‹ Traité de la composition et de la lecture de toutes inscriptions monétaires monogrammes, symboles, et emblèmesChapitre 211 sur 224 · MONNAIE ANONYME · texte numérisé non relu

MONNAIE ANONYME

Plusieurs deniers, comme celui que nous allons examiner, ont été trouvés dans des dépôts de monnaies picardes. Ces deniers ont été des monnaies courantes de Picardie et ont dû être émis Yers le milieu du XI« siècle.

254. Au centre : un cercle, emblème de rétemité, coupé par deux lignes horizontales renfernuintla légende MARTIR; an-dessus et au-dessous : trois points en trian^^e; autour : CORONATVS.

A l'avers : le martyr couronné, assis dans le lieu du repos, portaiii de la liiain droite la croix au signe irinilaire et de la gauciie le lys symbolique.

On voit que les deux côtés de cette monnaie sont dans les liens de la plus étroite union, a Martyr coronatus, niai i}! per crucem lesu- Christi et per Yirginem Mariam immaculatam triomplians j-equicsoit in Eteniitate Divinaî Trinitatis, » « Fulgebunt justi. judicabunt nationes, dominabuntur populis, et regnabit Dominus illorum in perpeluum. » « 0 quam pulchra est casta generatio cum clarilate, in perpetuum coronata triomphât. >

« Venial Pax, requiescat in cubile suo qui ambulavit in Uirectione

suâ. » « Coofessi sunl nomeu Dei, modo coronanlar ei accipieut palmas. »

Le martyr porte la croix de la main droite, et de la gau( lie, le lys symbolique; c'est-à-dire le symbole de Ii^us-Christ et le symbole de Marie pn'destiné? l'un à rautre et les deux tout puissants dans la volonté et dans les œuvres de Dieu, par lesquels il a triomphé.

Ue Câme et delà légende de la mùimaie tt« 254.

Nous avons établi au commencement de cet ouvrage quo î'ànie de la monnaie était, dans le type central, type principal et domiiianl, que la légende était Tua des organes de la marque i enlrale et non rrnne de la médaille, comme on l'avait avancé jusqu'ici. (Voir au lil. H, ch. II, De la légende, p. 8.)

La monnaie ayant deux cA[e>. le plus souvent il y a deux légendes et deux maivjue.s centrales. Nous trouvons ici une exception à cet ordre ordinaire. U n'y a sur la iiionnaie -25-i (avers et revers) qu'un type dominant el une seule li^iïende miUe, c'est-à-dire composée de mots el de figures. Le lype dominant, qui estràmc de cette monnaie, est une compo^lUuli [ouïe emblématique. C'est le martyr qui a triompiu'. comme le démontrent les symboles qu'il porte, par I.-C, par sa croix el par l" intercession de la Vierge Marie. Il est sur un lit de repos et il est couronné. Cette composition, toute emblématique, nous dit donc : a ALarfyr per crucem I.-C. et per Mariam Virginem immacula ta m triimiidians reqniescit. f>

Au revers : c'est la légende. Elle est mixte et s"unil intimement au type duiumant, à l'ilme de la cotiiposition monétaire, et dit en indiquant le martyr : « Martyr coronatus inaeternilate diviUcc trinitatis. » Et combiiiaai tous les éléments de cette double composition, nous devons la lire comme nous avons lail au commencement de cet article.

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