‹ Traité de la constanceChapitre 18 sur 118 · ESPRIT DROIT QUI NE SE LAISSE EXALTER NI ABATTRE PAU · texte numérisé non relu

ESPRIT DROIT QUI NE SE LAISSE EXALTER NI ABATTRE PAU

LES CHOSES EXTÉRIEURES OU FORTUITES. J'ai dit la force : et j'entends par là une fermeté établie dans l'esprit, non par l'Opinion, mais par le jugement et la droite Raison. Car je veux exclure surtout l'Opiniâtreté que l'on appellerait mieux l'entêtement. L'Opiniâtreté est la force d'un esprit obstiné, mais produite au souffle de l'orgueil et de l'ambition. C'est une force, seulement à un point de vue. En effet, ces esprits superbes et opiniâtres ne se laissent pas facilement abattre, mais ils s'exaltent avec la plus grande facilité : absolument comme ces outres gonflées de vent qu'on ne peut immerger* qu'avec effort, et qui ressortent et reviennent d'elles-mêmes flotter à la surface. Telle est la fermeté vaine de ces esprits obstinés; elle a, comme je l'ai déjà

Al Constantin vera mater, Patientia et demissio animi est, quam definio Rerum qu.^cunque homini

ALIUNDE ACCIDUNT AUT INCIDUNT YOLONTARIAM ET SINE

QUERELA PERPESsiONEM. Qu8e recta ratione suspecta, una illa radix est, qua altitude pulcherrimi hujus roboris nixa. Cave enim et hic Opinio tibi imponat : quse Patientise loco Abjectionem saepe et torporem quemdam animi marcentis suggerit : vere vitium, et oui origo à Vilitate sui, Virtus autem média via ingreditur; et caute cavet, nequid in actionibus suis defiat, aut excédât. Dirigit enim se ad unius Rationis trutinam : et illam liabet examinis sui velut normam et obrussam.

Est autem recta Ratio non aliud, quam De rebus HUMANis DiviNiSQUE (quatonus tamen eae ad nos spectant) YERUM JUDiciuM AC SENSUS. Opiuio huic contraria. De iisdem futile judicium ac fallax.

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