t LVDOVICVSII. Croix
1^. f HATISGOGIYrrAS. Au centre : f Â, ligne vertiçale; S 0 losangé, ligne horizontale.
Monogramme mixte, cruciforme, disjoint; émission primaire.
Interprétation : c Ave GRVX Omnipotmtis Sakatoiit, » c GRVX OmnipoteM SAlus. »
Cette monnaie, exclusivement chrétienne à Tarers et au revers, remonte aux premiers temps du règne de Lonis d'Outremer. (Voir aux fuincipes, p.STfiû fine, it au 5* taMeau, Sf et auas îeietes, tit. IX, ch. ÎUy p. 90 et mv.)
Que pour Ure Ut monnaies de Màcon, il faut ee pUteer exclusivement
au point de vue chrétim.
230, 231. Nous réunissons ces deux monnaies que nous allons
cependant examiner successivement, parce que chacune d'elles ne porte en marque centrale qu'une lettre dont il est trës-dirriciie de saisir le sens. Les efforts les plus considérables ont été faits pour pénétrer leur secret, pour leur attribuer une signification. Nous croyons qu*on n*a pas réussi, parce qu'on s'est placé en dehors de Tordre d'idées dans lequel c«s lettres ont été inscrites. Il faut remarquer tout d'abord que le monnayage de Mâcon, à l'époque où ces monnaies ont été frappées, était exclusivement chrétien. Ces
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grandes majascules centrales sont donc un sigle ou signe chrétien, et puisqu'elles sont seules au centre du revers, elles doivent, pour être comprises, être liées au signe central de Tavers. Ce signe, qui est la croix, refiète sur elles et les éclaire. Ces principes posés et rappelés, apprécions les types de ces monnaies.
OTH0i\ GllLLALME — 995-1027.
290. OTOT. Entre chaque lettre, points triangulaires =i OTTO. C*est " le nom dn prince : c Gracia tnnitatis; » au centre : croix.
^. f MTSCONVS. Au centre : VI initiale de lesus entre a et R r= aiR =: • lESt» Redemptor, » Liant les inscriptioQs de Ta vers et du revers = t Crux IEsm ^eâemptori». i
Tel est le sen^ certain de ce premier signe. Nous arriverons toutrà-i'heure à celui du n» 234.
De la lettre ou sigle H en marque centrale sur les nmimies de Mdton.
Sur un très-grand nombre de monnaies de Mâcon, on trouve au revers, en marque centrale, comme nous Pavons dit, une seule lettre, et celle qui se reproduit le plus souvent, c'est la lettre H.
Il fiiut bien prendre garde à cette lettre qui n'a point été comprise, probablement parce qu'on ne connaissait pas le principe en vertu duquel on doit souvent, pour la saine interprétation des inscriptions d'une monnaie, unir les marques centrales de l'avers à celles du revers. Nous sommes d'autant plus surpris que Ton n'ait pas fait ici l'application de ce principe aux marques centrales, qu'on est obligé de le faire aux légendes. Avers : HATVSGONV; revers : GVTATVS, c'esirà-dirc : MATISCO GIVITÂS.
Sur ua grand nombre de monnaies de Mâcon, la légende MATISCO CIVITAS « CÀié de Mâcon » est ainsi scindée en deux, moitié à lavers moi tir au revers.
Cette lettrellseule, en signe dominant et central, sur les monnaies màconnaises, est 1*E grec, ilTA. Lile doil se cumbiiier avec le sym-
DBS INSCRIPTIONS MONÉTAIRES. 963
bole de Tavers, qai est la croU. Cette lettre grecque, dans un grand nombre d'inscriptions, est mise à la place de r£ accentué français. , Ët voilà pourquoi nous avons enseigné, sur notre second tableau, que la forme H substituait TE, et en remontant à rorigino de la substitution, on est arrivé à reconnaître que, sons deux formes, (C'est la même lettre.
Le sigle H, mis ici en regard de la croix, prend une grande valeur. Il est un siglo de l'Eternité.
U dit donc : « Hternitasl i et liant Tavers au revers, nons avons cette belle sentence : c Grox! Hternitasl Gmx in Hteriium! GnuLHternal» . '
Cette monnaie a été frappée par Otton on Othon. n serait donc difficile .de voir dans le sigle H, soit Tinitiale de Hagnes-le-Noir, soit riAittale de Henr^ I*', roi de France; d'aillenrs nons voyons ce sigle se continuer sous le roi Philippe : il a donc une autre valeur que d^étre sensément Pinitiale d*un nom de prince.
Le sigle H d^nère et se transforme en un N. Pour le reconnaître, il fout remonter au type primordial qui est celui de IHTA. Le numéro qui va suivre, 331, vient confirmer notre doctrine. A savoir que nous sommes en présence de types 'exclusivement chrétiens, et que ce n*est qu*en se plaçant dans le courant des idées chrétiennes que Ton peut les comprendre.
PHIUPPE l«r — 1060-li08.
231. % HATIcoCON. Au centre : S verticalement posé. On ne peut voir à coup sûr riniUale de Philippe dans cette grande majnscale centrale.
Bef^m marqw cmirak sur ks monnaies de Mâeon,
Nous avons enseigné que, sur les monnaies de Lyon, il fallait interpréter d'abord le grand S central par Sedes, parce que les archevêques de celte grande ville rappelaient <r Vrîma Sedrt Galliarum. » Mais ici quelle signification faut-il donner à cette grande majuscule? Mâcon était bien ie siège d'un évéché, mais ce n'était pas le siège par
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3t)i DE LA COMPOSITION
excellence, et d'ailleurs les évéqnes n'y ont ea, que nous sïchioiis, aucun droit sur la monnaie.
