ANARCHIE MONÉTAIRE MÉROVINGIENNE
Nous entrons ici dans la période de Tanarchie monétaire qui dura plus d'un siècle, et que Ton a appelée quelquefois époque de transition des Mérovingiens s.u\ Garlovingiens.
Le lumi da roi avait depuis longtemps disparu de la légende : dans les premieis temps, on frappe encore son çiligie, et pea après eUe disparaît à son tour. C'est le nom du monétaire qni remplace le nom royal, qui règne sur la monnaie, et ii viendra des temps où ceUe^i n'aura mAme plus la garantie d'an officier des monnaies. La monnaie sera municipale et bientôt même affranchie d'une surveillance de la cité, affiranchie, malgré des ordonnances non obéies et des efforts inotiies» de tout contrôle; elle sera Tcsuvre de tout orfèvre, de tout tFavaîUenr en métaux qui voudra la fhipper. De là ces ate^ liers monétaires sans nombre. Dans l'étendue de deux cantons à peine de la Loire-Inférieure, entre Nantes et Paimbœuf, nous avons pu releversept ateliers monétaires sur notre carte numismatique de la Bretagne. Nous savons que ces ateliers n'ont eu que des existences bien ^Mnères; mais cela n'en justifie que mieux l'anarchie au sein du monnayage mérovingien. Et chose bien remarquable et qui prouve quelles profondes racines le christianisme avait jetées dans le sein des Gaules, c'est que plus rien de païen, phis aucun des emblèmes de la religion des druides ou de la Rome païenne ne se reproduit sur ces monnaies. Plus l'csuvre monétaire est livrée à la fluitaisie, à l'anarchie, plus elle est chrétienne. Elle l'est à favers et an revers, parce que le christianisme était alors le seul souffle de vie, c spiramen vitss. >
26. Buste (h\ roi, à droite, diadémé, élevant, la main droite vers le
ciel dans l'attitude de la nn'dilation et de la prière; au-devant de lui, une croiselte; au-dessus, une étoile ou le soleil = 1 Uremus et meditemtis crux ducilad cœium, crux est lumen mundi, Stella, sol, onine lumen a cnire, a lesu-Christo, a Dec. » Voilà tout ce qu exprime cette belle composition.
^. Au revers : f SENOLY. . . SI; dans le centre : BRl-VÂTE, en deux lignes, le T et TË sont liés; au-dessus de BRIVATË est un trait abrévialif qui le domine, parce que le mot non inscrit s'applique tout entier à lui; ce mot est cwiîas: Cette monnaie est municipale.