‹ Traité de la composition et de la lecture de toutes inscriptions monétaires monogrammes, symboles, et emblèmesChapitre 39 sur 224 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

DE LA LETTRE G EMBLÉMATIQUE. (iV" i du 4' iabUau.)

Dans les compositions des monogrammes mixtes, c'est-à-dire composés de lettres et de figures, le G se transforme souvent en croissant. Le G, il ne le font jamais perdre de Tue dans la numismatique du moyen-âge, uni à la croix, ou raccompagnant, ou Paccosiant, est ^initiale du nom du Christ. Il exprime toujours une idée chrétienne, sous quelque forme qull apparaisse»

Lorsque celte initiale se lie à un signe sacré, i une figure de rordre religieux, pour Pharmoniser avec ce signe ou cette figure, il prend la Corme du croissant; mais sous cette forme U exprime ou concourt à exprimer une sentence, une pensée, une idée chrétienne.

Nous ajouterons quelques autres observations lorsque» traitant des signes célestes, nous parlerons du croissant.

Le G, lettre initiale du nom du Christ, ou shnpie lettre, ou sous la forme du croissant, entre dans la (iiirmation de trois lettres que nous allons examiner.

n est Pnn des plus puissants généraleuiB des lettres emblématiques.' Ainsi nous le verrons former successiTement TH, le V et X symboliques; en eiiiliquant ces symboles, nous montrerons Timpop* tance de la fonction qu*il remplit.

Nous pouTons donc phicer^cetie observation que le croissant, sur des monnaies du moyen-dge, est pniument durétlen. Dans les pr6-

DUS INSGRlPTIOlfS MONÉTAIRES.

cédents tableaux on a pu voir comment cette lettre emblématique, le croissant, est issu de l'initiale du nom du Christ et comment il est l'expression de ce nom.

Ce signe est donc toujours ou le signe céleste connu sons le nom de croissant, ou un emblème du christianisme à Tcpoque mérovingienne et plus tard; plus rien de païen n^était mêlé aux usages et aux coutumes des populations; le christianisme avait combattu; vainqueur, il dominait Tancien monde et on ignorait dans le monde nouveau, créé par le Christ, jusqu'au nom de ces anciennes divinités que l'on avait couronnées du croissant; celui-ci était donc un signe absolument cbn iien. et il était issu, nous l'avons démontré, de Tinitiale du nom lu ClmsL Uuiil il avait le sens et la valeur, c'est-à-dii tf le sens d une idée chrétienne.

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