OËS LETTRES FORMANT LES MONOGRAMMES
Nous avons divisé les monogrammes en trois classes générales ;
i» Les monogrammes composés de lettres seulement; Les monogrammes mixtes, lettres, symboles ou emblèmes se combinant entre eux;
9» Les monogrammes exàtasivement composés de symboles ou emblèmes.
n en est de même des leUrei. Elles peuvent être divisées en trois datses générales :
DES IRSGRIPTIOHS MOHÉTAIUBS. 87
i" Letii i s (le TalphabeL qnei qn'û soit, amlique ou non, latin, arabe ou gothique ; 2» LelU es inonogrammaiiques ou conjointes; ' >' 3« Lettres emblématiques.
Les lettres inanogrammatiques se divisent elles-mêmes eu iettres eiiclavées et en lettres minuscules abréviatives.
A ces lettres il faut ajouter les siirnes abréviafifs qui sont assez fréquents, mais réduits à un petit nombre dans les inscriptions monétaires.
Chaque signe monétaire a toujours une valeur, o fortiori chaque lettre, d'où il suit qu'il faut poser comme un principe que soit dans les légendes, soit dans les moaogramuies réguliers, il n'existe point en numismatique de lettres explétives, c'est-à-dire point de lettres qui ne soient nécessaires au sens, qui n'entrent point dans la composition sans nécessité, qui y soient explétives, c'est-à-dire en excédant. Il y a une seule exception à cette règle, ehms un monnayage féodal qui, par système, écrivait ses légendes en lettres < ni^rualiques répétées. Nous les ferons remarquer lorsque nous arriverons à ce monnayage.
Les modes monogrammatiques que nous avons tracés ont des variantes nombreuses. Nous avons dû nous borner à donner en exemple les modes les plus accusés et qui forment un type plus général. AiQsi, parfQi$ les (ie\x\ parties d'un monogramme mi-p^rli sont reliées dans m même assemblage par un trait horizontal, comme le3 deux partie d'un monograoune vertical sont reliées par on trait vertical. Ces compositions n'en gardent pas moins leur caractère propre. Les traits qui lei^ relient n'ont d'autres fonctions qne d'eiirattaçlierlçs parties, et on se tromperait si, combinant ces traits avec les lettres monogrammatiques, on ei| voulait former d*autres lettrest (Voir an f ^ t9il4eait le monogramme de Louis-le-Bègue.)
De mémç le» finit» de la proi« peuvept présenter la figure d*iuie lettre toute autre que celle qui forme le nom que Ton pliercbe. — Ainsi le Q, fonné aveç Yv^ des traits de la croix, lui donna la figure dn P. — n faut porter attention à ces compositions. (Voir le monogramme cmciforme de Eudes, n* 6, du i« tableau*)
DB LA GOMPOSlTIOtl