‹ Traité de la constanceChapitre 31 sur 118 · CAP. XI · texte numérisé non relu

CAP. XI

Refiitatus secundus adfectus nimii amoris in patriam. quem Pietatem falso vocant, idgue ostensum. Item unde origo illi Adfectui. etquid Patria proprie ac vere.

Ad hune sermonem renidens Langi us, Adolescens, inquit, mira tua pietas : et jam periclitatur, opiner, de cognomine suo M. Antonini frater. Sed tamen hoc commode, quod ultro offert se hic Adfectus et procurrit ante signa : quem jam aggredi mihi decretum, et sternere levi hasta.

tant d'ëmotions délicieuses que je chercherais vainement dans toute autre partie de la terre. Ce n'est pas, comme vous le prétendez, le fil léger de l'opinion qui nous attache à la patrie, ce sont les solides liens de la nature. Regardez les animaux eux-mêmes : les botes sauvages reconnaissent et aiment leurs tanières, les oiseaux leurs nids. Les poissons mêmes qui peuplent ce vaste et interminable océan se plaisent à se cantonner dans certaines plages. Enfin les hommes , qu'en dirai-je? qu'ils soient civilisés ou barbares, ils sont tellement attachés à la glèbe de la terre natale, qu'arrivés à la virilité ils nhésitent pas à mourir pour elle et dans elle. C'est pourquoi, Langius, cette sagesse nouvelle et rigide que vous me présentez, je ne puis la suivre encore et l'accepter. J'aime mieux croire Euripide, quand il afiîrme que la nécessité nous commande à tous d*aimer notre patrie .

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