‹ Traité de la composition et de la lecture de toutes inscriptions monétaires monogrammes, symboles, et emblèmesChapitre 195 sur 224 · f CONRADVS HPl. Crcix · texte numérisé non relu

f CONRADVS HPl. Crcix

% En monogramme cruciforme : ARCHHP ùscopm).

Ce monogramme est ainsi composé : quadruple A formé par les traits traversant le centre crucial; R et G au bras supiMleur de la (Toix: h à droite; E nn lirn^ inférieur, formé par trois traits horizonlaux, deux à droite el iiu à gauche; enfin, P achevant le monogramme ARChEP (iscopus) = « Conradns. per Cliristum, gratia lesu-ChrisU archiepiscopus. > Ce monogiamme n'avait pas été lu.

m. + CONRÏDVS. Croix.

i^. i LVCDV.NVS. Au centre, en monogramme : P R S liés = « PRjwia Sedes. »

' Ce type est ainsi comfiosé : P R couchés et liés; S posé verticalement au-dessus dos (Icux preraièi'es lettres couchées.

Ce monoprarume est la pi-emière expression de l'ambition des prélats de Lyon, qui disaieiii de leur siège qu'il était le premier des Gaules : « Prima Sedes Gallinnim. »

Monogramme vertical couché. Emission primaire.

Cette composition jusqu'ici n'avait pas été comprise.

^7. f LVCDVNVS. An centre : P I M S liés = « PrlMci Sêdêt. >

C'est le monogramme dégént'i é du numéro précédent, et tel est l'effet de la dégénérescence, qu'il eût été très-difficile d'en découvrir le sens, si on n'avait pas eu le monogramme d'émission primaire.

De l'S placé seul en marqw centrale sur les monnaies de I^on,

L*S seul, placé verlicalemenl dans le champ des monnaies de Lyon, a pour signification S^edes. (/était le siège par excellence t « Prima Sedes Galliarum, « par tjpposiiioa à Tinscription des archevêques de Vienne, qui appelaient leur ville métropolitaine « Maxima Sedes Ciallianim. »

Ce type si simple nous offre cependant divers sens auxquels a visé In volonté qui l a créé. Sous la lelh-e, sous le sîtine matériel, vit une peu>ée toute chrétienne, sans mélautre d'aucune grandeur humaine; c'est la pensée du salut <f Salus! » la pensée du Sauveur, « Salvator. ^ et combiné avec la croix de l'avers, ce signe exprime cette belle sentence qui revient constamment sur ces remar(|uable> monnaies du moyen-Age : « Crujc Sains! » Voilà (pielles conceptions la numismatique de notre premier âge garde sous une seule lettre !

BOURQOQNe-COMTÊ ou FRANCHB^COMTÊ

La numUmatigiie de ce beau pays est variée et étendue, surtout à partir du XV* siècle. Hais à cette époque, depuis deux siècles déjà les armoiries ataient succédé aux monogrammes. Les monnaies qui rentrent dans le cercle de notre ouvrage ne sont pas antérieures, en Franche-Comté, an XI' siècle. Ces monnaies sont chrétiennes à IV vers et au revers, c^est le temple ou chatel de la religion chrétienne; c'est la main bénissante, types bien connus. Cependant nous trouvons un monogramme qui n'a pas été compris et que nous devons expliquer.

RAINAUD 1er — 1027-1057.

S28. + RAINALBVSG. Croix.

Fj. + LEDONIS VIL. Au ceutre : croix fornu-e de TI, initiale horizonlalo de Icsus, et du C carré, iniiinlo de Cluislus. et accostée d'une forme spliériijue— « lesuS'VJiri.^lm el ommn . ^ Cette monnaie est exclusivement chreMienne. la croix à l'avers; etau rêver? le monogramme tdn-étien que nous venons de lire. Nous venuns de donner sa plus simple et sa plus certaine expression. C'est le monogramme |)ar lettres. Mais on peut voir dans cette figure une composilion mixlje. l'Allarium de I.-C. protégeant la terre : « Crux ara lesu-Clirisli orbem tutalnr. » L'I horizontal, initiale de lesus. forme croix avec le G, initiale de Cliristus. {Voir au tableau^ leitre C; voir au 4% les n«» f2 et 15; au les n«« /, 7, 9 et 10, et aux textes, tit. VIII, chap. lU, P- 02; chap. VI, p. 04; au fit. X, p. 120 et suiv.; chap. VIII, p. 128: chap. X, p. 132 et sm>\) Nous avons dû donner celte seconde interprétation, parce qu'il ne faut jamais perdre de vue (pie les puissantes volonlf's créatrices de ces types ont constamment visé à un double but, celui d évoquer le plus d idées possible sotis un même signe.

DES INSCRIPTIONS MONÉTAIRES. 36i BOURGOGNE

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