DE LA NATLUE ET DU CARACTÈRE DK SES TYPES, EMBLÈMES ET SYMBOLES
Les monnaies, depuis la conversion des empereurs, restées politiques, se parèrent cependant d^nn signe chrétien.
Les signes chrétiens qui, les premiers, apparurent sur la monnaie impériale, tarent la croix, le cbrisme, le globe crucigère, trois divins symboles.
Les rois Burgondes et Francs adoptèrent d^abord le système monétaire des empereurs. Mais bientôt ils substituèrent au type de la Victoire celui de PAnge portant la croix; puis peu après la croix remplit Tun des côtés de la monnaie, avec ses divers emblèmes et attributs; et enfin on vit le signe chrétien sur Tavers et le revers, soit exchisivement, soit pour ajouter une valeur «particulière au type que le symbole chrétien accompagnait. Nous expliquerons le sens et la valeur de ce signe selon les diverses applications qui en ont été faites.
Sous les rois de la seconde race et généralement dans les pays qui furent longtemps livrés à des guerres intestines, à des com-
DE LA COHPOSmOM
pétitions de pouvoir, les types symboliques furent plus souvent politiques; et néanmoins, en ce cas, la même monnaie était frappée d'un côté au signe de la croix : couvrir les monnaies de ce signe divin c'était, dans Tesprit des peuples, appeler sur eux les lïénédicâonft da Glfil, et ce signe y sera religieusement consenré pendant plus de quinze siècles; ce n*est que depuis bien peu d*an< nées qu'a été supprimé cet hommage rendu au divin Sauveur des honunes.
De Ui une grande division des monnaies mérovingiennes et féo> dates; — monnaies religienses, — monnaies politiques.
Pour saisir la nature et le caractère des types, la nature et le caractère des symboles, des emblèmes et des légendes qui les composent, pour en pénétrer et en fixer le sens, il est nécessaire de connaître Tétat social et par suite parfaitement l'histoire des peuples et des temps où sont nées les monnaies qui leur appartiennent.
Posons donc dès à présent ce principe qne, pour apprécier une . , ' composition monogrammatique, symbolique ou emblématique, it fmu aMwÊm$ w ptacer dans t$ courant ^idie» sot» Vmfiumee deêqvdUi fmuxrê monilaiiite ^èit aceampUe*
Or, quel était le grand courant d'idées qui emportait peuples et rois sous les Mérovingiens et leurs successeurs?