OLIVETTES — OMNIBUS
— Mon ami, avant de vous faire inviter, vous auriez dû apprendre à danser correctement. J’espère qu’au prochain bal vous aurez complété votre éducation sous ce rapport.
Il n’y a pas jusqu’aux dames qui s’exposent aux critiques — plus aimables, bien entendu — de Sa Majesté.
Compositeur, ingénieur, dessinateur, littérateur, orateur, décorateur, sculpteur, voyageur, prédicateur, voici que l’empereur Guillaume apparaît sous un aspect nouveau. Il est devenu professeur de danse.
Lors des récentes grandes fêtes de la cour, au lieu du traditionnel quadrille français, lent et majestueux, il a fait danser, et dansé lui-même, un quadrille nouveau, avec figures de sa compostion, et sur une musique d’un mouvement très vif. Voyez militaire ( loi ).
OLIVETTES (Les ).En 1823; théorie Giraudet, 1898. — Ronde et farandole avec 3 chaises et plus. — Mesure à 6/8. — Les danseurs et danseuses, entourés de fleurs de haut en bas, se donnent les mains en rond et tournent dans tous les sens, puis autour de 3 ou 4 chaises ou plus ; les messieurs se placent assis sur des chaises au milieu du salon, le rond se'casse et tous, en suivant le 1er, tournent en serpentant autour de ces chaises. Un galop termine cette danse.
OLIVETTES (Autre), 1827. — Mesure 6/8. — Cette danse est analogue à la farandole et dans laquelle fleuris, et enrubannés des pieds à la tête, les danseurs courent les uns après les autres et en serpentant autour des arbres, jusqu’à lassitude complète.
OMNIBUS . ET TRAMWAY (En). — La galanterie, cette galanterie française qui fut si célèbre autrefois, semble totalement s’effacer de nos mœurs. Les hommes sont peu galants aujourd’hui, mais cela ne devrait pas les faire tomber dans l’inhumanité. Il est inhumain, en effet, de voir tant d’hommes robustes et valides se prélasser, affalés comme des pachas sur les banquettes, alors que des dames âgées, des mères avec leurs enfants dans les bras, sont debout sur la plate-forme des omnibus.
Ne pas se lever pour offrir sa place, en pareille circonstance, quand on n’a aucune infirmité qui s’y oppose, est le fait d’un homme sans cœur et sans éducation. Une telle façon d’agir ne saurait être admise. Ces personnages sont grossiers, inhumains, cruels. Le mot n’est pas trop dur pour stigmatiser leur conduite.
Récemment, je fus témoin d’une bonne leçon donnée à des jeunes gens de cet acabit, par un excellent vieillard qui, victime de son devoir, a contracté peut-être dans le surmenage qu’il s’est imposé, une maladie dangereuse. Notez que le vieillard en question ne marche qu’avec .beaucoup de peine.
Il était tranquillement assis dans un tramway où se trouvaient également plusieurs jeunes gens. Au moment où les banquettes venaient de se compléter, une dame avec un bébé dans les bras se montra sur la plate-forme. Aucun des jeunes gens, ne faisant mine de se déranger, le vieillard se leva péniblement et offrit sa place à la mère de famille.
Devant le mouvement de stupeur qui se manifesta, parmi les autres voyageurs, l’un des jeunes gens, le moins mauvais assurément, courut prierle vieillard d’aller se rasseoir à sa place.
Mais celui-ci répondit avec hauteur :
— Il est trop tard, Monsieur. Ce n’est pas à moi que vous auriez dû offrir votre place; permettez que je n’en use pas.
J’approuve fort ce galant vieillard, et je ne saurais trop blâmer ces peu prévenants jeunes hommes. Ils sont bien, d’ailleurs, dans la note mo-