CHAPITRE XXI
DBS SIGNES OU SYMBOLES N» 25 et 36 DU 6« TABLEAU.
Nom avons cni devoir réunir ces signes sons le môme chapitre, parce que ces ty pes fort connus n'offrent aucune difûculté d'appHcaiioa et surtout parce qu'ils appartiennent au même ordre d'idées.
Ce signe est la figure du temple chrétien. Nous devons faire remarquer avec quel soin la volonté créatrice de ces types les a monétairement formés. Au centre, c^est le signe du saint, et la partie supérieure est couronnée par le triangle sacré. C'est là le vrai type du temple monétaire chrétien, c templum Christi. > n a eu un long règne sur les monnaies royales ou féodales, c Templum Qei : Templum lesus-Chrisli./
La forme sons laqudle on représente sur les monnaies PEg^ise,
la maison da Seigneur, c Domus Domini, » évoque Pidée d*Qn temple. Nous savons qne le terme de temph appartient. à l'ancienne thénrgie païenne. Pendant quatre siècles, le christianisme repoussa cette appellation, mais anjourd^hui on n^a pins à craindre nnefiiusse application de ce terme à Tidolâtrie. L'expression, k temple, ne doit évoquer désormais qu'une idée chrétienne, que celle d'un édifice consacré à Dieo; au bien d'Israël et de lacob. Néanmoins, le nom par excellence du sanctuaire de Dieu, du sanctuaire de lesus-Christ, destiné à réunir les fidèles sous la direction de l'évéqne pu du prêtre, est celui d'église, cfc^fona.» cEcclesia est sponsa Ghristi et Aindamentom veritatis. » Et lesus-Christ est luiHuéme le fondement de l'Eglise : c Fundamentum enim aliud nemo polest ponere, prœter id' quod positum est, quod est lesus-Çhrîstns. »
^ Du signe n» 26.
Ce signe est un dérivé du temple chrétien, on Ta nommé chatel. Nous n'entrerons pas ici dans le détail de tontes les interprétations que Ton a voulu donner à ce signe qui a été particolîèrement adopté par Saint-Louis. On a été jusqu'à vouloir y trouver un instrument de torture, lorsque les San azins menacèrent, dit-K>n, de soumettre Louis IX au supplice de la question. Rien de tout cela. C'est un signe chT pfien qui offre dans sa composition un abrégé des éléments du temple chrétien dont il dérive. Nous l'appelons donc chatel; on porte d'un temple chrétien, c Porta ecclesise. »
La 2* figure de ce n» 26, au lieu de présenter à son centre le triangle sacré, nous offre le lys symbolique. Nous le considérons, par ce motif, comme indiquant on temple ou une chapeUe particulièromcnt consacrée à la Vierge, et nous rappelons, en conséquence, cliatel à la Vierge. {Voir le 4» emUhne éim^ 2 êuS* UMeau et Iç texte fui y «si re^if,)
DES raSCMPTIONS MaNfiTAIBBS