1 et forme ainsi la première sjllabe de Cives. Les deux I ou traits abréviatifs horizontaux qui séparent les trois lettres V, E, S. sont en relation avec la grande initiale du nom national et complètent ce nom. C"estun appel de la part d"Eudon aux citoyens des cités = BRITMLE CIVES — Citoyens de la Bretagne !
La composition de ce type offre une aatre habileté de la part d'un prince dont les historiens ont tracé ce portrait : < Vir calidus, subtilis, in annis bene doctus. » Le grand I séparé des trois C qui lai font face pouvait être pris par beaucoup, dans ces temps où la religion chrétienne exprimait ses sentences sur les monnaies, pour un emblème religieux.
Au revers de celte monnaie, c'est une croix, pattée.