‹ Traité de la constanceChapitre 19 sur 118 · CAP. V · texte numérisé non relu

CAP. V

Ratio et Opinio undeoriginem habeant. îttriusgue vires et effectus.

Alteram ad Constantiam ducere, altérant ad Zevitatem.

Sed quoniam è duplici hoc velut capite (Opinionis sentio et Rationis) non robur solum aut infirmitas

dit, son origine clans l'orgueil et l'estime exagérée de soi, par conséquent dans l'Opinion.

Mais la véritable mère de la Constance est la Patience d'un esprit qui se plie aux événements. Je la définis la

RÉSIGNATION VOLONTAIRE ET SANS PLAINTE A TOUS LES ACCIDENTS ET A TOUS LES INCIDENTS QUI SURVIENNENT A l'homme par l'effet DES CHOSES EXTÉRIEURES. Cclle-

ci, étayée sur la droite Raison, est la puissante racine sur laquelle pousse à une grande hauteur ce chêne magnifique. Mais prends garde que même ici l'Opinion ne t'en impose. Souvent elle suggère, au lieu de la Patience, l'abattement et la torpeur d'une âme énervée, véritable vice qui naît du mépris de soi-même. La Vertu tient un juste milieu : elle veille avec soin à ce qu'il n'y ait dans les actions ni excès, ni défaillance. Elle pèse tout dans la balance de la seule Raison, qu'elle tient pour la seule règle de son examen, sa seule coupelle d'épreuve. Or la droite Raison n'est autre que le jugement

ET LE sentiment EXACT DES CHOSES HUMAINES ET

DIVINES, autant du moins que ces dernières nous concernent, L'Opinion au contraire est le jugement frivole ET trompeur sur LES MÊMES CHOSES.

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