‹ Traité de la composition et de la lecture de toutes inscriptions monétaires monogrammes, symboles, et emblèmesChapitre 76 sur 224 · DBS SIGNES PORTÉS AUX H*» 27 ET 28 DU 6« TABLEAU · texte numérisé non relu

DBS SIGNES PORTÉS AUX H*» 27 ET 28 DU 6« TABLEAU

Des tigneB portés m fv* 27,

Ces deux sigoes très-conons n'oDt besoin qae d'être énoncés. Le premier esl Ui main dn vicaire de lesus^^rist, de TapOlre on derévèqae, appelant sur les peuples on sur le tronpean qni lenr est confié les bénédictions du Ciel. Le deuxième signe est la mitre, emblème de la dignité épiseepale. •

De la MoM tféRissmte. (Première figure du u« 27 du 2« tableau.)

La main qni bénit toi m symbole de Dieu. Ce ne Ait, comme nons Pavons dit, que dans le X1I« siècle que les peintres et les sculpteurs représentèrent la première personne de la Sainte-Trinité sous les traits humains; et dans les premiers siècles, la Sainte- Trinité était exprimée par trois cercles entrelacés on par un triangle équilatéral simple, ou entouré d'une gloire, on orné de trois groupes de rayons jaillissant des angles. {Voir lMW»i^$HSdu $^ Utbleau, H au tmf Htre !X, eh, I, U H III^ p. 84 et «««?.)

Une main qui bénit fut un symbole de la première personne de la Sainte-Trinité. Dans les tableaux antérieurs an Xn« siècle, la première personne divine se révélait par une main bénissante sortant d\m nuage, et quelquefois par des rayons jaillissant de chaque doigt

Le vicaire de lesus-Christ élève trois doigts pour bénir les peuples et les fidèles de la terre. Cest la main ouverte que Pévéque bénit. La main bénissante est donc nn symbole de 'protection, de pardon, d'invocation de la miséricorde et des grâces dè Dieu.

De la MUre. (Deuxième figore du n» 21 du 6« tebleau.)

La mitre ne remonte ^int anx premiers siècles dn christianisme. Ce n'est qne vers la fin du Tltl* siècle que la mitre devint un insigne

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(le l'épiscopat, et cet insigne fui beaucoup moins élevé qu"il ne i esl aujourd'hui. A son origine, il fut bas et fermé au sommet.

La mitre, emblème de la dignité épiscopale, fut, comme la crosse, frappée sur les monnaies baïunnales, souvent dans le double but (jue nous avons signalé ; et ce que nous avons dit, sous ce rapport, de ces deux signes, doit se dire aussi de la main bénisiiante.

La mître apparlienl à tous les degrés de la haute hiéi archie du clergé, au pape, vicaire de L-C, aux patriarches, aux archevêques, aux évôques et aux abbés bénits. Les mttres frappées sur les monnaies ne sont point antérieures au X« siècle.

GHAPITRË XXill.

BU SIGNE SIS DU 6< TABLEàU. — LA TRADITION DES CLEFS.

Pendant son séjour donlonranx sur la terre, leaus-GhTist établit son Eglise dont il est le premier fondement, cfundamentumenim aliud nemo potest ponere. »

Les temps du sacrifice divin approchaient et lesiis dit à ses disciples : c Vos antem quem me esse dicetis? »

€ Respondens Simon Petrus dixit : Tu es Christus Filius Dei vivi, » Tn es le Christ, fils du Dieu vivant.

«Respondens autem lesus dixit ei*: Beatnses Simon Bamlona, qnia caro et sanguinis non revelavit tibi, sed Paler meus qui in codis est » Cette révélation te vient non de la chair et du sang, mais de mon père qui est aux cieux.

« Et ego dîeo ti1>i : quia tu es Petrus et super liane petram »âificabo Ecdesiam meam et PORT^ iuferi non prevalebnnt adversns meam. > Et moi je te dis que tn es Pierre et sur cette pierre j'édifierai mon Eglise, et les Portes (les puissances) de PEnferne prévaudront poùit contre eûe.

« Et tibi dabo daves regni cceloram et quodcumque solveris super * terram erit ligatum et in cœlis et quodcumque solveris super terram, erit solutnm et in coslis. » £t je te donnerai les defii durojAume des

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deux, et tout i^e que lu lierns sur la terre le sera ('gaiement dan» le ciel, et tout ce ((ue tii délieras sur la terre sera délié dans le ciel.

Et le Christ, avant sou immolation, institua le double sacrement de ia Pénitence et de PEucharistie.

Et le Christ a été crucifié, et il est sorti du tombeau triomphant du péché et de ia mort, et la promesse faite à saint Pierre s'est accomplie ; ft Tibi daho chues regni cœlorum » « Pasce agnos mcos » « Pasce oves meas. ^ Quelles paroles de mansuétude et de douceur de Îesus-Christ après sa résurrection. Il n'y a plus qu'un tiouin' m, il n y a plus in Juifs, ni Gentils, il n'y a plus qu'un seul peuple ei il appartient à lesus-Christ, ne vient-il pas de l'acquérir au prix de son sang? Et il dit à Pierre en l'instituant son vicaire, l'établissant le chef des apôtres : « Pasce apnos meos, » Pais mes agneaux, c'est-àdire nourris mon troupeau, nourris mon peuple de la manne nouvelle, nourris son cœur de ma parole divine. « Pasce oves meas, » nourris mes brebis, c'est-à-dire nourris les apôtres tes frères, ceux qui évangéliseront, fortifie-les de mes œuvres, de mes enseignements, et qu'ils soient comme la brebis pour ses agneaux, c'est-à-dire comme une mère pleine de tendresse pour ses enfants. Et cette image n'estelle pas celle de la sainte Eglise? ...

Les clefs de saint Pierre disposées en croix sont le symbole de la . puissance du vicaire de lesus-Cbrist et des apôtres, à qui pouvoir a été donné de remettre les pécbés : t Amen dioo vobis, quocumque alligaveritis super terram erunt îigata et in coelo, et qnodcumque solverilis «uper terram erunt soluta et in cœlo. » € Quonim remiserîtis peccata, remittuntnr eis et quorum rotinerltis, retenta sunt. » IsaYe, prédisant près de dix siècles à Pavance, la naissance, la passion et la mort de Notre-Seigneur Jésus^Cbrist, n'avait-il pas dit: c Si posuerit pro peccato animam suam, videbit semen longœvum et voinnos Domini in manu ejus dirigetur. . . et ipse peccata multorum tulit et pro transgressoribus rogavlt. » Et c^est de ce rédempteur des bommes que les apôtres reçurent la puissance de la rémission des pécbés.

G*est comme une délibation de son pouvoir divin cconfldeflli,

reïnitlaniur tibi peccata tua. > c Veniie ad me, omnes qui laborati et onerati estis, etegoreficiam vos.» «Etaccipienscalicem^gratiasegU el dédit illis dicens : Bibite ex hoc omnes. Hic est cnim sanguismeus noTi testamenti qui pro multis effundetar in remissionem peccalorum. t € Csnantibas autem eis, accepit Icsus panem et benedixit ac fregit dcNlitqiia discipalissuis, et ait: accipite et oommedite : hoc est corpus meum. »

Cet emblème, du reste, n'a jamais été l^objet d'un doute sur sa 'signification et sa valeur.

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