Le grand S central du revers des monnaies de llàcon est la réponse an signe sacré de ravers, il dit : cSalvator » € Sains, » et combiné avec Tavers, il donne cette sentence : c Gmz Sains. » La croix est losangée et accostée des points cardinanx, elle dit donc : c Gnu ubique omnipotens Salas. > Cette interprétation est dans Tordre des Idées de ces temps chrétiens et confirme nos interprétations des t|pes précédents. (Voir me priMipes, aèrémUon par iu^^auùm, p. S4.)
Nons aurions encore une série de signes chrétiens à viser, mais nous sommes contraints à des sacrifices. Cependant nous ne pouvons quitter les types si intéressants de Kâcon sans taire connaître que son atelier a frappé, en le modifiant un peu dans sa forme, le beau type du nœud chrismé, de la charité et de la grâce des évéques de Saint-Paul-Trois-Châteaux. Si on veut se rendre compte de cet emblème, nous prions de se reporter au m^onnayage de Saint-Paul.
TOUMUS
L'abbaye de Toumusfut fondée d'abord sous le vocable de saint Valérien qui y avait son tombeau. En 875, elle fut concédée par Gharles-le-Cbauve aux moines de Noirmoutiers qui lui donnèrent pour patron saint Philbert. Le droit de battre monnaie tat accordé à cette abbaye par le roi Eudes en 889 ; puis elle fut confirmée dans ce droit par Lothaire — 055 — et par six autres rois, ses successeurs.
232. + SCI PlIILIBERTI MONETA. Monogramme ; !• TH liés, ligne verticale; 2° Ci liés, ligne horizontale.
Monogramme cruciforme. Emission primaire.
^. LOTHÂRII REGIS PNINE. Croix. Par permission du roi Lothaire.
DES IftSCRtPTIOIfS HONÉTAIRES.
Que le monogramme de Tmimut n*a poi été compris, cl qu'oeec nos principes f rim de plus simple que sa leeture.
On s'est étrangement mépris sur le monogramme de Tabbaye de Toumus. M. de Longpérier a eru y voir le nom de Hagaes-le-Grand à qui, en 954, Lothaire donna le duché de Bourgogne. MM. Gonbrouse et Poey-d'Avant y voient le nom de Tabbé Hervé à la requête duquel la confirmation de Lothaire fut donnée. Ni i^ine ni Tautre de ces hypothèses n'est exacte. Les moines de Tournus, en mettant à Favers 'de leurs monnaies le nom dn prince, leur bienfaiteur, avaient suffisamment satisfait à la reconnaissance.
Le monogramme quMls ont inscrit au revers est plus que celui de leur abbé Hervé, il est celui de Tabbaye à Tombre de laquelle était né et avait grandi Tournas, dont le nom latin est TRENORGIVM ou TRENORGHIVM.
n se doit ainsi lire : Tre Hor, ligne verticale; Glufii, ligne horizontale; ce monogramme est écrit en abréviatifs par suspension. {Voir abrémtmSf p'. $S et S4,)
n est un mode de lecture pour chaque genre de monogrammes, et nous Pavons indiqué et enseigné. En général, pour les monogrammes crucifonnes disjoints principalement, il faut en faire la lecture nécessairement par la ligne verticale ou par la ligne horizontale selon la composition, mats en suixmt les lettres de la mime ligne; cellesF-ct lues, on passe à Tautre ligne.
Nous avons aussi enseigné, au S* tableau, que H se mettait pour N, et vice vend. Ge monogramme nous en offire un exemple.
GHALON
La numibiiiiiUque du roiuté de Châlon procède des mômes errements que celle du comte de MAcuii. Les types en sont aussi exclusivemeut chrétiens à l'avers et au revers.
333. f RVBVIIS RIX. Groix. La légende de cet avers a beaucoup exenîé la patience des numismates. On s'est trompé en pre-
36d , DE LA COMPOSITION
nant pour un Q chaque lettre qui comm^Mi e les deux mots que renlerme fPitp légende. La lettre [lulialc de eeï> deux mots est uu li et le jiodi dt'lii(uré est celui de ROBERTVS HEX. (Foir au ^» laWau la lettre /?.)
K. f CâYIONISINS. Au centre : I + = c lesns posait cracem fondamentum. ) « lesus et crux ejus. i
Monogramme mixte horizontaL Emission secondaire.
DUON
Dijon a une numismatique variée et ses types nombreux sont à très-peu d'exceptions près exclusivement chrétiens.
m, + RVBVIIS RIX. Croix. (Fotf d-destus nos obserwUwM tw kt légmde du 1^283,)
^. BIVIONCASTRO. Au eenlie : H, initiale de lesus, au-dessus de 1*X qui est eu môme temps le signe de la Rédemption et Texpresdon symbolique de Chrislus. On peut donc lire : c lesus-Ghristns, » mais cette lecture ne donne pas toute la valeur de celte composition. Il faut donc l^exprimer en prenant pour base la croix, et on a cet axiome chrétien : t lesus posuit crucem fùndamentum, t c lesus et crux ejus. » Cet emblème, quoiqu'ayec une disposition différente de ses deux éléments, est le même que celui du n« 233. Monogramme vertical mixte. Il est ici posé de côté. Sur d'autres monnaies, il est posé droit. Nous Pavons donné au l*"' tableau, n« 4.