ROME, SENS CT PROVINS
Nous donnons une série de monnaies qui ont été frappées à Home, Sens et Provins, et qui portent le même type central, modifié dans quelques-uns de ses éléments accessoires.
Les monnaies que nous réunissons nous ont paru offrir tontes les modalités accessoires connues jusqu'ici. Nous expliquerons toutes ces modalités, mais d'abord apprécions le type dominant. {Voir les n«* 240, Ui, 242 et 24S,) Qnel est le type central, quel est remblème que nous offrent ces monnaies?
Cet emblème est de création directe. 11 a été créé par une volonté puissante, dont il est la fidèle expression. Cette volonté, mue par les sentiments les plus élevés, inspirée par un souffle divin, a formulé en une magnifique composition Tune des plus belles sentences du christianisme.
Et tout d^abord, cette monnaie est-elle née en France? ou nous vient-elle de ritalie?
n est certain qu'en rapprochant les monnaies de Rome de ceUes de Sens et Provins, on reconnaît un type principal identique.
Mais laquelle de ces villes a, la première, créé ce type?
A cet ^rd, on n^'est d'accord que sur un point. Les monnaies romaines auraient été frappées pour faciliter les transactions commet ciales fort étendues des marchands de la Champagne avec les Romains; el les auteurs italiens attribuent la création du type à la cité étemelle.
Si
Nous inclinons vers cette opinion, parce qne, dans son ensemble» la composition du type romain nous présente plus de signes d'émis^
sion primaire. Nous appelons donc rallention sur ces signes.
Mais revenons à notre première question. Qoel est donc Pemblème de ces monnaies? Est-ce vraiment un peigne, comme l'appelle l'ancicune numismatique? Quelqu'un connaît-il la signification d'une telle chose? Et si la composition, la figure de ces monnaies est un peigne, comment expliquer les signes sacrt''s qui l'accompagnent et qui, évidemment, sont en union et dans le même ordre d'idées? Ces signes sacrés n"onl plus de raison d'C-Aw.
Que nous sommes loin de tenir encore tous les secrets de la numismatique du muyen-àge : elle a des profondeurs incomiues et que l'on ne sondera peut-tMre jamais.
L'idée créatrice, nous ne pouvons cesser de le répéter, des tj^es monétaires de ces temps, est l'idée chrétienne, et celle-ci a des hauteurs que le regard du numismate n'a pas toujours atteintes. L'idée chrétienne ayant donc créé ces secrets, en doit seule être la révélatrice.
Dans l'emblème monétaire tout se tient, tout a un sens et rien n'a été abandonné à rarbilraire dans la composifion primordiale. Or, les signes et sigles qui acconipagnent le signe dominant, sur les monnaies de Rome, Sens et Provins, étant des signes sacrés, le croissant, l'étoile, les sphères, I S symholiqnc. In croix, il faut de toute nécessité que le signe central avec lequel ces signes sacrés doivent se combiner soit du même ordre, et on obtiendra une épreuve certaine si, les combinant, on obtient un sens complet où tout est élevé et harmonieux. Cet cmldème central sera donc chrétien comme les signes qui lui font cortège, et de plus, si on jette un regard attentif sur le revers de toutes ces monnaies, on y trouve )a croix avec les marnes signes sacrés qui accompagnent le type dominant du revers, d'où la con^LHiuence que ces deux compositions se foudeut dans un môme ordre d'idées, et qu"»dles sont prorMudéinent et exclusivement chrétiennes. Armé donc de l'idée chrétienne qui a créé, procédons à l'anatomie de Temblème des monnaies de Rome, Sens et Provins.
DES IMSCRiFTIOMS MONÉTAIRES.