‹ Traité de la composition et de la lecture de toutes inscriptions monétaires monogrammes, symboles, et emblèmesChapitre 4 sur 224 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

Dieu a été la base et le couroiuiemeut de cette numisnmtique chrétienne el nationale, disons-le avec ormicii, de cette uuinisroatiquc si grande, si pleine d'cnseignenieuts divins. « Fnndamentuin enim aliud nemo pote&l pouere» praeler id qUod positUQi est, quod est Cbrist4is-IesiiB. »

Notre Traité se divise en dent parties. La première recherche et démontre les prineipeg qoi ont présidé à la compositioa des ÎDscriptions, moDogramines, symboles et emblèmes monétaires.

Et cette première partie est elle-même formée de deax âéroents bien distincts : de tableaux où Ton suit la composition cl ranntomic des types; 2® du texte qui établit nos principes, formule notre doctrine, explique et développe nos tahlcaux. Devons-nous dire qne cenx-ci sont insépai ables du texte? Essavcr de lire celui-ci sans avoir les tableaux sous les yeux, c'est une œuvre vaine. C'est essayer de marcher dans les ténèbres.

Mais rapprocher de chaque texte chaque numéro qu'il explique et qui lui est relatif, mettre en présence la décomposition des types et les développements que lui donne notre doctrine, c'est alors marcher vers la lumière, et la lumière se fera, « Et lorveniet. »

Nous prions doocjnstamment de ne pas séparer ces deux élé« ments essentiels de nos doctrines. Ils sont un même tout. C*est en eicamindnt avec attention chaque numéro de nos tableaux et

ses divers organes que met à nu la décomposition, el en rapprochant tout cet ensemble du texte qui le développe, que l'on se pénétrera de h vérité el de la soUdité de nos principes, et qu'on s'élèvera à la science nouvelle.

On devra également, en lisant la seconde partie, se reporter à chaque type monétaire. C'est le vrai et^scul moyen de saisir et de comprendre.

La seconde partie poursuit le développement de nos principes par leur applicalion à tout le monnayage de la France du moyens

PRÉFACE. Vil

âge. Nous en avoDS réoDi tous leséiéments épars, nous croyons en avoir sonâé la valeur, aaaljsé la formation afin d'en fixer le sens, et nous avons vu que dans cette œovre tout nous ramenait an ebri»tianisme ; et daus les siècles que nous parcourons, alors que celte œuvre était la plus relip:icuse, elle était aussi la plus politique, parce qu^elle était la plus ualionale.

Lorsque, en nuaiisniatiquc, nous parlons de doctrines nou» velies, il ne faut pas croire que uons ayous eu la « pensée de méoooiialtre les immenses progrès que celte scii nce a faits depuis trente à quarante ans, depuis la fondation de la Retme taimima- /l^ua, et pins récemment, depuis rétablissement de la Société française de Numismatiqne. 11 est certain que sous Taction de ces institutions, on peut les appeler de ce nom, la science des monuments monétaires s'est considérablement développée. Il j a même certaines parties de cette science qui nous paraissent ne plus rien laisser à désirer.

Doue nous u'ectendons par doctrine nouvelle que celte partie de notre Traité qui s'applique surtout à la découverte des letli es embleoiatiques et symboliques, et aux principes supérieurs de la composition et de Fanatomie des types.

li ne faut pas exagérer la portée de notre langage et nous prêter des prétentions que nous n*avons même jamais ooni^es.

Nous avouerons même ici que nous avons conçu et composé cet ouvrage sur un plan plus vaste. Nous avons interprété un fort grand nombre de monogrammes, symboles et emblèmes, en entrant dans les détails les plus étendus. Mais lorsqu'il s'est agi de rimpresslon et de la gravure d'an tel travail, il fallait des sommes considérables, nous avons dû en réduire l'étendue.

Néanmoins, nous ifavoiis eu qu'une préoccupation, celle de poser d'abord nos principes, puis de tracer des règles assez coniplètt»^ et sûres pour guider nos lecteurs dans Ieui*s recherches nouvelles, et nous osons espérer que l'élude de la numismatique

PBÉPACB.

da moyen-Âge sera désormais plus attniyaDte; celte namismatiqoe €st si variée, si riche ea types divers, si féconde en en* seignements! Son étude ne sera plas comme un passage difficile à travers Tinconnu. 1^ signes encore restés jiisqu^id incompris, vont nous instruire et nous édifier, car sous tontes les formes, ib ne nous parient que religion et patrie.

Noire doctrine ne s'applique pas seulement aux inscrip lions, monogrammes, emblèmes et symboles de la Gaule ancit-nne, elle doit aussi s'appliquer à la numismatique de l'Europe chrétienne et même à celle de l'empire d'Orient. Nous croyons qu'à quelques variétés et modalités près, les éléments des types chrétiens doivent être partout identiques. Dans tous les cas, nous aurons mis sur la voie des découvertes à faire pour s^élever à l'entendement des types de tons les pays chrétiens, depuis le 1V« jusqu'au siècle.

On peut dire que toutes les nations en revêtant d'nn monogramme, d*un emblème ou d^un symbole du christianisme leurs monnaies d*or, d'argent on de enivre, afArmaient lenr M : elles faisaient une œuvre de Dieu. \a\ couvrant cette œuvre moné- ■ taire d'un vêtement divin, elles assuicutiit sa perpétuité. Ces signes sacrés ne doivent point ])i'rir : « Vestituin est veritale e\ alto. » Ils soût revêtus de la vérité d'en haut.

Qm sunt ùta Hgna? Orwmmnt tempom. . .

Inspiravermt in faeiem epu ipirammtum vitat; nos pères ont animé leurs faees du sonffle de vie.

Moneta, erûje te! fanfi vales! Monuments monétaires, relevezvous! vous avez tant de prix!

TRAITÉ LA COMPOSITION ËT DË LÀ LËGÏliRË

Mt

TOUTES INSCRIPTIONS MONÉTAlRliS iiowiGRUiMa, stmuii ou ubUies

Depns rtpoqag Ubovinjienne jusqu'à l'appaiilieii des innoims.

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