MUSETTE
jeune fille enjouée, couronnée de myrthe et de roses. Elle tient une lyre d'une main et un archet de l’autre ; à ses côtés repose un petit cupidon ailé, armé de son arc et de son carquois. Erato inspire ceux qui ont du naturel/ de la tendresse, et dont les facultés sont faites de délicatesse et d’harmonie.
Polymnie, muse de l'Ode et de la Poésie lyrique, présidait à la rhétorique. On la représente ordinairement avec une couronne de perle, habillée de blanc, la main droite tendue pour haranguer, et la gauche appuyée sur un sceptre. Sa figure est pensive et semble trahir le travail qui se fait dans son esprit.
Uranie, muse des Sciences astronomiques, est représentée sous la figure d’une jeune fille vêtue d’une robe couleur d’azur et couronnée d’étoiles. Elle soutient un globe de ses deux mains au milieu d’instruments de mathématiques rangés à ses pieds.
Calliope, muse de la Poésie épique. Elle présidait à l’éloquence et à la poésie héroïque. Les poètes la représentent soüs les traits d’une jeune fille couronnée de laurier, ornée de guirlandes, avec un air majestueux, tenant en sa main droite une trompette, dans sa gauche un livre. Elle est généralement accompagnée de trois autres déesses représentant l’Illiade, l’Odyssée et l’Enéïde. Le culte de Calliope développe les organes de l’éloquence et donne l’affinité qui permet de goûter toutes sen- . sations.
Ce rapide exposé permet d’envisager le lien qui relie toutes les Muses entre elles. J’en conclue que la danse qui maintient la santé; délasse le corps, dissipe les soucis, affine les manières et assouplit l’esprit, est le meilleur moyen de comprendre et d’honorer les Muses. — E- Giraudet.
MUSETTE (La) des bergères, en 1300. — Mesure à 3 temps. — Les bergères ornées de guirlandes de fleurs, en ramenant leur troupeau, étaient surprises par des bergers, qui dansaient et chantaient devant elles, en s’accompagnant de leurs musettes. Les bergers développaient tout leur génie pour plaire à leurs belles et pour les engager à mêler leurs voix et leur danse aux leurs.
Leur ambition, à cette époque, était de plaire et d’aimer.
MUSETTE (La), de Mme Laure ; èd. Choudens, 1” janvier 1895. — Mesure à 6/4. — Trois cavaliers, ayant leur musette sous le bras droit, enlacent leur dame du bras gauche et jouent, de la main droite, la danse qu’ils exécutent ; les dames, la main droite sur l’épaule de leur danseur et la gauche à leur robe.
Les trois couples sont placés sur une ligne et partent tous du même pied ; croiser le pied gauche devant le droit et sauter sur le pied droit ; idem de l’autre pied. Répéter le tout 4 fois ; sauter 8 fois sur les pieds en alternant ; au 8e saut, cavalier et dame se font face en' se quittant. Cavalier et dame partent du pied opposé, et font 8 fois : un pas marché, un saut sur ce pied en soulevant l’autre derrière, idem de l’autre pied en arrière en ramenant l’autre devant. Répéter les 4 pas croisés du commencement et les 8 sauts.
Les trois dames tournent autour dé leurs cavaliers en décrivant un grand cercle ; les cavaliers tournent sur eux-mêmes puis se réunissent ; les trois dames continuent à tourner, puis s’arrêtent devant leur cavalier. Saluts.
MUSETTE BERCEUSE (La), 4 temps, de Mme Laure; èd. Choudens, 30, boulecard des. Capucines, 1” jancier 1895. — La Musette berceuse est une sorte de danse d’un caractère convenable, au son de l’instrument de ce nom,' tenu par un joueur..., c’est un plaisir
rustique, un délassement champêtre ; dansée par deux dames et un cavalier entre elles, sans se tenir.
On laisse passer la première mesure : le cavalier commence du pied gauche, les deux dames du pied droit.
2e mesure. — Le cavalier saute sur le pied gauche en chassant le pied droit en avant, légèrement élevé ; il penche la tête à gauche, puis, il saute sur le pied droit en chassant le pied gauche en arrière, légèrement élevé ; il penche la tête à droite. Avoir soin de dodeliner la tête de chaque côté, lorsque ces pas sautés se représenteront. — 3' mesure. Mêmes pas, mêmes pieds. ,
4e et 5e mesures. — On part du pied gauche, cinq pas marchés en avant, sans sauter; les dames partent du pied droit.
6e, 7e, 8e et 9e mesures. - On recommence cet enchaînement du pied opposé, c’est-à-dire que le cavalier commence du pied droit, les dames du pied gauche. Pour les ,5 pas marchés également, le cavalier part du pied droit et la dame du pied gauche.
10e mesure. — On refait le même pas de la 2e mesure.
11e et 12e mesures. — En assemblant les deux pieds en sautant et en effaçant l’épaule gauche en arrière; les dames effacent l’épaule droite. Révérences.
13e mesure. — Le cavalier élève vivement son pied gauche devant le tibia droit, et sautille sur ce pied deux petits sauts très vifs; les dames sautillent sur le pied gauche. --
Sur le 1er temps de la 14e mesure, on assemble les deux pieds en sautant et en effaçant l’épaule comme ci-dessus.
Sur le 2e temps de la 14e mesure et le ier temps de la 15®. mesure, mêmes pas qu’aux 13e et 14e mesures, du pied opposé.
Pour tous les pas suivants, cavaliers et dames dansent du même pied.
16e mesure et 1er temps de la 17e mesure. — On fait du pied gauche le même pas que la 2e mesure, et on assemble les deux pieds en sautant.
Sur le 2e temps de la 17e mesure et le 1er temps de la 18e mesure, on sautille sur le pied gauche comme à la 13e mesure, et on assemble les deux pieds en sautant, on efface l’épaule gâuehe..
Sur le 2e temps de la 18e mesure et le 1er temps de la 19' mesure, on sautille sur le pied droit, et on assemble les deux pieds en sautant.
Sur le 2e temps de la 19e mesure, on pose le pied gauche dessous le droit, et on porte le pied droit a côté, à droite.
20e mesure. — On pose le pied gauche en avant; sur le 2e temps de cette mesure, on porte le pied droit dessous le gauche, et on porte le pied gauche à côté, à gauche.
21e, 22e et 23e mesures. — • On pose le pied droit en avant, puis, on continue ces pas posés jusqu’au let temps de la 23e mesure, et en décrivant un petit tour remontant par la droite.
24e mesure. — On recommence, comme à partir de la 16e mesure, les mêmes pas, des mêmes pieds, sauf que l’on ne tourne pas les pas posés, ils se font sur place en pressant un peu, le cavalier donne main droite à main droite à la dame qui est -de ce côté, et main gauche à main gauche à la dame de gauche, puis, tous élèvent les bras en finissant sur le dernier temps.
MUSETTE-POLKA (La). — Théorie originale par Jean Garcn me, en juillet 1897 ; comp., Casola; èd., Izzo, Piazsa Dante • 33 JSaples 1897 — 16 mesures à 2/4. - La dame se place à la droite du cavalier. Celui-ci lui tend la main gauche à main gauche, et pose légèrement son; autre main sur la taille de sa dame et celle-ci, de sa main droite, soulevé lege rement sa robe. Ils exécutent du pied droit r un piqué