VEIOMOGIOV. Croix
^. f ABATISYILLA. Kn légende rétrograde. Au centre : croix cantonnée de quatre sphères et suriiioiilée de deux T, ligne horizontale, etde deux croissanls, liglle^erlicale ~ € CRUX Oriens. CKUX Ghristi, ubique et in Eternum Tutatur et ab-
solvit. *
Monogramme emblématique. Emission secondaire.
LesT qui surmontent la croix, ligne horizonlale, sont des symboles de protection, de salut, d'absolution, et non pas des lettres; c'est la croix hébraïque, la croix couronnant la croix, expression suprême de la puissance du salut. Les sphères qui cantonnent la croix ne sont pas aussi de simples points cardinaux, ils sont des cercles, emblème de réternité. ( Voir au 4^ tablemi, n» ii, et au n» 6; au 5« tableaUy n^Oet iï, et au Ht. VJJI, ch. X, p. 77; Ht. X, ch, VII, p, ISS, et enfin au tit. IX, ch. K, p. 100 et suw,)
JEAiN 1« — 1147.
256. f lOHANES COKES. Croix cantonnée des quatre points cardi-
naux.
û. f ABBATISVILE. En monogramme cruciforme : une croix centrale entre deux triangles porUrnt une spbère, ligne horizontale; et entre deux antres triangles soutenant le lys symbolique, ligue verticale = c Crux cum Mariâ Virgine inunaculatâ Matre Christi, firmissum firmamentom Orbis. »
(Voir au 5« tableau les n»» /, ^, et au les w"» 6, 7, 8, et aux Ht. IX, ch.'I, Il et m, p. 84 à 94; lit. VIU, ch. VII, p. 64 et suiv.)
DE Lk COMPOSITION
257. f GODNFËGIT. Croix cantonnée des quatre points cardinaux. ^. f ÂBBATISVIE. En monogramme cruciforme : cerde entre deux S, ligne horizontale, et deta lys symboliques, ligne ver- Ucale = f In Etemum Virgo Maria immaculala Mater Sa!- Tatoris Orbis. » < Gros Salus Orbis. »
Monogramme mixte cruciforme disjoint
C'est parce que cette composition est cruciforme, d'une manière fort caractérisée, et qu'elle offre TS emblématique deux fois répété que nous ajoutons Tinterprétation c Grux Salus orbis. » Elle nous semble dans la volonté créatrice de ce type qui malheureusement est d'émission secondalra. La forme sphérique centrale a dans cette composition une double valeur. Elle est une figure du globe terrestre en même temps qu'un emblème de l'éternité.
(Voir au 4^ tattka», n- ff, 7, S et 15, H au tU. VIH, ek. VU, p. 64
$t StttV.)
COMTÉ Dé: L.A FLANDRE ARTÉSIENNE
258. f ROdETl. Croix d'où émergent qaatre rayons, deux couronnés d'une sphère entourée de trois petits satellites posés en triangle, et deux autres portant un E à leur extrémité = « Grux Edocet et illuminât, y ^. i EGO STMDE. En monogranune emblématique : un vase d'élection formé : 1« de l'M symbolique, M, lettre initiale de Mater, à sa base; 2° du V symbolique, V, lettre initiale de Virgo Veneranda, Vas deetiotUs, s'élevant de l'M emblématique ; 3<> de palmes ornant ce vase, emblème d'élection; 4* d'un ! superposé à l'M et au V, lequel I achève le nom de Dieu, Jkl, qui, commencé dans la légende, se termine ainsi dans la marque centrale; &»d'nn point final au centre. Voilà l'anatomie complète de cette forme emblématique si ravissante I
des' iNscniPTiom monétaires.
Du bel emblème de la Vierge Marief vase d'élection.
(jBSt dtt type de cette monnaie, ainsi que dtt typé des monnaies dé ftome, Sens et Provins, qn^ont jailli les premiers traits de luâkière qui nous ônt guidé vers la découverte des lettres emlilématiqués, ét de là au principe de Tanatomie des types.
Qu^oût vu nos devanciers dans ce monogramme emblématiqaé? Ils y ont vu deux crossesl
Si nous examinons daàs son ensemble cette composition, *elle s^offre à nous sous la forme extérieure d^un vase charmant; cette idée d*im vase délicieux pour envelopper uùe pensée religieuse, c*ést ridée du temple chrétien, enveloppe extérieure d^une sentencje cbré^ tienne, que nous retrouvons à toutes les époques du moyen-âge.
Mais analysons Tensemble des légende et type de cette composi- . tion.
La légende nous dit d'abôrd : t Ego SuM DË >. U est évident que cette Légende n'est pas achevée, elle doit donc Se Wminer dans la marque centrale. Hais alors le type du centré doit parler, soit par lettres, soit par symboles ou emblèmes; ei en effet, il parle. Or, que dit-il? que répond-t-il à la légende? Il Tachève, et dit : « DE I Mater Virgo Nmeranda, VAS ELEGTIONIS. » Il est de principe de répéter unetettreemblématique autant de fois quMl est nécessaire pour former la sentence, et on connaît désormais le langage de la légende et du lype rentrai i-t'iinis : « Ego Slim Dei Uaier \irgo \eneranda, VAS ELEGTIONIS. » C est donc un emblèmé dé la Vierge, qu'une volonté ingénieuse et bien inspirée a créé; et cet emblème, avec sa légende, doit désormais rester à toujours. {Voir au 4* tableau les n°^6 à 45, êt particulièrement lesw»i3H U, 9t am tesoes^ iU. VIIl, ch, VU et sm., p. 64 à 84,)
Du symboUme de cette eompoeiUon.
