‹ Traité de la composition et de la lecture de toutes inscriptions monétaires monogrammes, symboles, et emblèmesChapitre 68 sur 224 · DE LA COMPOSITION QUE PRÉSENTE LE 12 DU TABLEAU · texte numérisé non relu

DE LA COMPOSITION QUE PRÉSENTE LE 12 DU TABLEAU

L*inscription n» 12 est on monogramme mixtes II forme un nouvel emblème. H se compose de rinitiale divine, soutenant, élevant le signe du salut. En voyant cet emblème, on pense de suite au Gbrist portant

DES niSCRiPTIONS NONiTAIRES. 435

8a croix. C'est 4a croix haussée : c Grux excelsa. » C'est Temblème de l'appel à la prière.

Le pied de la croix est. cantonné des quatres lettres C. 0. N. T. Cette belle composition n"n point été comprise; elle dit aux fidèles : Christiani fratres, ad rrurcm nrulos nostros tollemw : a Crux Omea JVefas ToUit. » (iY«> /2 du 6'^ tabieatL)

De quel souflle chrétien élaient donc inspirés nos pères? Toujours dans leurs emblèmes monétaires, m^me simplicité et même grandeur!

Il y a dans le même ordre, un second emblème de Pappel à la prière, c'est la croix élevée sur un ou plusieurs di <:rés. Celle coraposition se reprodoit fréquemment sur les monnaies mérovingiennes.

CUAPlThE XIII. DU SIGNE H« 13 DU 6« TABLEAU.

Ce signe ou emblème est foi iiio de trois croiseltes posées triangulairement dans le champ de la monnaie.

Ces trois croix ou croiseltes rendent témoignage de Tun des plus grands événements du moyen-âge. Elles forment un emblème qui garde et perpétue un grand souvenir, car il atteste (juc le prince qui l'a gravé sur ses monnaies s'est croisé pour la défense des Lieux-Saints, et qu'à son retour de ces grandes guéri es, il a frappt' ses monnaies du signe du croisé ([u il a disposé en triangle, en le reju oduisant trois fois dans le champ monétaire.

De l'emblème du croisé, il a créé ainsi une bannière monétaire, et Ton doit interpréter cette composition : « Sacri fœderis cornes, » « signum Cruciferi, » « Sacne iihIiLkl' piiiicipis signum. »

L'histoire du blason avait appris que des croisés, à leur retour des Lieux-Saints, avaient mis la croix dans leurs armoiries, comme un souvenir de leurs combats et un témoignage de leur foi, mais jusqu'ici la numismatique n'avait point constaté qu'elle eût reçu, en emblème monétaire des croisés, le type de la croix trinitairement disposée, alliant ainsi la double pensée des mystères de la Rédemption et de la Sainte-Trinité.

136 DE lA COMPOSITION

Nous avons rencontré dans la numismatique du moyen-âge des monnaies appartenant à divers princes, avant leur départ pour les croisades. Ces monnaies avaient pour nianiue centrale ou le nom, ou l'initiale du nom du prince, ou de ses titres ou qualités. Ces monnaies afllrmaient une i>ersonnalité énergique. Or, à leur retour des croisades, ces mêmes princes n'ont plus frappé leur monnaie de la marque centrale première. Ils ont posé dans le champ de leur monnaie ou le signe du croisé, la croiK trois fois gravée et formant triangle, ou bien encore Tinitiale <lu nom du Clirisl, le C symbolique ayant la fornin du croissant et emltrass.tnt une sphère radieuse, ou ce croissant même, symbole du Cbrist, surmonté d'un V emblématique. (Voir les n»* i6 el 18 du J*- iabieun.)

Ces faits constants, il en fallait né^e -m-einent tirer la conclusion que ces marques nouvelles, que ces sunboles rapportés des croisai 1( s [ rmaicnt la bannière monétaire du prince revenu des Lieux- Saniis, sKjnum Cruciferi. (Voir au cliapitre précédent et aux monnayages de Toulouse et de Mauléou.;

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