‹ Traité de la composition et de la lecture de toutes inscriptions monétaires monogrammes, symboles, et emblèmesChapitre 24 sur 224 · DES LETTRES MON OGRAMMATIQUES · texte numérisé non relu

DES LETTRES MON OGRAMMATIQUES

Le 2® tableau présente cinq colonnes : la première est consacrée aux lettres ordinaires, — et les autres colonnes sont consacrées aux lettres monogrammatiques dans les diverses phases qu'elles subissent. — Nous devons expliquer avec détails les diverses fonctions que ces dernières lettres remplissent

Toutes les lettres entrant dans la formation d'un monogramme peuvent, à la rigueur, être considérées comme des lettres monogrammatiques ; cependant nous appelons tout spécialement monogrammatiques les lettres principales et dominantes du monogramme auxquelles viennoit se rattacher d'autres lettres enclavées ou minuscules. La grande lettre monogrammatique est donc initiale et génératrice, et tes lettres enclavées ou minuscules sont engendrées par elle.

Il entre aussi dans la composition monogrammatique des lettres (jui sont placées en dehors de cette composition, qui lui appartiennent cependani, et lui sont même si essentielles que la lecture du monogramme serait impossible sans elles. — Nous avons donné le nom de lettres en vedette ces minuscules, à cause de la position qu'elles occupent.

90 OK LA COMPOSmOM

Ainsi nous divisons les lettres des monogrammes proprement dits en lettres : 1* monocrammaiiques; 2* enclavées; Zf> en vedette.

Les premières espèces de toitn» sonl dites Mssi lettres conjointes.

Les lettres enctavées ou en vedette sont dites aossi mlnnscnles, car elles sont minuscules relativement aux grandes lettres génératrices.

Pour lire un monogramme conjoint, il faut revenir aux le!tres monogrammaiiques autant de fois qu'elles eulrenl daus la iuruiauou du nom.

Toute lettre, une fois tracf^ dans un monogramme conjoint, ne se retrace [tas une seconde fois dans la contexture du symbole, quel que soit le nombre de fois qu U faille revenir à celle lettre pour olitenir la lecture du nom.

. En général, dans toute lecture on doit le moins possible revenir aux lettres déjà lues.

Les lettres en vedette sont ordinairement les initiales et finales du monogramme et ne doivent pas ôtre reprises dans la lecture.

Le monogramme dont on iàit la leclnre sans doubler ou répéter aucune lettre est le monogramme le plus simple et le plus, normal» sa lecture est exacte.

L*nne des plus grandes difflcultés que présente un monogramme, c'est de trouver la lettre initiale.

Cette difficulté se produit surtout dans les spnboles composée de lettres égales.

DES rasCKiFnoss monétaires.

Lorsqae le monogramme est coiyoint mi-par(î et dù nom du prince seulement» la i^nde lettre monogrammatiqne est ordinairement à ganche; elle est dominante et forme des minuscules enclavées.

Lorsque le monogranuoe conjoint est national, c'esWà-dire propre au pays où il a été frappé» lorsqu^il ne dit que le nom du pays, la lettre initiale est ordinairement centrale, et elle est toujours principale et dominante. Oa peut dire qu'elle se reconnaît immëdiatemenf.

Lorsque le monogramme conjoint mi-parti exprime le nom national et nn qualiflcatir, la lettre munogrammatique principale et dominante est celle du pays.

En général, la lettre soit du nom du prince, soit du nom du pays, est à gauche dans les monogrammes entrelacés ou dans les monogrammes coi^oints mi-parti, comme nous venons de le dire.

Lorsqu'un monogramme conjoint est composé de lettres égales, s'il est cruciforme, la lettre initiale est h gauche; s'il est vertical, rinitiale est la grande lettre verticale et presque toujours centrale.

Nous arvons rencontré quelques exceptions, mais sur des monnaies d'émission secondaire. Or nos principes ne peuvent se baser que sur des monnaif's d'émission primaire, qui seules sont Texpression complète et fidèle de la volonté créatrice du type et qui seules ne trempent pas.

Lorsque le monogramme est cintré, la découverte- de la lettre initiale est beaucoup plus difficile. Nous avons trouvé sept combinai* sons dans la lecture d'un monogramme cintré; cette profiision de combinaisons ne provenait que de la difficulté de trouver Tinitiale.

Cependant, après de nombreuses études sur là Tecture de celte

espèce de monogramme, nous sommes reveims au principe général

que la letlre initiale était à gauche.

L'initiale du monogramme ciniré se détache un peu sur Tensemble de la composition.

Si on trouve une combinaison (lui ne vvyH'le dans la lei ture aucune des lettres du monogramme cinliv, on peut b-nir pour certain que cette combinaison est la bonne, el que, dès lors, 1 initiale qu'elle donne est la véritable initiale du nom.

La lecture du monogramme horizontal ou vertical double doit commencer par les lettres supérieures. L'initiale est la première lettre k gauche, conunen^nt la ligne supérieure.

Si le monogramme est triangulaire, Tinitiale est ordinairement la lettre qui fait le sommet du triangle. Cependant, mOme sur des monnaies d'émission primaire, cette place de l'initiale est loin d'être inamovible, alors surtout que le monogramme a pour mission de dire le nom du pays et d'exprimer une sentence religieuse.

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