‹ Traité de la danse. Grammaire de la danse et du bon ton à travers le monde et les siècles depuis le singe jusqu'à nos jours. 6341 danses ou pas différents et articles en tous genres sur la danseChapitre 118 sur 210 · MOULINET — MOULINETS · texte numérisé non relu

MOULINET — MOULINETS

Dans cette position, les dames ont permuté en changeant de danseur. Répéter les 4 figures ci-dessus pour retrouver sa danseuse (8 mesures).

5e figure : Les cavaliers enlacent leur dame et dansent 32 mesures de valse-poursuite, le couple n° 2 doit suivre les évolutions et les circuits du couple n° 1. Reprendre toute la danse à volonté.

MOULINET (Le). — Danse Turque. — Mesure à 6/8. — Exécutée seulement dans les mosquées, au son de la flûte; elle est composée surtout de pirouettes.

Ménélaüs pirouetta seul pendant 14 jours au son delà flûte de Hansé, son ami. -

A mon avis, ces danseurs étaient plutôt des tourneurs que de vrais chorégraphes. Aujourd’hui les moulinets se font par plusieurs danseurs qui se donnent la main droite, ou gauche en croix.

Les Derviches excellèrent dans cette danse.

On retrouve des traces du moulinet sous Mahomet, en l’an 622, date qui marque le commencement de l’ère musulmanq.

MOULINETS (Les), Tourniquets, Double-chaîne, Chevaux, de bois, La Croix, etc., des quadrilles et des autres danses. Cotillon, etc., sont des mouvements et positions analogues. Les uns sont faits par des dames seules ; d’autres par des messieurs ; d’autres encore par des cavaliers et des dames, puis par deux ou quatre couples, etc., en pas de marche ou chorégraphique.

Il y a des moulinets à trois, quatre, cinq, six, huit, douze et seize personnes, etc.

Le plus usité est le moulinet à quatre personnes, soit deux dames et deux cavaliers.

Chaque cavalier donne la main droite à la main droite de la dame du vis-à-vis. Ils marchent droit devant eux sur un cercle et décrivent un rond complet en tournant à droite (id. par la main gauche).

La demi-double chaîne des dames seules ou des messieurs seuls, se fait de la même manière, mais en ne faisant qu’un demi-moulinet (c’està-dire décrire un demi-cercle).

On peut faire un moulinet entier, selon le besoin de la danse.

Le tourniquet, les chevaux de bois, la croix, sont faits de la même manière, en faisant un demi-moulinet ou un moulinet complet ou plusieurs sans arrêt ; ou bien encore en changeant de direction et de main : dans ce cas on se donne les mains gauches en croix et l’on part droit devant soi en marchant à droite, éh tournant à gauche. L’on change de dame en avant ou en arrière selon les besoins des quadrilles ou des figures que demande la danse, ou encore l’on conserve sa dame selon l’indication.

Les moulinets se font aussi par 4 couples ; les 4 messieurs donnent la main droite ou gauche au centre et donnent l’autre main à leur dame ou l’enlace de ce bras, ou lui offre le bras.

Les moulinets à 3 personnes se font par 2 cavaliers et 1 dame ou 2 dames et 1 cavalier qui se donnent la main droite, la 3e personne place sa main sur celles de l’autre couple, et dans cette position marchent comme il a été dit pour les autres moulinets.

Pour les moulinets à 5 personnes, un couple se détache, la dame va faire le moulinet avec deux autres couples (qui se seront préalablement placés ensemble), puis le cavalier avec les deux autres couples, ou il reste à sa place si la danse l’exige:

Les moulinets à 6 personnes se font par deux couples qui vont en trouver un autre, etc.

MOULI NETTE — MUSES

Les moulinets à 16 personnes sont formés par 4 lignes de 4 personnes qui se donnent la main de l’extrémité centrale et marchent dans cette position, d’autres couples peuvent s’y adjoindre, etc.

MOULI NETTE (La), par E. G., pour le Moulin-Rouge , 1890; comp. Chaudoir; danse entraînante et excentrique. — Quelques danseurs et danseuses se donnent les mains pour former une chaîne. Ces danseurs exécutent, en galopant, une farandole et passent dans les groupes des personnes qui ne dansent pas, afin que celles-ci soient entraînées à agrandir la chaîne; puis ils continuent en serpentant dans tous les endroits de la salle, afin de recruter le plus de monde possible. Ensuite, le conducteur de la farandole donnera la main au dernier de la chaîne pour former un rond. Le rond ainsi formé, il s’en détachera une dame qui viendra se placer au centre et qui exécutera toutes les évolutions (pas comiques, excentriques, grand-écart, culbute, etc...) qui sont à sa connaissance. Pendant ce temps, les danseurs du grand rond, se tenant par la main, exécuteront sur place des pas de leur choix, lèveront la jambe, (ceux qui le peuvent, bien entendu) pour encenser la Reine qui est au centre : puis le grand rond se met à tourner.

A ce moment l’orchestre pousse une chargé, puis un coup de tonnerre formidable qui fait briser la chaîne des danseurs et baisser le gaz à bleu dans la salle. Le gaz se rouvre aussitôt pendant que l’orchestre commence brillamment une polka. Les cavaliers surpris sont entraînés à enlacer la première dame venue, et ils polkeiit en tourbillonnant dans la salle.

L’orchestre exécute ensuite un pot pourri : mazurka, sehottisch et valse.

MUSES (Les neuf). - La danse étant représentée par une déesse figurant parmi les neuf muses, il me parait intéressant de les faire connaître ici. A tout seigneur tout honneur ; je commence donc par Terpsiehore, muse de la Danse :

Terpsichore était fille de Jupiter et de Mnémosyme. On la représente sous la figure d’une jeune fille à la tête enguirlandée de fleurs, tenant une harpe ; ainsi symbolisée, cette déesse est bien l’expression de la danse qui donne grâce, souplesse et agilité. La danse repose du travail, distrait des préoccupations, et console1 des soucis. C’est par elle que l’on arrive à connaître le bon ton et à pratiquer les belles manières. Elle est, de tous les exercices, le plus utile et le plus salutaire.

Euterpe, muse de la Musique, inventa la flûte, dont l’origine est, par conséquent, extrêmement ancienne. On la représente ordinairement sous la figure d’une jeune filie couronnée dé fleurs, tenant une partition, une flûte, des hautbois et autres instruments. Rappelons que la musique adoucit les . mœurs, égaye l’esprit et soulage le cerveau.

Thalie, muse de la Comédie, est représentée sous. la figure d’une jeune fille couronnée de lierre, tenant un masque à la main, et chaussée de brodequins. Les idylles bucoliques sont aussi placées sous l’invocation de Thalie. L’inspiration de cette déesse rend jovial, donne l’aisance des bras, du corps et de la physionomie.

5 Melpomène, muse de^la Tragédie, est ordinairement représentée sous ï’aspeçt d’une jeune fille à l’air sérieux, superbement vêtue, chaussée de cothurnes, tenant des sceptres et des couronnes d’une main, et un poignard de l’autre. Cette déesse donne le sentiment et l’expression tragique.

Clio, muse de l’Histoire, était, comme Terpsichore, fille de Jupiter et de Mnémosyme. Elle est symbolisée par une jeune femme couronnée de laurier ; elle tient une trompette de la main droite, et un livre de la gauche. Clio instruit, distrait et éclaire sur le passé.

Erato, muse de la Poésie légère, est représentée sous les traits d’une

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