OU SYMBOLE FIGURÉ AU N« 24 DU 6« TABLEAU
UÀgnettU pascal, -
Le s^rnibole de TÂgnean pascal est fort ancien* Il est un emblème de la délivrance de la servitude du peuple hébreu. Il est, sons le Nouveau-Testament, un emblème de la délivrance de la servitude du péché, un symbole de salut.
On donna le nom de Paqne on Pâques, du verbe hébreu pasaeh, pauer, à la fête qui fut établie en mémoire de la sortie d^Egypto. (Test Pemblème de la délivrante, comme celui de la victoire propiatoire, Xû\n de la douceur et de la inansuétude.
L'Âfftmu mystique irtomphanl,
L'Agneau portant le signe de la rédemption est un symbole de lesus-Ghrist, et en légende, on Ut sur les monnaies : c Agnus Bel qui tollis peccata^undi, miserere nobis; » légende qui rappelle la parole de saint JeanrBaptiste voyant lesus venir à lui : « Ecce Agnus
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Dei ({iii toUit peccala muodi. » Vuila i'Âgaeau de Dieu qui efface les péchés du monde.
Et cet Agueau sans tache, symbole de la douceur et de la mansuétude, estledominatRur de la terre : « Dominator terrae. » f Omnes audivit dicentes : sedeiiii ni ilnojio et Agim benedictio et honor et gloria et potestas in séecula saiculoruin quoniam Agûus, qui in medio throni est, reget illos et deducet eos ad vitre fontes aquarum et absterget Dens omnem laci imam ab occuUs eorum. Hi cum Agno pugnabaiiL cl Ai^iius vincel illos, quomam dominus dominorum, est et re\ regiium; et qui cum illo sunl, vocali, clecti et fidèles. »
L'Agneau de Dieu a été envoyé pour être immolé, et emm Paficha nostrum immolatm est ChristuSy il a été envoyé propter veritntem et mansueludinem et juslitiam, et c'est par son immolation, par sa croix qu'il domine la terre! C'est la domination par l aniour, parle sacrifice même de la vie, et par le pardon étemel. Il domine la terre pour l'enseignement de la vérité, pour l'enseignement de la mansuétude et de la justicel Quel verbe et quel syiubole divin.-.! Tontes ces choses sont de Dieu, et non des hommes. Ce symbole devait donc être reproduit sur les monnaies chrétiennes; il Ta été pendant des siècles, car il évoquait toutes ces grandes pensées chrétiennes que nous venons de rappeler.
Qite l'Agneau de Uieii présente un domlfle sifinbole.
D« ce'tiiii préeMe, il fésalte que TAgneaii de Dieu nous offre un double e^mbole; il tum apparaît sous deux figures : sous ceUe de TAgneau paseal proprement dit» e'esMKdire de Tagneau qui doit être immolé, et sous te figure de PAgneau triomphant après son immolation. On le représente alors portant une longue croix ornée de réiendard de sa victoire, et c*est en voyant dansNotre-Seigneur L-G. le vainqueur du péché et de la mort, que Jean-Baptiste s'écrie : € Ecce Agnus Dei qui toUit peccata mundi; i
Sur des monnaies h^ronnales on. trouve ie symbole de TAgneau pascal, c^eslp^Hlire de PAgneau qui doit étro immolé.
i58 DE LA COMPOSITION
Sur les mouiuies royales, nous ne connaissons que le type de i Agneau mystique triomphant.
Jusqu'ici on n'avait ytas pri^ iinrde à ces différences foudumentaies et on appelait loiis ces symboles l'Agneau pascal.
C est sous Saint-Louis que le type de TAgneau apparatl pour la piemière lois Mir les monnaies royales.
Ce type a joui d une grande faveur, il a r«^gné sur les monnaies royales près de deux siècles et demi, de Saint-Louis — 1226 — à Charles VII — 1461.
Monnaie de Louis IX :
t A6N: DI. QVI: TOLI: PE€A: MVDI: MISEBERE: NCffi. Au centre : PAin^eau mystique triomidiant, et au-dessons LVD REX.
^ i XPG : VINCIT XPG : RiiGNAT XPG. IMPLUAI : Dans un cercle à quatre lobes, croix quadrilobée et fleuronnée. OR. P. 3 deniers 5 grains trébuchants. Emission primaire.
Pour déterminer l'agnean frappé sur cette monnaie, nous ne rappelons pas Pasealf comme le nommait, par erreur, ^ancienne numismatique. En effet, ce n^est pas ici PAgneau pascal qui va être immolé, c'est l'Agneau triomphant de la mort et du péché. L'emblème qu'il porte annonce sa victoire, c'est la longue croix ornée d''un étendard, emblème du triomphe. C'est le VexiUum de la victoire, et si ces emblèmes ne protestaient contre l'ancienne appellation, l'inscription de la légende dirait qu'ici on implore l'Agneau mystique qui vient de triompher du péché et de la mort : « A g nus Dei qui toUis peccata mundi, miserere nobis. > Agneau de Dieu qui enlevez les péchés du monde, ayez pitié de nous. Ce n'est plus l'Agneau qui va «'tre immolé, c'est PAgneau vainqueur, le dominateur de la terre, ^ dominator omnis lerrœ, le seigneur des seigneurs, le roi des i"ois qui va régner par la croix. Et si on veut observer Patlitude de l'Agneau symbolique, comme elle est triomphante! {Voir type 24.)
On appela cette monnaie, le denier d'or à l'aignel ou agnel; on nomma aussi ces mutones ou muUones, mouton à la grande laine et mouton à la petite laine, selon leur composition.
DBS INSCRIPTIONS MONETAIRES.
Ce denier d'or est frapp*'; de deux types oxclusivement chrétiens, rlirétiens h Tavers et au revers. Par ce iiioiil\ nous pensons que la première émission de cette monnaie doil remonter aux premiers temps du règne de Saint-Lonis.
Ce type, cependant, est antérieui: à Sainl-Lonis de près d'un siècle; on le trouve frappt- paï AIplionsr de Saint-Gilles — Ili2-il48. — Nous le verrons au nioiinaxagt' ilé Toulouse.
Sons Saint-Louis, le iv'^ne du monogramme rommenc ait à passer. L'oiiiiili [iif consLM'vé par L(»nis IX à cùU' du heau symbole de FAgneau (le Dieu est celui du clialel que nous altuas examiner aux numéros suivants.
Les types simples, sotjres et sévères des huit premiers siècles chrétiens vont se transformer, mais les types nouveaux ne témoigneront pas moins de la foi de nos pères. Enfin, sous Charles VI, récu de France aux lys remplacera le monogramme ou emblème sur les monnaies royales.