‹ Traité de la composition et de la lecture de toutes inscriptions monétaires monogrammes, symboles, et emblèmesChapitre 130 sur 224 · ANJOU · texte numérisé non relu

ANJOU

Nous avons vu, pl. l""*, n» 7, et p. 182, une monnaie frappée à Angers, sous les Mérovingiens, gui présentait un type chrétien d'un grand intérêt. Des siècles avant Tépoque des comtes d'Anjou, Angers était un atelier monétaire puissant.

Les comtes souverains de cette riche contrée furent extrêmement fidèles au monogiauiinc Ju. cumte Foulqucs-Nerrn. le premier, inscrivit son nom sur les monnaies angevines, t VLCO. Ils y furent si fidèles que, jusqu'à Charles h^j ses succcsst-urs, quoique portant un autre nom, conservèrent le^ monogramme FVLCO en marque centrale sur leurs propres monnaies.

Nous avons donné ce monogramme au i*^ tableau, n^ 6, ûg. et nous avons même trouvé une preuve en faveur de l'un de nos principes, dans la composition de ce monogramme, aussi Tavons-

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nous analysé avec soin au tit. Yl, ch. III, p. 36. 37. C'est une composition très-importante à ce ptint de vue, aussi prion&'noas 4e s'y reporter, ne devant pas la reproduire ici, poisqnenoos Pavons précédemment expliquée.

Nous passons donc immédiatement à un monogramme anfevin, qui n'a point été apprécié comme il doit Fétre.

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CHARLES I«r — 4246-1285.

114. + CAROLVS COMES. Croix canlonnt'e : au h"- d'un Oméga el

au 2« d'un lys. Kous signalons ici une dégénérescence du type primitif de Foulques. Toutes les monnaies de ce prince portent suspendus à l'horizontale de la croix ï Alpha el ^ XOméga. Sur la présente monnaie, Charles a substitué le lys politique n F Alpha; néanmoins on doit conserver à cette composition son sens antique : * Crux Alpha et Oméga. »

i|. ANDEGàVëNSIS. En monogramme : GAROL. Ce monogramme n'a .point été la. On a continué d'y voir le type de Foulques. C'est une erreur évidente. Ce type cruciforme est, il est vrai, dégénéré, ainsi leCdeCarolusprésenteau centre un trait qui devait se lier à une croix rattachant l'ensemble du monogramme; à la partie sup(^rieure sont les deux lettres liées AR (nous avons trouvé cette forme moins dégénérée sur des monnaies de Gliarlemagne) ; l'L et FG se saisissent, et cette composition nous donne CARLO ou CAROL.

Qu» Charles /«^ n'a pas continué le monogramme FYLCO»

115. Obole du denier précédent. Les légendes sont identiques et les

types le seraient si le monogramme CARLO notait encore plus dégénéré sur cette obole. H résulte de Pexamen attentif dei ces deux derniers types que Charles I«n'a point, comme on Ta cru jusqu'ici, continué le monogramme de Fulco, et qu'à celui-ci, au contraire, il avait subatitné son propre monogramme.

Que le type des deux clefs est né par dégénérescence du type

de Charles!'''.

lie. f t K. RËXtSIGILIË. Deux clefs |ceol^'s.

% * G. ÂliDEGAVIE. Croix cantonnée d^nne conronne etd*ttD lys.

Ce numéro nous offre le type des deux clefs qui dura assez longtemps; cependant il subit à son tour les efîets de la dégénérescence et finit par -se changer en couronne.

I^oiis avons donné ce dernier type pour établir les etfels de la dé- / générescence et la filiation des types. On voit, en effet, par le rapprochement des nM 114, 115 et 116, comment s'est engendré le type des deux clefs dont on relronve les principaux éléments, le pêne, ^ Panneau et la tige, sur les n« 114 et 115. An titre YIl, ch. VI, g 4, p. 55, nons avions mentionné cette filiation comme se trouvant reproduite n« 4 du 3« tableau. Nous réparons ici un oubli.

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