« Et ecce concipies in utero e( paries filium vocabis nomen ejus lESVM. » « Ef regnabit in domo lacol) in «eternum. » « Et regiii ejus non eril ilnis. > «. Nascetur ex te sanctum. » « Dixit autem Maria c
392 DB LA GOMPOSITtOlf
ecce ancilla Homini, fi.nt milii secundiim Vi^rbuni tuum. F.i ail Maria:» « Magiiili -at aiiinia iiuni nomiinim. » (Voir tout le premier chapitre de révangile selon saint Luc)
Voilà à (inelles sources siicrées a éié puisée la délicieuse composition que nous venons (ranalyser. A une époque où Ton ne reproduisait pas encore les Irails du \ isajie humain, pouvait-un concevoir rien de plus suave? N'est-ce pas un chef-d'œuvre dê frrAee? Et pour parler le lantraj/e sacré, «^pulchra? dilectionis?» c'est un poème, c'est un {.'l and symbole, et le souffle inspiré qui l a créé a foi nié un chefd'ceuvre. A qui le voit sansl'épeler, sans l'analyser, c'est un ouvrage d'une forme ravissante: mais à qui saille lire, à qui sait en pénétrer les signes, il dit un grand mystère du christianisme, le mystère de l'Incarnation.
Nous saluons ce di^n t rublème qui nous a pénétré de sa propre lumière et aliium ilaii.^ notre entreprise. Il a été pour nous comme une œuvre de la création, cet autre et admirable vase d'élection et de prédilection divine, ce grand symbole de Dieu où je ne sais quoi d'invisible, de mystérieux agit en nous et sur nous. C'est l'idéal divin qui nous a saisi et transporté.
258 bis. Soas cet admirable monnayage de Flandre et sous le même
prince, nous trouvons encore l'emblème que nous avons tracé au 4^ tableau, n» 10, 2« figure, et interprété au til. Vlll, ch. IX, § 2, p. 76 et 77.
.MAIIAIT — 1332.
258 ter. Sous la princesse Mahaut, fille de Robert II, on trouve aussi le symbole que nous avons reproduit au n» 23du6« tableau, et interprété au tit. X, ch. XIX, p. 136.
II nous est impossible de reproduire toutes cès monnaies, et c^est avee un regret infini que nons quittons ces remarquables compositions. Nous prions de se reporter aux tableaux et aux textes que nous venons d^ndiquer.
De Vàme des mannaieH el de leur léyemlc, el parlicuUèmnenl de Came de la monnaie n° 258.
En traitant de la légende au titre II, chap. II, p. 8 et sui?., nous avons combattu Terreur de Tancienne nnmismatique, qui appelle la légende Pâme des médailles. Nous avons dit q[ue Ton pourrait définir la médaille comme on définit Thonune : nne intelligence servie par des organes. £t l'âme de la monnaie, son intelligence, c'est le type du champ, la marque centrale et les organes qni la servent; et la légende, c'est toute inscription qui raccompagne et qui loi est relative.
Nous avons, dans cette remarquable monnaie de la Flandre, n» 258, nne frappante application de notre doctrine. Evidemment, Tâme de la monnaie est cette ravissante composition, ce délicieux emblème qne nous venons d*anatyser et dont nous avons révélé le langage; c Maria, Virgo veneranda, vas electlonis^ » Ce type vit d'ane vie qui ^ni est propre, et dans nne parfaite indépendance de la légende ; celleH» lui est relative et vient y ajouter et le caractériser dans son sens religieux. Mais cette légende n'a point une existence qui lui soit propre, elle est dans la dépendance du type central, elle en est un organe se complétant et vivant par lui; ce type peut exister, parler et se làire comprendre sans elle, et elle ne peut rien sans lui. On sent que la puissance et qne le germe de vie est dans la composition centrale. C'est donc avec raison qu'à la place du principe de Tancienne numismatique, « la Ugende est Pâme de la «nonnmtf, » nous avons établi le principe nouveau, la marque centrale est Tâme de la monnaie, et la légende son organe. Voilà un principe désormais bien établi, Texception ne ferait que le confirmer.
BËTHUNE
Bétlmno, villo arfe^sirnnc. a «ne niimisnnilique Irès-inif rcssantr, mais presqu'en tout identique à celle de Lille. Oevaiit donc retrouver les îTif^mes types au monnayage si iinporlaiil de rcwe demi«^re grande ville, nous nous bornei'ons à indiquer un lype qui appartient à fiéthune et qui a été retracé par nous au ¥ tableau.
994 Dti LA OOHPOSITION
258 quater. (Voir 1^* figure, n" 10 du 4« tableau, et le titre VIH, chap. IX,22, p. 76et77.)