A. TËVDOMËRËX. Buste, diadéméi, à droite
4. WLTA GONNO. Ea marque centrale : onaatelda Sauveur, c Altarium divinom lesu-Christi Salvatoris. »
Monogi'amnie jiiixte, émission primaire.
Il j a eu deux rois chrétiens du nom de Teudomer. Quelques numismates, ne voyant point un signe chrétien sur celte monnaie, la veulent faire remonter au Teudomer qui aurait régné vers la première moitié du Y« siècle, et qui mourut avant sa conversion au christianisme.
Pour nous, nous voyons un symbole chrétien très-caractérisé dans la création de ce type. Nous avons vu deux gravures de ce type : rone donne pour base à cette composition la partie étroite» allongée et accostée de deux S, élevée sar denx degrés; Tautre gra> vure est précisément celle que reproduit notre n» 6.
Si on devait prendre pour base la partie allongée, accostée de deux étoiles, nous verrions une croix hébraïque, un Thau accosté de deux S exprimant cette pensée : c Grux sains, crux Salvatoris. Croix élevée au-dessus de deux degrés, emblème de rappel à la prière.
Mais, selon nous, on doit prendre pour base la partie horizontale de cette eomposilion, que nous offre ce signe sacré que nous avons décrit aux n^ 6 et iO du 6* tableau.
La marque centrale de cette monnaie nous offire donc un Alfarium, dont la partie supérieure était destinée i recevoir les vases eucharistiques; les deux S qui accostent cette partie sont les indicateurs les plus certains de cette destination.
Cet autel est élevé; Il est comme une représentatitm, à nos yeux.
DE Là GOMPOSmOH
de l'un de ces autels qui, à la suite dos missions, était dressé en plein air, et comme ceux que Ton élève encore aujourd'hui à la Fête-Dieu. Tout cet autel est perlé; il a pour base trois étoiles qui indiquent hien qu'il est au-dessus do la terre. Il est, dans la partie supérieure, accosté de deux étoiles qui nous donnent la môme révélation, et enfin, il est couronné de deux guirlandes superposées.
L'étoile est un signe chrétien par excellence « Stella matulina » un symbole du Christ que déclaraient les livres de Moïse et des autres prophètes. Tout donc dans cette composition est chrétien, et nous sommes heureux de pouvoir restituer à la foi antique de nos ancêtres une œuvre qui leur appartient. ( Voir notre dissertation sur les signes célestes, p. i08 et suiv., w du 5" tableau.)
Mais ce n'est pas nous seul qui avons vu une composition chrétienne dans cette marque centrale; M. Le Lewel l'avait comprise conime nous, et si alors qucl iiies numismates n'adoptèrent pas son oiuiiiun, c'est que l'on u avait pas encore posé les principes de notre doctrine.
Ciùvit.