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souplesse et une grâce que leur élévation aérienne met supérieurement en , relief. 11 y a loin de ces chorégraphes savantes à nos pseudo-anglaises des grands boulevards de Paris.
Je fus moi-même émerveillé de leur incontestable talent, que je connaissais déjà par ouï dire; mais la réalité me parut encore au-dessus de leur réputation. C’est une justice à leur rendre, ainsi qu’aux directeurs de théâtre. Nos danseurs français feraient bien de prendre modèle sur eux, car ici la danse de théâtre se meurt. Rien n’est gentil et gracieux pourtant comme un premier danseur évoluant dans l’espace. Il est fâcheux de l’avouer, mais je ne puis que répéter tristement* devant l’état de la danse dans nos théâtres français : La danse scénique est dans le marasme ; on ne forme plus aucun bon sujet.
TENUE ET MAINTIEN — La Danse dans le monde ; l’ entrée dans les salons, soirées et bals ; la manière de se prèsènter, de $e conduire, d’inciter, de danser; ce que Von doit faire avant la danse, pendant et après; les saluts, etc. — Tome Ier, page 23.
TENUE (La) d'une dame ou jeune fille quand on V invite à danser. — Tome Ier, page 36.
TERMES à employer pour les Professeurs de danse lorsqu’ils démontrent un quadrille, etc. — Tome Ier, page 247.
TERRE-A-TERRE (Pas) — Les terre-à-terre sont un genre d’ailes de pigeons sans qu’aucun pied përde, le sol ; les battus se font sur les talons, au lieu d’être sur les mollets, comme il est dit aux ailes de pigeons. Voyez, et conformez-vous aux ailes de pigeons, terre-à-terre, sans élévation.
On appelle aussi terre-à-terre, tous les pas qui se font sans quitter le parquet, et de chaque pied.
TÊTE (Mouvements de la) pendant la danse. — La tête ne doit pas être immobile, il faut lui donner une action, soit à droite ou à gauche, en avant ou en arrière, selon les pas ; le jeu des yeux est le même, avec le sentiment de la danse que l’on représente, gai ou triste, invitant ou repoussant, doux ou méchant, etc.
TÊTE (5 positions de la). — lre, à droite; 2e, à gauche; 3e, en avant ; 4e, en arrière ; 5e, fixe et naturelle.
Il y a aussi des demi-positions, en diminuant la flexion du cou, comme il y a aussi les grandes positions, qui sont d’exagérer les mouvements' selon les besoins des pas et de la danse.
THÉ OU CAFÉ ? (Qui doit servir le). — Tome Ier, page 21, 6e alinéa.
THÉÂTRE (La danse au). — Les Maîtres de Ballets. —
L’ Académie nationale ; Préparatifs d’un ballet; Les examens de danse de l’Opéra; Alphabet de la chorégraphie, etc. — Un bon maître de ballet doit, généralement, avoir fait ses preuves à l’Opéra, où il entre après un sérieux examen chorégraphique. Il y est chargé des préparatifs des ballets, partie importante de l’art plastique. Il doit donc connaître à fond la danse de théâtre, dè concert, des diverses provinces, de l’étranger, etc. Les Maîtres de Ballet célèbres, ont appartenu à l’Académie nationale de. Danse de Paris.
Cette institution fut établie par Louis XIV, en 1661. Les treize académiciens chorégraphes qui la composaient avaient seuls le droit d’enseigner la danse. Leurs enfants leur succédaient dans des fonctions qui constituaient, en quelque sorte, une charge héréditaire. Quand une
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vacance se produisait, on nommait le professeur reconnu le plus apte, après un minutieux examen.
A cette époque, les professeurs de danse jouissaient d’une grande considération. Ils avaient les mêmes prérogatives que les officiers commensaux de la maison du roi. Disons maintenant ce qu’était plus spécialement le Maître de Ballet, ou plutôt cé qu’il est encore aujourd’hui : c’est un auteur chargé de la composition et de la mise en scène des ballets. 11 doit donc être doué d’un vaste savoir pour être à même, à la rigueur, de corriger les erreurs commises par les auteurs et compositeurs de la pièce. Il lui faut lier savamment la danse à l’action, imaginer des scènes en harmonie avec la pièce, et les souder adroitement au sujet. II. lui faut créer ce qui a pu échapper au poète, combler les vides, renforcer les parties faibles, dégradant souvent les plus belles productions.
Le Maître de Ballet doit encore s’appliquer à bien régler les pas et figures, dont les dessins initiaux se bornent généralement à des ronds, des carrés, des lignes, des moulinets, chaînes, etc. Il s’occupe de reconstituer les costumes du pays où se passe l’action, ainsi que les accessoires de l’époque.
Les bases primordiales de son expérience, s’appuient sur ces immuables principes. La danse comprend trois parties ; la première, purement mécanique, s’appelle chorégraphie ; la deuxième est poétique et constitue un recueil de réflèxions, de vues, de moyens, de principes et de préceptes, précédant toujours la mise en pratique d’un art ; la troisième est historique, et fournit au danseur l’occasion de jouir de sa propre expérience, et de tout l’héritage de ses devanciers. L’histoire est la clé des arts.
On trouve dans l’histoire de la danse, par Lucien, éditée sous l’empereur romain, TTajan, vers l’an 110, des ballets ressemblant beaucoup à ceux de notre époque, ce qui affermit notre croyance dans l’àncienneté de la danse. On a toujours dansé, et nos anciens maîtres de ballet ne le cédaient en rien à ceux d’aujourd’hui.
Voici, du reste, ce que disait Marc-Aurèle, empereur de 161 à 180,' à un écrivain grec, au sujet des ballets : « La poésie doit orner les compositions ; la musique, les animer ; la géométrie, les régler ; la philosophie, les guider; la rhétorique, leur enseigner à connaître, à réprimer, à. émouvoir ; la peinture à dessiner les attitudes ; la sculpture à former les figures! »
En définitive, le bon maître de ballet devait connaître l’histoire de tous les peuples, leurs mœurs et leur costume. Il devait posséder une oreille fine, un esprit vif, le jugement droit, l’imagination féconde ; un bon goût, de la mémoire et une bonne mimique.
Telles étaient, et telles sont encore, les qualités indispensables à un maître de ballet digne de ce nom.
Voici les Maîtres de Ballets et danseurs de l’Opéra , de 1671 à à 1839 :
1671. Beauchamp.
1690. Péeourt.
. 1751. Lany.
1761. Vestris (Gaëtan).
1764. Laval. .
1777. Noverre.
1779. Gardel (Maximilien).
1784. Gardel (Pierre).
1829. Albert (F. Decombe, dit) .
1831. Coralli.
1839. Mazilier.
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