‹ Traité de la constanceChapitre 111 sur 118 · CHAPITRE XXVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVII

Conclusion de tout le discours. Bref atertissemenl d'avoir à y retenir et à le méditer.

Je t'ai maintenant, Lipse, déployé toutes mes troupes, et j'ai fini mon discours : tu as tout ce que j'ai cru devoir te dire pour la Constance contre la Douleur. Puisse tout cela être pour toi non seulement agréable, mais salutaire : non seulement te plaire, mais surtout te venir en aide ! Ces choses te serviront assurément si tu les a reçues dans ton âme comme dans tes oreilles; si tu ne souffres pas qu'elles gisent et se dessèchent comme la semence répandue à la surface du sol; si tu y reviens sérieusement ; si tu les médites. Comme un seul choc ne suffit pas à faire sortir le feu d'un caillou, ainsi, dans ce cœur refroidi , le premier choc des avertissements ne suffit pas pour allumer cette force de l'honnête qui est latente et engourdie en nous. Qu'elle brûle en toi véritablement un jour, non en paroles et en apparence, mais en réalité et dans le fait, c'est ce que je demande en suppliant, et avec respect, à ce feu éternel et divin.

A ces mots, Langius se leva vivement et dit : je m'en vais, Lipse. Ce soleil m'annonce midi et le dîner. Suis-moi.

A l'instant et volontiers, répondis-je. Comme il est d'usage dans les Mystères, je m'écrie maintenant avec raison : J'ai fui le mal, fai trouvé le bien .

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