‹ Traité de la composition et de la lecture de toutes inscriptions monétaires monogrammes, symboles, et emblèmesChapitre 63 sur 224 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

DE L^HBLfiMB K« 5 DU 6« TAfflLEAU.

Comfioritvm àe eut $mb\èm$* *

Le type du n" 5 est formé dé deux éléments, du inangie sacré et de rayons émanant de la base triangulaire.

Nous avons décrit an j)rt!'cédent tableau le iriangle sacré, et nous en avons établi la cuuiposiiiûii. Celui que nou^ avons sous les yeux reçoit dans la composition deux éléments, que nous avons aussi préctVIemment appréciés: chacun des anglps de ce triangle est terminé par une sphère et de Thorizonule triangulaire, rest-à-dire de la base de ce triangle sacré descendent des rayons. Pas plus de cette composition que de celle des monnaies de Rome, Provins et de Sens, l'ancienne numismatique n'a pu se rendre compte. Après avoir considéré comme un peigne l'admirable emblème de Provins, elle ne dit rien de ce même emblème qu'elle retrouve dans la composition du triangle sacré au monnayage de LîUe. Mieux valait se taire, en effet, qne de répéter une grossière erreur.

Dans le triangle que nous analysons, nous avons donc PUiitiale divine trois fois répétée, formant to triangle saeré : c DiTum trigonum. »

Les trois sphères portées aux triangles sont l'expression de ces sentences : c Mundns Deo adiiœrebit, » c Triniias sublevat mundum. »

Nous avons dît, et c^est un principe, cpie la volonté créatrice du type monétaire du moyen-ige était ingénieuse à exprimer, par une même composition, le plus d'axiomes, le plus de devises possibles

dans le même ordre d'idées. Nous en avons ua nouvel exemple sous les yeux.

Nous venons de dircles idées religieuses évoquées par ces sphères unies au u iangle sacré. Veul-on à ces sphères, qui sont surtout la réalisâùon, l'expression vraie de la volonté créatriro, veut-on, disonsnous, à ces sphères substituer la lettre 0, on reconnaît un grand symbole, un monogramme mixte; celle compusiiion donnerait alors celte sentence religieuse : t Deus meus et (Jmvia. »

Enfin, un dernier élément el le plus impoi lant de tous, sont les rayons de lumière descendant de l iniliale divine, base du U iatigle. L^ensemble de cette composition nous dit ces sentences religieuses : c Deus trinus est in personnis et unus in essentid; est lux vera qu% illaminat Omnem hominum venientem in huuc muadum. » c Omne lumea a Dec. > ^

Ce ffU rMU âi la âieùa^^tim de ^emblème »• 5 du tf« îatleau.

Ce remarqualtle emblème est une des preuves de la vérité de notre doctrine. L ancienne numismatique, qui ne pouvait évidemment assimiler à un peigne le triangle sacré qui forme cette composition, n'a point cherché à rendre compte des rayons qui descendent de sa base. Cependant il faut expliquer cetle composition. Tout se tient el tout s'enchaîne dans les sciences: ou il faut voir descendant du triangle sacré les dents d"un peigno en tout semblables à celles que l'ancienne numisnialique fait descendre de riniliale de lESVS, ou il faut adopter notre doctrine et ses inlerprélalions.

n n'y a point de milieu : que Ton choisisse entre ce qui est Tabsnrde et le ridicule, on ce qui est vraiment grand et élevé, entre ce qui parle à Tintelligence ou ce qui l'abaisse.

Renrem serons-nous si ces compositions et le sens de leurs emblèmes sont enfin compris. Ceux-ci nous ont fui Uop longtemps; qu'ils revieniiem donc pour les exquises délicatesses de Fâme chrétienne, et que les pensées divines^ vlvintes eaeore en ces belles inscriptions et par notre âme recueillies, soient enfin rendues k ses sentiments et à sa foi.

Prises dans leur aoceplion sérieuse et mie, ces belles compositions monétaires rddrent Tesprit et te cœur.

Ces mystères sacrés, constamment sons les yeux de nos ^éres, dorent pacifier souvent leur âme au milieu des tourmentes incessantes qui agitaient alors les peuples en ftision.

Elles durent les consoler des maux de la rie présente, en leur rappelant une autre vie, une antre lumière.

Ne laissons donc plus dans Pombre ces saintes aspirations qui créaient ces types cbrétiens. Nos pères, plus que nous, vivaient sous Tempire de la croix, et leurs emblèmes et leurs symlîbles étaient surtout une permanente émanation du triple mystère de la Sainte-Trinité, de incarnation et de la Rédepiption.

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