MAINE
La numismatique du Maine a été approfondie par un savant nu-* mismate, M. Htk hcr.
Elle a eu un type trùs-répandu que des numismaie» ont vu se reproduisant un peu partout, même en Bretagne, alors que les ducs, >oii\priins de celle province, frappaient la monnaie la plus autonome qui se puisse voir. "
Le type qui a le plus fixé notre attention est celui des quatre frontons de temple en croix. C'est le premier des types mançais, nous y arrivons donc immédiatement.
N« 10. (M&nnaiês mpplémmtairet, pl. dernière.)
i GRATT A DT r.FlX. Quatre frontons de temple en croix coupant la
légende.
j^. CIHOMAHIS GIVITAS. Croix.
Des aperçus chrétiens auxquels se sont parfois élevés les
nmiismates modernes.
Lorsque M. Rucher, inspiré par la belle composition que nous avons sous les yeux, démontrait la dilTusion du type de la croix, il s'életait vers les hauteurs d^où il faut voir et juger ces grands types chrétiens, il nous ouvrait la marche etuous montrait la voie à suivre. N'est-il pas admirable que chaque fois que des numismates, esprits d^élile, ont voulu étudier avec soin, approfondir la numismatique de leur pays, dans le moyen-âge, numismatique mérovingienne, royale ou féodale, ils sont arrivés à des types tous chrétiens, exaltant la croix et évoquant des sentences divines. Ainsi en ont jugé parfois MM. de Saulcy, Lenormand, de Longpérier et d'autres encore ; mais tout particulièrement M. Hucher pour le Maine, M. Deloche pour Limoges, MM. Cartier père et fils pour Chartres, Tours, Blois.
Oui, tous ces signes gravés sur ces monnaies nous parlent, comme nous parlent ces compositions admirables, écrites en dentelles de pierres aux frontons et aux sommets de nos temples gothiques; nous croyons avoir démontre ce langage au tit. VIII, ch. III, p. 62, et au ch. XÏII, p. 81 et suiv.
Voici donc une composition qui nous parle sous la forme extérieure de quatre frontons de temple. Que dit-elle donc? Quelles pensées évoque-t-elle? Tour pénétrer son secret, on n'a qu'à la décomposer. Si nous Texaminons avec soin, nous y lirons cette sentence chrétienne, proclamée aux quatre points du ciel : <( Crux Dei Domiiii Noslri lesus-Christi ubique. s « Croix de notre Dieu I Croix de Notre-Seigneur lesus-Christ. » Le symbole de la croix est au sommet, c'est par ce symbole (jue Ton doit commencer la lecture; au-dessous de ce symbole, ifest le Delta symbolique a Deus Dominus! » au-dessous du Délia c'est TU et TN tout à la fois, et à la base c'est l'initiale I de lesus. De là la lecture que nous venons de donner: c Crux Dei Domini nostri lesu-Christi uhiqne rcgnaî. s Au centre, point linal = IHDf . (Voir au 2'' tableau, les lettres D H N, et au 4% ri et le Delta symbolique, et au tit. VIII, ch. V, p. 64.)
DBS INSCRIPTIONS MONÉTAIRES.
BRBiavr I«r 4015-1016.